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Carcass Necroticism - Descanting the Insalubrious
CD, date de parution : 01 Octobre 1991 - Earache Records / Toy's Factory / Relativity Records
Produit par : Colin Richardson , Enregistré à : Amazon Studios
Style: Death Grind

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. Inpropagation 07:27
2. Corporal Jigsore Quandary 05:28
3. Symposium of Sickness 06:57
4. Pedigree Butchery 05:16
5. Incarnated Solvent Abuse 05:00
6. Carneous Cacoffiny 06:43
7. Lavaging Expectorate of Lysergide Composition 04:03
8. Forensic Clinicism / The Sanguine Article 07:17
Bonustracks
9. Tools of the Trade 03:06
10. Pyosified 03:09
11. Hepatic Tissue Fermentation II 06:36
Total playing time 48:07

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147 avis 5 18/20
Chronique
19 / 20
    Fabien, Vendredi 29 Fevrier 2008 parlez-en à vos amis  
Peu après la sortie du terrible Symphonies of Sickness, bouleversant la scène death grind par son extrême brutalité, et parfaitement canalisée par la production de Colin Richardson, Bill Steer & Jeff Walker contactent de nouveau Michael Amott, pour son intégration dans les rang de Carcass. Cette fois, le jeune guitariste accepte la proposition de ses deux amis, jugeant l’affaire beaucoup plus sérieuse qu’à l’époque de Reek of Putrefaction. Il met alors fin à son groupe Carnage en janvier 1990, juste après les sessions d’enregistrement de Dark Recollections, quittant sa Suède natale pour l’Angleterre en avril de la même année, et laissant le soin à Fred Etsby, Matti Karki et David Blomqvist de ressusciter Dismember, leur premier projet.

Désormais fort de deux guitaristes talentueux et complémentaires, Carcass s’attaque alors aux compositions de son troisième effort, puis rejoint Colin Richardson aux mythiques Slaughterhouse Studios l’année suivante. Necroticism sort ainsi en fin d’année 1991 chez Earache, commercialisant dans les mêmes temps Clandestine d’Entombed ainsi que Forest of Equilibrium de Cathedral, le nouveau groupe doom de Lee Dorrian, ancien acolyte de Bill chez Napalm Death.

Conservant son langage nécrologique et médicinal, Carcass aère en revanche son death-grind-gore originel, délaissant ses passages brutaux & tapageurs au profit d’un deathmetal à la musicalité considérablement accrue, gagnant alors au passage de nouveaux adeptes effrayés par ses deux premières réalisations. En effet, à l’exception du dernier titre Forensic Clinicism, aux relents Symphonies encore marqués, Necroticism se veut plus abordable, magnifié par les batailles de soli mélodieux de Bill & Michael, l’un des points forts de l’album. Le groupe conserve également la dualité des ses vocaux, bien que les éructations hémoglobineuses de Bill soient plus discrètes, laissant plus de marge au chant éraillé de Jeff.

En outre, depuis les subtiles notes acoustiques de Pedigree Butchery, jusqu’aux soli délectables de Solvent Abuse & Lavaging Expectorate, en passant par les rythmes mémorables et entraînants de Ken Owen sur Jigsore Quandary, Necroticism regorge de finesse, exécuté par des musiciens débordant d’imagination pour varier au maximum leur style brutal, et le rendre particulièrement exquis. Colin Richardson donne enfin le meilleur de lui-même, dotant l’ensemble d’une profondeur, d’une clarté et d’une puissance formidables.

D’une qualité équivalente à son incroyable prédécesseur, Necroticism s’écoute en revanche différemment, mais avec un plaisir brillamment renouvelé, montrant tout le talent et le savoir faire du quatuor britannique. Ainsi, tout en conservant son identité intacte, au soulagement des fans de la première heure, Carcass réussi royalement sa reconversion en cette année 1991, aux côté de Death, Pestilence ou Atheist, comprenant l’évolution nécessaire de son style death grind pour maintenir son excellence et tout son intérêt. Ultime !

Fabien.




20 Commentaires

Commentaire
19 / 20
    Necroreaper, Samedi 02 Octobre 2004 parlez-en à vos amis  
Carcass : Necroticism, l’album de death culte à posséder par tous les fans du genre. Alors formé par un line up de rêve, Jeff Walker au chant et à la basse, Bill Steer à la guitare et au chant grind, Ken owen à la batterie et surtout le « petit » nouveau qui va faire beaucoup parler de lui par la suite j’ai nommé Michaël Amott à la guitare, Carcass sort en 1991 cet album qui va opérer une transition entre la période grindcore des deux premiers albums et la période Death metal. En effet, la musique est Death metal mais n’oublie pas ses racines grind. Le tout donne des hymnes à la putréfaction extraordinaires.
Signé sur Earache records ( à l’époque LE label Death metal ), Necroticism bénéficie d’une production assez bonne mais qui, selon moi manque de percutant et de puissance, tout de même pallié par des riffs très incisifs. Bref elle est claire et agréable à entendre.
Musicalement, les riffs de guitares sont très recherchés et parfois très techniques. Ils sont joués de façon très rapide afin de donner plus de puissance aux morceaux et surtout d’accentuer l’impression de massacre sanglant. Les solos sont encore une fois très bons, véritables mélodies mortuaires annonçant l’arrivée d’une horde de zombies affamés. Bill Steer et Michaël Amott sont des génies de la gratte. La batterie est très variée, allant du blast beat féroce et brutal au mid tempo ultra lourd et pesant mais très entraînant. Bref, Ken Owen maîtrise parfaitement son sujet. Le ou plutôt les vocaux sont là aussi très diverses. Jeff Walker éructe une voix située entre le Death (guttural) et le Black (criard) qui fait meilleur effet dans un registre comme le gore que celle de Bill Steer dans un registre grind c'est-à-dire ultra guttural qui a été placée plus en arrière plan que sur les anciens albums.
Textuellement, les textes pathologiques et gore sont une fois de plus de rigueur.
Bref, Necroticism est l’album culte de Carcass et du Death metal à posséder.





