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| CD paru le 05 Mars 2001 - Osmose Productions |

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1. Conquering the Shadowworld
2. Unveiling the Essence
3. Bellum Germanicum
4. Northern Spell of Warcraft
5. Into a Nightly Silence
6. A Twilight Serenade
7. The Stormrulers (the Art of Megalomania)
8. Visions of a Distant Past |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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On ne peut pas dire que les Pays-Bas soient un lieu propice aux groupes de Black Metal, en effet mis à part Bestial Summoning et son unique album de 1992, Liar Of Golgotha est le seul combo dont la réputation a réussi à sortir du pays des moulins. Fort de son deal avec Osmose, écurie phare du Black Metal et d’un premier album réussi, Cirith Gorgor enchaîne avec son successeur Unveilling The Essence (2001) tout aussi convaincant.
La première force des hollandais est leur identité : ni dans le true à la Gorgoroth, ni dans le raw à la Bestial Warlust, ni dans le mélodique norvégien : Cirith Gorgor c’est un peu de tout cela… L’ensemble est agressif, délivrant des chansons intenses et parfois pas si éloigné du Thrash Metal sur certains titres, la production obtenue au Harrow Productions studio est suffisamment puissante tout en restant authentique, mettant ainsi parfaitement en valeur les riffs accrocheurs de Astaroth Daemonum et Marchosias. Les parties de batterie de Levithmong soutiennent parfaitement le tout avec un jeu polyvalent ainsi que de nombreux blast-beats et roulements évitant la monotonie inhérente parfois au jeu des batteurs de Black. La basse audible (c’est déjà très bien pour du Black Metal) suit avec application la batterie et au chant, Nimroth livre une excellente prestation avec une voix très écorchée donnant l’impression de venir du fond des tripes.
Cirith Gorgor navigue ici dans des contrées épiques, en particulier avec le fantastique Into a Nightly Silence, long titre embarquant l’auditeur dans un voyage initiatique mais sans le moindre clavier, les instruments à cordes suffisent aux hollandais pour créer des atmosphères particulières malgré la vitesse élevée du rythme, mais attention on ne parle pas ici de trémolos ramollos : les guitares gardent toujours un côté sec et mordant même sur les parties mélodiques. Le combo joue avec talent sur un peu tous les tableaux : de légères réminiscences Folk sur Bellum Germanicum, un riff Thrash sur Unveiling the Essence, des touches Death sur A Twilight Serenade (grosse impression du batteur à la double) … mais Cirith Gorgor garde toujours la même trame agressive qui fait sa force. Comme les soli sont eux aussi irréprochables, on ne peut que louer les chansons de Unveiling the Essence, The Stormrulers (The Art of Megalomania) clôturant magistralement le disque dans une frénésie épique dont les hollandais ont le secret.
Cet album est de plus magistralement illustré par le talentueux Chris Verwimp (responsable notamment de pochettes fantastiques pour Absu et Enthroned) dont la peinture illustre magistralement le côté à la fois épique et violent de Cirith Gorgor. Un must passé un peu inaperçu à cause du monopole médiatique de la scène scandinave, il est encore temps de rattraper le coup.
BG
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| Mini-Chronique |
 15 / 20 |
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Déjà un deuxième album pour ce petit groupe de Hollande qui se veut très prometteur. Cirith Gorgor évolue dans un black metal à la fois à la fois violent, obscure, mélodique et technique. Contrairement à son prédécesseur, Unveiling the Essence s 'est dénué des influences haevy metal pour se consacrer tout à fait à un black metal plus traditionnel. Mais l 'essence est toujours là, dans des titres assez longs mais très efficaces de part leur technicité et leur atmosphère plus que ténébreuse. Il n 'y a donc rien à reprocher à Cirith Gorgor. On regrette quand même le départ du guitariste Astaroth Daemonum, présent sur l 'album mais que d 'autres préoccupations ont attiré sur une autre voie. Je leur souhaite bonne chance pour la suite et je vous conseille Unveiling the Essence, qui ne vous décevra pas.
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