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Death Metal Cannibal Corpse Eaten Back to Life
CD, date de parution : 17 Août 1990 - Metal Blade Records
Produit par : Scott Burns , Enregistré à : Morrisound Studios
Style: Death Metal
1 2

NOTE SOM : 14/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Shredded Humans 05:10
2. Edible Autopsy 04:29
3. Put Them to Death 01:47
4. Mangled 04:28
5. Scattered Remains, Splattered Brains 02:32
6. Born in a Casket 03:17
7. Rotting Head 02:24
8. The Undead Will Feast 02:53
9. Bloody Chunks 01:50
10. A Skull Full of Maggots 02:27
11. Buried in the Backyard 05:14
Bonustrack
12. Born in a Casket (Live) 03:17
Total playing time 39:13

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154 avis 5 16/20
Chronique
13 / 20
    Fabien, Samedi 31 Mars 2007 parlez-en à vos amis  
A la fin de l’été 1990, Metal Blade, label réputé en matière de thrash, décide à son tour de s’embarquer dans l’aventure deathmetal, en présentant son jeune protégé, le finement nommé Cannibal Corpse. Formé en 1988 à Buffalo au nord de l’état de New York, la bande d’Alex Webster vient fraîchement de débarquer en Floride, plaque tournante de la jeune scène deathmetal états-unienne. La formation rejoint alors les fameux Morrisound Studios pour les sessions de son premier album, le répugnant Eaten Back to Life. D’entrée, l’album provoque avec son illustration gore signée Vince Locke et ses paroles outrancières, émanant de l’imagination torturée de Chris Barnes. Le ton est donné, préparant déjà le deathster à l’écoute d’une boucherie sonore disséquée en onze morceaux.

Eaten Back to Life balance des compositions déjà fort bien ficelées, exécutées sur les rythmiques de Paul Mazurkiewicz souvent tapageuses, mais remplies d’accélérations, de breaks et de contre temps, à l'image des redoutables tricotages de Shredded Humans, Edible Autopsy, Mangled ou encore Scattered Remains. Tandis que certains titres font rapidement figure de classique, à commencer par le court et entraînant Skull Of Maggots repris à pratiquement tous les concerts ou encore du délectable Born in a Casket, d’autres incroyablement rapides et techniques forcent déjà l’admiration tel Buried In The Graveyard, aux riffs de Jack Owen & Bob Rusay particulièrement dévastateurs en son début.

Eaten Back to Life ne frise toutefois pas la perfection, ne possédant encore ni une précision rythmique chirurgicale ni une maîtrise vocale imparable. La production de Scott Burns manque parallèlement d’une certaine épaisseur, privant l’ensemble de la pleine puissance exigée. Ce manque de lourdeur relatif donne ainsi à Cannibal Corpse un côté encore thrashisant, dont il s'affranchira définitivement dès son second album.

Aidé par le soutien inconditionnel de son label, mais aussi par son concept et son langage résolument infâmes, Cannibal Corpse fait ainsi une entrée remarquée au sein la scène extrême, lui permettant de s’installer confortablement aux côtés des ténors du deathmetal floridien, mais manquant toutefois encore d'une pleine force et donc d'une parfaite crédibilité. Sans se hisser parmi les standards deathmetal de l’année 1990, tels Deicide, The Key ou Left Hand Path, Eaten Back to Life lâche néanmoins des titres percutants et remarquablement ficelés, constituant une excellente mise en appétit et démontrant déjà le formidable potentiel du gang Webster bien décidé à repousser les limites de l'extrême.

Fabien.




20 Commentaires
Chronique
18 / 20
    Bursthead, Mardi 02 Novembre 2010 parlez-en à vos amis  
Sorti en 1990, "Eaten Back to Life" est le premier album de Cannibal Corpse, groupe de brutal death metal devenu culte avec le temps. Les cinq New-Yorkais (Paul Mazurkiewicz à la batterie, Alex Webster à la basse, Chris Barnes au chant, Bob Rusay à la guitare ainsi que Jack Owen à la deuxième guitare) se sont vite imposés avec un metal hyper violent, notamment grâce à cet album.

