Where Echoes Gather

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Nom du groupe Communic
Nom de l'album Where Echoes Gather
Type Album
Date de parution 27 Octobre 2017
Labels AFM Records
Style MusicalPower Progressif
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1.
 The Pulse of the Earth (Part 1 - The Magnetic Center)
 03:48
2.
 The Pulse of the Earth (Part 2 - Impact of the Wave)
 04:05
3.
 Where Echoes Gather (Part 1 - Beneath the Giant)
 04:10
4.
 Where Echoes Gather (Part 2 - The Underground Swine)
 05:31
5.
 Moondance
 08:53
6.
 Where History Lives
 06:51
7.
 Black Flag of Hate
 07:35
8.
 The Claws of the Sea (Part 1 - Journey into the Source)
 07:15
9.
 The Claws of the Sea (Part 2 - The First Moment
 05:04

Bonus
10.
 Watching It All Disappear (Live in Studio 2017)
 06:45
11.
 At Dewy Prime (Live in Studio 2017)
 09:22
12.
 Waves of Visual Decay (Accoustic Live Version - 10th Anniversary Concert)
 04:40

Durée totale : 01:13:59

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Communic


Chronique @ Eternalis

14 Novembre 2017

Communic livre une très belle copie avec "Where Echoes Gather"

Nous vivons une époque où l’impact médiatique a de plus en plus d’impact, parfois plus que la création elle-même. Les grandes pauses créatives deviennent de plus en plus difficiles à vivre et un retour après une longue absence (longue étant toute relative finalement) fait parfois office de nouveau départ tant les gens ont tendance à vite oublier un artiste n’étant plus sur le devant de la scène.
Quatre albums en six ans puis plus rien pour les six années suivantes…voilà qui avait de quoi surprendre et bons nombres d’observateurs (moi y compris) pensaient purement et simplement que Communic avait raccroché les crampons. Pourtant, la qualité intrinsèque de sa musique n’était pas à mettre en doute mais le manque de reconnaissance, de véritable public ainsi que de succès commercial peut parfois épuiser malgré lorsque l’on possède l’appui d’un label comme Nuclear Blast.

C’est sans s’y attendre que le trio norvégin fait finalement son retour, cette fois-ci épaulé par AFM Records, pour offrir un successeur à l’excellent "The Bottom Deep" paru en 2011. Nous y avions laissé un groupe œuvrant dans un thrash progressif et lyrique qui prenait beaucoup à Nevermore, à Megadeth et dans une moindre mesure aux riffs acérés du power américain. Là où Nevermore a toujours été unique et nous laisse aujourd’hui orphelin de son style si unique, Communic était une belle variante, plus mélodique, moins sombre et tordue mais tout aussi puissante musicalement. Le timbre de Oddleif Stensland est en effet très proche de celui de Warrel Dane et le placement de sa voix sur les riffs destructeurs et percutants rappelant inévitablement le combo de Seattle, peut-être trop et sans doute y a-t-il là-dedans un début d’explication au fait que le trio n’est pas réussi à réellement trouver son public.
Mais les choses ont changé. Nevermore n’est plus, Sanctuary officie dans un registre un brin différent et Communic peut donc se targuer de reprendre le flambeau là où il l’a laissé voici six ans. "Where Echoes Gather" arrive donc a point nommé pour voir où en sont les choses et si le talent d’écriture et d’interprétation du trio n’a pas disparu avec le temps.

A bien y regarder la tracklist, l’aspect progressif ne semble pas en reste puisque l’on trouve, sur neuf titres, pas moins de trois compositions en deux parties nous donnant des morceaux entre sept et douze minutes. Autant dire que le groupe n’a pas semblé vouloir céder à la facilité et qu’une fois de plus, il faudra pleinement plonger dans l’album pour en découvrir les secrets ; la facilité d’accès n’ayant jamais été le fort de Communic.
Les norvégiens, toujours aussi pessimistes sur l’avenir de notre monde, se sont cette fois-ci penchés sur les catastrophes naturelles et la rébellion de notre planète contre l’humanité à travers divers sujets qui touche notre civilisation.

