1. Dearth Ad 2005
2. Tree of Life and Death
3. North Berwick Witch Trials
4. Upon Azrael's Wings
5. Corpsecycle
6. Fields of Zagara
7. Oro the Manslayer
8. Beneath a Funeral Sun
9. The Garden
10. Proga-Europa les paroles
La bande à Lee Dorian est de retour pour le plus grand plaisir des grands et des petits avec son huitième album. Attention ça va faire mal……..
Dès le début on sent la différence avec l’opus précédent. Celui là est bien plus dur….. Et c’est tant mieux non ? Il y a aussi tout un tas de nouvelles choses comme une voix féminine par exemple, ou encore des parties en acoustiques (fort sympathiques de surcroît). L’intro Dearth AD 2005 est la pour en attester avec tout un tas de bruitages bizarres.
La suite est assez énormes avec riffs prenant qui ne vous procurent que du bonheur. On ne peut pas arrêter l’écoute de ce disque, il faut aller jusqu’au bout. A chaque morceaux l’ambiance suffisamment différente pour que l’auditeur trouve un attrait au morceau. Dès « Tree of Life & Death” on se régale avec ce doom/stoner teinté de punk. La touche fianl étant apporté par l’excellent mais long (26 minutes quand même) « The garden » ou l’on voit l’apparition de la voix féminine. Entre autre ce morceau propose différentes ambiances qui ne sont pas là pour nous déplaire bien au contraire (on regrattera comme pour tout morceau long l’absence d’un « chapitrage » mais bon c’est pinaillé).
Alors, quoi de neuf chez Cathedral? Bah un truc qui arrive rarement… En effet, même si les albums de Cathedral font souvent plaisir, même s’ils invitent à passer un agréable moment en compagnie de musiciens sincères, même s’ils ont toujours un truc sympa, ça ne va jamais plus loin. Et là, surprise, c’est le Cathedral nouveau qui nous colle la claque du mois, surpassant toutes les autres sorties ! Vous arrivez à y croire, vous ? J’en ai douté , j’ai dû le repasser, l’analyser, essayer de comprendre d’où venait ce phénomène incroyable, tout restait vain. Impossible de savoir pourquoi, mais ce disque est énorme. Parlons déjà de ce qui freine beaucoup d’auditeur : la lenteur du combo. Rassurez vous, ce nouvel opus est beaucoup moins doom que par le passé, les passages les plus lents rappellent ceux des très vieux Celtic frost (c’est frappant sur « Upon Azrael’s wings »), et on y trouve même du mid tempo, plutôt bien venu, des influences seventies bien présentes, des morceaux de bravoure presque mélancoliques. Autre révolution, Lee Dorian n’a jamais aussi bien chanté, alternant différentes approches, même la voix très claire, c’est dire les efforts ! La production ensuite est très propre, chaque instrument est clairement mis en valeur. De petits arrangement rehaussent encore l’œuvre, comme des passages acoustiques, des ensembles à cordes, ou des chant féminins (très courts, pour ne pas plomber l’ambiance). Autre nouveauté, et pas des moindres, la grosse dose de mélodie qui couvre ce disque (le riff central de « Corpsecycle » par exemple), des refrains sympas, entraînant, balancés par des mecs qui aiment ce qu’ils font, qui semblent vivre pour nous pondre ces hymnes de stoner rock. Et si c’était ça ? Et si ce disque était simplement un putain d’album de rock, sincère, sans tricherie, juste du rock qui fait taper du pied, un grand sourire aux lèvres ? A force de chercher la perle, on finit par oublier l’essentiel, et il se trouve dans ce disque : le putain de rock’n’roll !