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Liste des groupes Death Metal Cannibal Corpse Torture
CD, date de parution : 13 Mars 2012 - Metal Blade Records
Produit par : Erik Rutan , Enregistré à : Sonic Ranch Studios
Style: Death Metal
1 2

NOTE SOM : 16/20
Toutes les notes : 17/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Demented Aggression 03:14
2. Sarcophagic Frenzy 03:42
3. Scourge of Iron 04:44
4. Encased in Concrete 03:13
5. As Deep As the Knife Will Go 03:25
6. Intestinal Crank 03:54
7. Followed Home Then Killed 03:36
8. The Strangulation Chair 04:09
9. Caged… Contorted 03:53
10. Crucifier Avenged 03:46
11. Rabid 03:04
12. Torn Through 03:11
Bonustracks (German Release)
13. Death Walking Terror (Live) 03:34
14. Make Them Suffer (Live) 03:08
15. Disfigured (Live) 03:29
Total playing time 54:02

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128 avis 3 17/20
Chronique
16 / 20
    Fabien, Lundi 19 Mars 2012 parlez-en à vos amis  
Orgasm Through Torture.

Trois années après des tournées incessantes pour la promotion d’Evisceration Plague, l’horloge du deathmetal nommée Cannibal Corpse est de retour en ce mois de mars MMXII pour le largage de son douzième album, déjà 22 années après ses débuts sur Eaten Back to Life. Réitérant le choix d’Erik Rutan (Hate Eternal), ingénieur du son idéal du quintet depuis Kill, la bande d’Alex Webster revient toutefois aux Sonic Ranch Studios délaissés sur ses deux précédents efforts, pour la mise en boite de l'assise batterie - basse - guitares, avant de finaliser le reste dans les Mana Studios d’Erik en Floride. Baptisé simplement et froidement Torture, le nouveau méfait des floridiens est bien sûr confié aux mains de l’illustrateur attitré Vince Locke, qui livre un dessin partiellement visible depuis l’extérieur, la plus affreuse facette à l’intérieur bien entendu, tandis que le label Metal Blade promeut de nouveau son meilleur poulain comme il se doit.

Stakhanoviste, n’ayons pas peur des mots, Alex Webster cède cette fois-ci un peu plus le terrain des compositions à ses brillants collègues Rob Barrett et Pat O’Brien, respectivement auteurs de trois et quatre nouveaux morceaux, les cinq autres brûlots incombant à notre infatigable bassiste. Cette diversité rapproche ainsi Torture de l’époque du bon The Wretched Spawn, où chacun avait plus précisément mis la main à la pâte, notamment notre bon Jack Owen sévissant désormais dans les rangs du tout aussi redoutable Deicide, particulièrement en forme ces dernières années.

Au-delà d’une variété indéniable, le rapprochement entre Torture et The Wretched Spawn ne s’arrête pas là, puisque non seulement les albums partagent les mêmes studios pour la capture de leur section rythmique, mais aussi sont-ils délibérément tournés vers une même efficacité, à l’image du très entrainant morceau Demented Aggression de Pat O’Brien en ouverture ou encore du terrible Sarcophabic Frenzy de Rob Barrett, au riff central imparable. Cette volonté de Cannibal Corpse de personnaliser plus précisément chacun de ses titres lui permet de retrouvrer un côté très accrocheur, tout en gardant une grande homogénéité.

Tantôt rapide, tantôt plus lent ou rentre-dedans, empli de contretemps, et supporté par le jeu fluide de Paul Mazurkiewicz et le chant guttural de George Fischer au dynamisme (et au coffre !) toujours aussi incroyable, Torture forme ainsi un ensemble ne tombant jamais dans la linéarité, sans aucun temps mort réellement. Et c’est bien ici le tour de force de Cannibal Corpse, qui parvient à mettre son haut niveau technique au service d’une efficacité irréprochable, loin de toute démonstration froide et mécanique.

Si Cannibal Corpse ne réinvente ni son deathmetal, ni son concept sur ses douze nouveaux films d'horreur mis en musique en ce début d’année MMXII, il sort cette année un grand cru à la fois technique, organique, varié et percutant, qui squattera obligatoirement les platines des deathsters. Invariablement dans le peloton de tête à toutes les périodes, à l’instar de son vieux confrère Immolation au rythme de sorties d'albums tout aussi métronomique et sans faux pas dans sa longue carrière, le quintet nord-américain compte parmi ces rares groupes d’influence et de qualité incontestables, sans lesquels le deathmetal ne serait pas exactement ce qu’il est aujourd’hui.

Fabien.




24 Commentaires
Chronique
16 / 20
    hails666, Lundi 19 Mars 2012 parlez-en à vos amis  
"Torture: l'impression que l'on aurait une fois dans les oreilles?..."