"The Pulse of the Earth" déboule directement sur un riff massif et technique, rapidement accompagné de la voix si typique du vocaliste blond et on comprend très vite que le groupe n’a en soi pas changé et qu’il faudra compter avec les mêmes forces que par le passé. Ce premier morceau, divisé en deux parties, surprend par le ralentissement de son riff à mi-parcours et le rythme lancinant qu’il prend, presque malsain avant de repartir sur des cavalcades de double pédale et de riffs thrashisants. La seconde partie, plus instrumentale, fait la part belle aux soli tout en ralentissant le tempo comme pour la première partie, conférant un aspect presque expérimental à l’ensemble du titre.
Comme dit précédemment, la musique de Communic n’a jamais été facilement accessible et ce nouvel opus ne déroge pas à la règle. "Where Echoes Gather, Beneath the Giant" nous replonge littéralement dans le précédent opus avec son atmosphère mélancolique et (très) sombre en plaçant des riffs pas forcément évidents à saisir au début. Ils sont déroutants, ils sont techniques et le trio ne fait clairement pas de sa priorité l’envie d’être catchy. Le côté progressif n’en est que plus flagrants puisqu’un morceau comme celui-ci n’arrête pas de changer de tempo, accélérant et ralentissant au gré de son riff principal et de la mélodie vocale avec comme point d’orgue un superbe refrain lent et solennel, presque cérémonial. Une fois encore, la seconde partie se veut plus technique, avec beaucoup de phases instrumentales de haute volée et quelques envolées très aiguës d’Oddleif évoquant presque King Diamond.

A ce stade, "Moondance" permet de calmer (un peu) le riffing et de se focaliser sur les ambiances et les arpèges en proposant l’un de ses titres les plus atmosphériques. Les lignes vocales n’en sont que renforcées et planantes, sans pour autant faire disparaitre l’aura de danger qui en émane. Et que dire du solo superbe à la septième minute ?
On en redemande mais les deux morceaux suivants seront pourtant bien plus radicaux puisque "Where History Lives" et "Black Flag of Hate" se focaliseront sur la facette la plus agressive et thrash des norvégiens. On pourrait ainsi trouver un peu dommage une telle dichotomie entre les morceaux, là où "The Bottom Deep" avait réuni à réunir le meilleur des mondes. Le second titre par exemple fait ressortir le niveau technique énormissime des musiciens mais l’on se prend à penser que ce n’est finalement pas dans cet exercice que l’on trouve Communic le plus exceptionnel.
A l’inverse, rien que l’introduction de "The Claws of the Sea, Journey into the Source" suffit à nous coller des frissons dans le dos par la force d’évocation de sa mélodie principale et du riff surpuissant qui lui sert de base rythmique.

Communic livre donc une très belle copie avec "Where Echoes Gather" mais le temps semble tout de même avoir fait quelques dégâts. Alors qu’ils s’étaient arrêtés sur ce qui restait leur meilleur album, ce cinquième opus est au mieux sur une excellente suite mais avant tout un opus parfois trop centré sur les qualités intrinsèques du groupe au mépris de l’ambiance.
Très probablement que "Where Echoes Gather" aura une suite dans moins longtemps qu’il n’a fallu pour le créer et que cette dernière sera plus réussie car aura été faite après un retour au live et dans une certaine cohérence de carrière, sans la longue pause que vient de vivre les norvégiens. Il n’est en tout cas pas trop tard pour apprendre à connaitre le trio pour ceux qui seraient passés à côté mais ceux qui attendaient avec impatience leur retour resteront sensiblement sur leur faim, faute de chef d’œuvre.

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pielafo - 16 Novembre 2017:

Tiens voila un groupe dont j'avais littéralement completement oublié dont je lisais beaucoup de choses dans les magazines vers 2011 (la sortie de The Bottom Deep donc). Je n'avais jamais écouté leur musique mais ci ca ressemble a du Nevermore ca peut pas etre mauvais !

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