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Corrosion Of Conformity Corrosion of Conformity
Album, date de parution : 27 Fevrier 2012 - Candlelight Records
Style: Sludge Metal

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Psychic Vampire
2. River of Stone
3. Leeches
4. El Lamento de Las Cabras
5. Your Tomorrow
6. The Doom
7. The Moneychangers
8. Come Not Here
9. What We Become
10. Rat City
11. Time of Trials
Bonustracks (Deluxe Edition and Vinyl)
12. Canyon Man
13. The Same Way

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14 avis 3 17/20
Chronique
17 / 20
    Julien, Dimanche 12 Fevrier 2012 parlez-en à vos amis  
Un excellent mélange de l'histoire du groupe sans redite et sans plagiat

Quel groupe sain d'esprit oserait reprendre la route sans son leader aussi incontesté que génial. Et bien un groupe a osé et c'est Corrosion of Conformity. Le groupe n'aura jamais aussi bien porté son nom que lauré de cette année 2010 ou l'idée de partir sur la route germa. C'est vrai pourrait on imaginé qu'un groupe puisse faire. Metallica sans James Hetfield par exemple, ca donnerait forcement un relent de rat crevé la tournée. Surtout que pour en revenir a COC, le groupe se paye même le luxe de faire l'impasse sur ses plus gros tubes en live. Exit donc les "Clean My Wounds", "Albatross" et compagnie, 20 ans de vie commune oublié en une fraction de seconde. Retour donc au power trio de base : Mike Dean a la basse et au chant, Woody a la guitare et le revenant après 10 ans d'absence Reed Mullin a la batterie. Effectivement on se focalise beaucoup sur l'absence de Pepper mais nous avons le grand plaisir de retrouver ce bon Reed derrière les fûts de COC, laissant derrière lui ses problème de dos récurrents.


Voici donc le point de départ ce qui pourrait etre une nouvelle ère pour le groupe. Il faut que dire la prestation live de COC au Hellfest m'avait quelque peu rassuré sur l'avenir de cette entreprise. Les nouveaux titres étaitent vraiment excellent, les anciens sonnaient mieux jamais, Pepper était venu jammer sur l'excellent "Vote with a Bullet" (c'est d'ailleurs le seul titre qu'il chantait sur Blind) ce qui montre bien que la porte lui reste ouverte. Dernier point et l'on va commencer à parler musique c'est la grosse prise de risque du groupe en balançant ni plus, ni moins qu'un album au titre éponyme. COC par COC. Voilà qui est bien burné, et c'est pour cela qu'on les aime c'est qu'au moins on sait qu'il n'y aura pas de concessions. Cet album est un majeur tendu à ceux qui sont dans le conformisme. Punk un jour, punk pour toujours


L'album s'ouvre donc sur le carrément excellent "Psychic Vampire". Ce titre reprend avec passion le côté ultra rugueux de Animosity et le côté ultra groovy de la période Pepper Keenan. Le solo est juste à tomber de feeling et la rythmique est juste pachydermique et les vocaux de Dean sont vraiment bon. C'est d'ailleurs ce point qui me faisait peur car on ne peut pas dire qu'il y a 25 ans c'était le meilleur chanteur du monde. Sur cet album il donnera sa meilleure prestation à ce jour avec un mix entre agressivité et un coté mélodique qu'on ne lui connaissait pas.
"River Of Stone" permet au groupe de continuer sur sa lancée. Ici encore un mélange magique entre tempo endiablé, rythmique plombante et refrain ultra accrocheur. Je commence vraiment a me dire que ces 7 ans d'attente vont être recompensés. Le tempo en prend de nouveau pour grade avec le très énervé "Leeches". Ce titre nous ramène véritablement 25 ans en arrière et l'on a le plaisir de retrouver Reed Mullin au chant. Passer au papier de verre la voix du batteur coller à merveille sur titre survitaminé.

A peine 15 minutes viennent de s'écouler et nous avons droit à une instrumentale tout en touché et en feeling. Il se dégage de "El Lamento De Las Cabras" une ambiance si mélancolique, si pesante si magnifique qu'il faut bien comprendre que ce titre est un hommage vibrant à... une chèvre de Woody. C'est la bande son de l'enterrement de Papa (c'est le nom de la chèvre). Véritablement poignant... Après ce moment de recueillement il fallait donc repartir pied au planché avec un "Your Tomorrow" qui fût l'un des premiers titres écrits pour cet album. Découvert live au Hellfest, il m'avait laissé un excellent souvenir, comme tous les nouveaux titres joués ce jour-là. "The Doom" fait aussi partie de ces titres et il faut dire que sa combinaison entre rifts à la Black Sabbath et ses accélérations limite Thrash olé scoop materné encore une fois d'un solo plein de groove fait que ce titre a largement sa place dans une set-lits de COC, même avec ce bon Pepper. Il y a d'ailleurs encore 2 autres titres qui ont été largement rodés sur la route "The Moneychargers" et le bien fun "Rat City". Cette dernière est un petit bijou de spontanéité. 2min24 d'avoine avec un refrain fédérateur. Il ne reste plus qu'un titre pour la fin qui ne fera pas tâche non plus. Excellent du début jusqu'à la fin. Il reste tout de même 2 titres bonus mais je n'ai pas eu l'occasion de les écouter...

La production est, elle aussi, juste énorme. Enregistré dans le studio 606 de Dave Grohl (Foo Fighters, Nirvana), on y retrouve un son véritablement organique. La basse ronfle, les guitares sont puissantes, précises mais juste un peu crades comme il faut. La batterie est elle aussi mise en valeur. Le son est vraiment l'un des points majeurs de ce disque. Pour ma part j'avais trouvé le son de In the Arms of God trop propre sur lui pour du COC. Ici on sentirait presque la chaleur de la lampe nous chatouiller les orteils. Un vrai régal dans ce monde artificiel. John Custer est lui aussi de la partie (c'est son sixième opus de COC). Sa contribution sur "El Lamento De Las Cabras" est palpable.



Voilà, même sans Pepper Keenan, le power trio historique fait de ce Corrosion of Conformity (l'album) une vraie tuerie. Un excellent mélange de l'histoire du groupe sans redite et sans plagiat. Plutôt que de ce morfondre en attendant le retour de Pepper, le groupe nous offre une très belle surprise qu'il faut apprécier à sa juste valeur.







5 Commentaires
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