Cannibal Corpse, un groupe qu’on a plus besoin de présenter, bon d’accord une mise au point pour les bavards du fond.


Grosse pointure du Death Metal floridien depuis 1988, Cannibal Corpse fait partie des précurseurs du style Brutal Death et est adepte des riffs de guitare acérés et des lignes de basses dignes d’un rouleau compresseur complétés par une batterie martelante style "marteau piqueur". Menés au départ par Chris Barnes avec son chant guttural "gorge profonde", le groupe signe de véritables chefs d’œuvre de brutalité avec les albums Tomb of the Mutilated, un véritable recueil de poésie (J’éjacule du sang, Necropédophile,…) ou encore Butchered at Birth. Mais suite à divers désaccords entre les membres, Chris Barnes quitte le groupe pour se consacrer à Six Feet Under, qui marche aujourd’hui dans l’ombre de son précédent combo ; les membres restant proposent alors à George Corpsegrinder Fischer, alors chanteur du groupe Monstrosity, de rejoindre la formation, il apporte une nouvelle dimension au chant, résolument plus compréhensible et efficace en passant allègrement du grunt grave et brutal à des parties hurlées tout aussi sauvages. Il signera avec le groupe des albums tels que Gallery of Suicide, Bloodthirth ou Kill.


Après l’efficace Evisceration Plague, le groupe se devait de rester dans la veine qui a fondée leur succès depuis le départ de Chris Barnes: même si, à peu de choses près, ils nous ont toujours servi la même recette, on ne s’en plaint pas et les titres restent toujours aussi agréables pour le headbanging, pratique qui fait la réputation de Fischer « Windmill » par son cou de taureau.
Ils nous ont alors préparé une nouvelle cuvée délicieusement brutale et sanguinolente : Torture. Le titre de l’album représenterait-il l’impression que l’on se fait une fois le son de l'album dans les oreilles ?

Commençons par un point important pour Cannibal Corpse comme pour tout groupe de Death Metal, la pochette.
Il est intéressant de souligner le fait que le groupe a connu une petite perte de créativité visuelle sur les artworks de Kill et Evisceration Plague qui ne rentraient pas dans l’imagerie des précédents opus, les lois américaines stipulant d’une certaine manière qu’un album peut être brutal dans le contenu mais pas sur la forme, entendons-nous, l'artwork.
Le groupe nous offre donc ce que l’on pourrait qualifier d’artwork "masqué". On voit sur cette image un rideau de sang dans lequel se dessinent des formes humaines en fâcheuse posture et comportant un espace dans lequel apparait un personnage fidèle à l’univers du groupe, un mort-vivant visiblement autopsié, couvert d’un crâne et armé d’un couteau.
Mais la pochette est amovible et lorsque nous retirons le livret on retrouve le sourire perdu depuis l’album Kill, le zombie en question se tenant au milieu de cadavres suspendus et éventrés, défigurés et pourrissant, en quelque sorte une bonne nouvelle.

Passons donc au contenu musical, Cannibal Corpse n’a jamais fait vraiment partie de ces groupes qui divisent leurs opus façon "intro – album – outro", on ne s'étonne donc pas que le premier titre Demented Agression nous arrive à la figure comme une balle de fusil rouillée qui nous arrache avec plaisir une bonne partie du visage. On n’est pas vraiment dépaysé, néanmoins la basse est quasi omniprésente et en totale adéquation avec la musique et frappe avec puissance dans nos tympans.
Les titres suivants s’enchainent et se ressemblent, avec ces tendances un peu Thrash au niveau des guitares, élément par lequel Cannibal Corpse s’est toujours distingué des autres groupes de Brutal Death ayant tendance à jouer de la rythmique brutale de bout en bout.
Le rythme ralentit sur le titre Followed Home Then Killed, un morceau qui aurait parfaitement collé en introduction de cet album, et qui repart d’un coup, d’un seul en rapidité et en brutalité.
Les titres suivants ne sont pas différents des autres, Caged…Contorted et ses relents Thrash, Crucifier Avenged et son impression de déjà-entendu (Evisceration Plague), pour finir sous la mitraille de Torn Through et sa batterie dévastatrice...


En conclusion sur ce nouvel album, une recette inchangée pour le groupe floridien qui sert la même chose depuis plusieurs années mais toujours pour satisfaire nos pulsions malsaines et perverses! On se réjouit de constater l’amélioration visuelle et d’apprécier le contenu musical équilibré pour des titres ne dépassant pas les 4 minutes - honnête pour un album de Brutal Death! - et qui parait tout de même plus rentre-dedans que celui de son prédécesseur Evisceration Plague par une basse plus frappante et des riffs accrocheurs. On pourrait regretter le manque de prise de risque du chant de Fischer, un peu plat pour quelqu’un qui nous a habitué à des changements de ton soudains et efficaces; il s’y tente à quelques reprises, mais on sent qu’il a perdu de sa superbe avec des cris laissant entendre un léger souffle, la pratique de cette technique nuisant aux cordes vocales, surtout quand on l’alterne avec un chant plus guttural. L’album n’en reste pas moins tout à fait correct pour tout amateur du groupe.