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16 / 20
    cacaman, Jeudi 18 Août 2005 parlez-en à vos amis  
Formé à la fin des 80's par le guitariste Bill Steer après sa participation aux débuts des inventeurs du grindcore Napalm Death, Carcass suit un chemin tout aussi brutal, concrétisé par "Reek of Putrefaction" et "Symphonies of Sickness", deux coulées brûlantes de grind / death. La troisième sortie des musiciens légistes était très attendue dans un monde du metal extrême en pleine croissance...

N'en déplaise aux puristes, Carcass lâche sensiblement l'accélérateur pour plus de précision et de complexité. Toujours très inspirés par les bouquins de médecine nécrologique, que Jeff Walker dégobille de sa voix écorchée vive, les Anglais progressent énormément musicalement parlant : s'évertuant à brouiller les pistes avec riffs tordus et changements rythmiques imprévisibles, ils s'acoquinent de ce fait aux défricheurs du death metal technique, mais dans un contexte beaucoup plus corrosif. En effet, les racines grind n'ont pas été occultées ; elles s'inscrivent désormais au sein d'un death résolument biscornu (Symposium Of Sickness, Forensic Clinicism / The Sanguine Article) aux petites touches mélodiques appréciables distillées par des solistes inspirés (Inpropagation, Pedigree Butchery sur lequel on perçoit même un chouia de guitare sèche, l'excellent Incarnated Solvent Abuse...).
Quelques riffs bien vus en mid-tempo tracent cependant le chemin à suivre dans le labyrinthe de riffs qu'est "Necroticism..." (Corporal Jigstore Quandary, Incarnated Solvent Abuse, Lavaging Expectorate Of Lysergide Composition...) ; on surprend même Steer et Cie reluquer vers le thrash à la Megadeth sur la fin de Carneous Cacoffiny, pendant peu de temps certes, mais c'est suffisamment étonnant pour être signalé. C'est dire la volonté du groupe à gagner en compréhension.

Les magmas sonores propres au grind s'éclipsent au profit d'un death millimétré, mélodique et encore rageur, donnant ainsi à Carcass l'occasion de s'ouvrir à plus d'oreilles métalliques que par le passé, où seuls les fans d'ultra-violence profitaient du talent incontestable des grinders Anglais. Pas de doute, Carcass a sa place dans le paysage metal et est sur le point de faire figure d'incontournable du genre.




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    wayne_44, Jeudi 03 Juillet 2008 parlez-en à vos amis  
Necroticism constitue à mon avis le meilleur album de Carcass car, comme certains l'ont plus ou moins évoqué, il synthétise assez bien les deux aspects majeurs du groupe : le grindcore gore des deux premiers albums et le death mélodique, voire un peu heavy des deux albums suivants. Il n'est pas qu'un album de transition entre deux époques : c'est une véritable entité si je puis dire.

Selon moi, c'est l'album le plus riche et le plus dynamique. On pouvait reprocher sur les premières productions du groupe le caractère répétitif de leurs compos ou parfois décousu. Or, ici tout est cohérent, bien ficelé et chaque titre regorge de plans géniaux. De plus, il faut bien avouer que les gratteux (sans doute l'apport de Michael Amott…) ont bien progressé sur le plan technique. Je précise également que Bill Steer est sans doute l'un des plus talentueux compositeurs du Death Métal et rien que pour ça, cet album en vaut le détour.

Le son de la prod' est également meilleur et plus audible que sur "Symphonies of Sickness" ou "Reek of Putrefaction", ce qui ne gâche rien au plaisir (peut-être le budget était-il meilleur...). Côté batterie, Ken Owen n'est peut-être pas le plus grand des batteurs mais l'intention est vraiment là et on sent que les musiciens y mettent du coeur. D'ailleurs, c'est le reproche que je pourrais faire sur les albums suivants, la technique ayant un peu effacé le feeling et l'envie tout simplement. Le dernier album étant plus un album qui répond à des besoins contractuels qu'autre chose…

Necroticism possède des riffs entêtants qui, après deux ou trois écoutes, ne vous lâchent plus. On y trouve aussi beaucoup de plans rythmiques intéressants et parfois surprenants (qu'on ne trouve nulle part ailleurs).




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