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Chronique
 | note : 18/20 | Exactement deux ans séparent The Bleeding du nouveau Vile, cinquième méfait de la bande d’Alex Webster, annonçant le départ de Chris Barnes au profit de son projet Six Feet Under, aux côtés de ses potes Terry Butler (ex-Death) & Allan West (ex-Obiturary). Cette fois-ci, Metal Blade sort deux versions de l’album, dont une censurée ne contenant pas la pochette à l’intérieur, bien que celle-ci soit particulièrement réussie et ne justifie pas sa censure (marketing, quand tu nous tiens).
Décidant de faire peau neuve, à l’image de son logo redessiné et moins brouillon, Cannibal Corpse effectue un nouveau pas en avant tant au niveau de ses compositions, du chant et de la production de son nouvel album. Vile est en effet très varié, écrit par trois membres qui apportent chacun leur lot d’idées et se complètent à la perfection. Les contretemps et l’efficacité des morceaux de Webster s’opposent ainsi aux titres plus techniques de Barrett, et à ceux plus alambiqués d’Owen. Enfin, Georges Fisher (ex-Monstrosity) aère considérablement l’ensemble, mettant judicieusement en valeur les endroits clés de l'album, grâce à son coffre phénoménal, qui lui permet de dégager une puissance considérable et de passer aisément d’un guttural pur & compréhensible à des cris arrachés.
Vile bénéficie en outre d’une production excellente, s’inscrivant parmi les meilleurs enregistrements de Scott Burns, aux côtés de World Downfall et de Pierced From Within (Suffocation, Terrorizer). Le tout sonne ainsi de manière très professionnelle, grâce à cette clarté et cette profondeur exemplaires, qui apportent une intensité dont Cannibal Corpse n’avait jamais bénéficié auparavant, à l’image de la déflagration des terribles Perverse Suffering et Disfigured.
D’une technique et d’une puissance remarquables, Vile compte parmi les réalisations décisives de Cannibal Corpse, lui permettant non seulement de franchir un cap, mais aussi de traverser la période fade du death metal sans aucun problème. Scindant l’histoire du groupe en deux périodes, l’ère suffocante de Chris Barnes et celle terrassante de Georges Fisher, Vile est un album clé du redoutable gang floridien.
Fabien.
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3 commentaires
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Samedi 31 Mars 2007 |
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Chronique
| note : 15/20 | | Faut déjà être amateur de death assez gore pour aimer cet opus de cannibal, mais une fois passé ce cap, cet album est tout simplement génial. Des riffs simples qui produisent une musique à la fois bourrine et entraînante, la voix est vraiment superbe, ou plutôt les voix, une avec une touche plus black et une autre plus gore, il y a un très bon son, on distingue parfaitement chaque instrument, les chansons ne sont pas répétitives comme certains peuvent le penser, des solos tout à fait convinquant, au final cet album est un petit bijoux d'un style vraiment surexploité !
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Vendredi 01 Aout 2003 |

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