Le groupe pourrait-il néanmoins se risquer à l’avenir à évoluer musicalement et à adopter de nouvelles sonorités comme par exemple sur le dernier album des Morbid Angel, David Vincent se tannant à répéter que « les fans ragent, mais que dans quelques années ils comprendront » ? La bande à Fischer ne semble en tout cas pas prête à tenter l’expérience, et en y réfléchissant, quelles sonorités autres que ces guitares aiguisées comme des scies rouillées, cette basse grasse à souhait et cette batterie comme greffée à une vieille mitrailleuse allemande de 1942 pourrait-on souhaiter du groupe?
Soyons sérieux, Cannibal Corpse restera Cannibal Corpse et s’ils décident pour un futur album de collaborer avec un DJ, je veux bien me faire bouffer les intestins par un zombie émasculé.

16/20




8 Commentaires
Chronique
    Clem666, Vendredi 13 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
«Avenged, Cannibal Corpse has returned to kill»

Voilà maintenant 22ans que le groupe floridien pratique un death metal malsain et gore à souhait, sans se soucier des divers courants musicaux qui auraient put les influencer. Après un Evisceration Plague n'ayant pas fait l'unanimité, la formation retrouve le chemin du studio d'Erik Rutan (chanteur/guitariste d'Hate Eternal) pour la troisième fois consécutive, mené par leur bassiste Alex Webster. Produit par Metal Blade, Torture bénéficie d'un artwork realisé par Vince Locke rappelant les premières pochettes du groupe.
Alors que la face avant particulièrement sanglante ne comporte qu'un seul cadavre décomposé et tenant une lame dans sa main, l'ouverture du boîtier révèle une véritable boucherie, où chair et sang abondent.

Cette indication sur le plan visuel est reprise par le contenu auditif de l'album. En effet, lors de la première écoute, Torture s'avère violent et quelque peu brouillon. Les subtilités de chaque piste apparaissent après plusieurs écoutes aux oreilles meurtries de l'auditeur.

Tout d'abord, l'album bénéficie d'un mix massif et particulièrement imposant. La basse d'Alex est gonflée sans pour autant perdre la précision du jeu du principal compositeur de la formation, la batterie se retrouve au premier plan, les guitares bénéficient d'un son tranchant et gras à souhait et les douces vocalises de Fisher domine le tout. Le rendu final offre un son moderne et complet à l'auditeur, qui est submergé par la violence des compositions.

Du violent Encased in Concrete en passant par les relents dooms de Scourge of Iron, Cannibal Corpse nous offre un album varié, exploitant le talent de chaque musicien. Les solis présentent chacun ses propres particularités comme celui de Sarcophengic Frenzy, légèrement en retrait et renforçant l’ambiance glauque mise en place lors du break précédent. Cependant, les adeptes de déluges de notes saupoudrés de wah-wah seront également servis par Crucifier Avenged. On notera également la présence d’une guitare peu distordue sur l’intro de Followed Home then Killed, engendrant une atmosphère sombre et morbide. Plus globalement, cet album se compose de nombreux riffs qui restent en tête plusieurs heures après l’écoute du CD.

Cette diversification du jeu de la part du quintet floridien contraste singulièrement avec la structure et la durée des morceaux (qui oscillent entre 3 : 04 et 4 : 44) qui se révèlent assez similaire d'un titre à l'autre. Les breaks, bien que de bonne facture et incitant nos cervicales à souffrir, sont généralement placés après les refrains dans une grande partie des morceaux.

Techniquement, la formation a atteint un niveau étonnant comme en témoigne le break de basse de Strangulation Chair, ou le solo de Followed home then Killed. Paul Mazurkiewicz n’est pas en reste et nous démontre tout son talent à déployer une telle violence sur ses fûts sur des morceaux comme Torn Through. Enfin, la voix du Corpsegrinder paraît surréaliste quand on sait que notre cher vocaliste est âgé de 42 ans ! Tout y est : un chant guttural d’une profondeur insondable, un débit fluide et rapide, un coffre important…

Cannibal Corpse reste fidèle à ses origines tout en réussissant le pari de moderniser son jeu et de proposer un album riche et varié. Sur ce disque, la bande à Webster dévoile ses multiples facettes pour le plus grand plaisir de l’auditeur qui ne peut résister à la violence déployée par la formation…




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