Une violence qui se retrouve dans tous les titres, notamment au niveau des paroles (gore gore gore), que dans les compositions mêmes : les riffs d'Owen, d'une grande lourdeur à certains moments, mais d'une extraordinaire vitesse à d'autres, posent tout de suite l'ambiance. Ainsi, dès le début de "Born in a Casket" ou de "Shredded Humans", on sait qu'on tient là du bon. Les parties de batterie de Paul (tout de même plus mis en valeur dans les derniers albums) sont extrêmement techniques et bourrées de breaks de folie, de double pédale ravageuse et d'accélération dévastatrice. Webster à la basse est un monstre : également très technique et rapide, c'est lui qui accentue le côté lourd du son, comme dans "Mangled", titre ô combien poétique... et réussi.
Bob Rusay apporte lui aussi son côté dérangeant. Son jeu dans "A Skull Full of Maggots" nous fait, à chaque fois, frémir de plaisir. Enfin, Chris Barnes, chanteur à la voix la plus gutturale jamais vue, renié par certains, encensé par d'autres, nous montre au travers de ses textes, qu'il a énormément d'imagination et impose le style du groupe.

Vincent Locke, qui a dessiné la pochette de presque tous les albums de Cannibal Corpse, a lui aussi participé au mythe. En nous montrant un mort-vivant se dévorant les tripes au milieu d'un cimetière jonché de cadavres démembrés, il approuve totalement le côté immonde du groupe et nous invite à faire de même. Et on approuve et on fait de même. Les pochettes d'albums sont en quelque sorte, devenus la marque de fabrique du groupe, en nous exposant à chaque fois une image gore.

Ces images nous apportent des informations sur l'ambiance dont est constitué l'album : lourde, malsaine, glauque, mais également très second degré dans les textes. Les riffs d'Owen nous le prouvent, comme dans "Scattered Remains, Splattered Brains" (la mini intro de Mazurkiewicz renforce le sentiment de lourdeur aussi) où l'on assiste à une véritable avalanche d'accords hyper-efficaces. Un titre comme "Put Them to Death", rien qu'avec le titre, nous annonce que l'ambiance sera loin d'être joyeuse.

Avec cet album, Cannibal Corpse est donc définitivement passé au statut de groupe culte de death metal. Et on en redemande encore aujourd'hui !




2 Commentaires

Commentaire
15 / 20
    Arawn, Dimanche 08 Mai 2005 parlez-en à vos amis  
Eaten Back to Life est le premier album du groupe désormais culte de death gore et brutal américain, Cannibal Corpse. On notera au passage la participation en backing vocals de Glen Benton de Deicide et Francis H Howard d'Incubus. Cannibal Corpse joue un death brutal américain typique basé sur des mélodies rythmiques et soutenu par un gros chant guttural réalisé ici par Chris Barnes aujourd’hui dans Six Feet Under.

Toutefois, dès ce premier album, Cannibal Corpse tire son épingle du jeu en arrivant à faire se côtoyer une brutalité affirmée et des riffs entraînants et compréhensibles. En effet, malgré des compositions reposant majoritairement sur des passages grind (sans pour autant utiliser des gros grinds apocalyptique à la Napalm Death) ou bien speed musclé avec des accélérations brusques et un chant guttural très rapide et saccadé débitant une ligne par seconde, Cannibal Corpse ne cède pas à la linéarité ou à la simple brutalité en entrecoupant ses compositions de passages plus entraînants et efficaces comme dans « Put Them to Death » et qui restent facilement gravés dans la mémoire.

Cannibal Corpse utilise aussi quelques passages plus lents, que ce soit en introduction comme dans « Born in a Casket » ou en milieu de chanson comme dans l'excellente « A Skull Full Of Maggots » ,qui reste un classique de Cannibal Corpse et se retrouve dans chacun de leur concert, permettant ainsi aux passages brutaux suivant de ressortir deux fois plus et de garder toute leur puissance. Pour relancer la machine, Cannibal Corpse a également recourt à de nombreux ponts et coupures en à-coups où batterie et guitares sont en parfaite adéquation avant de se plonger dans de redoutables soli endiablés comme dans « Shredded Humans », « Rotting Head » et « The Undead will feast ».

Tout cela fait d’Eaten Back to Life un album certes brutal mais également accrocheur et efficace.




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