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| CD paru le 13 Aout 1990 - Metal Blade Records |

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1. Shredded Humans
2. Edible Autopsy
3. Put Them to Death
4. Mangled
5. Scattered Remains, Splattered Brain
6. Born in a Casket
7. Rotting Head
8. The Undead Will Feast
9. Bloody Chunks
10. A Skull Full of Maggots
11. Buried in the Backyard |
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| Chronique |
 13 / 20 |
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A la fin de l’été 1990, Metal Blade, label réputé en matière de thrash, décide à son tour de s’embarquer dans l’aventure deathmetal, en présentant son jeune protégé, le finement nommé Cannibal Corpse. Formé en 1988 à Buffalo au nord de l’état de New York, la bande d’Alex Webster vient fraîchement de débarquer en Floride, berceau de la scène death US. La formation rejoint alors les fameux Morrisound Studios pour les sessions de son premier album, le répugnant Eaten Back to Life. D’entrée, l’album provoque avec son illustration gore signée Vince Locke et ses paroles outrancières, émanant de l’imagination torturée de Chris Barnes. Le ton est donné, préparant déjà le métalleux à l’écoute d’une boucherie sonore disséquée en onze morceaux.
Eaten Back to Life balance des compositions déjà très structurées, exécutées sur les rythmiques de Paul Mazurkiewicz souvent tapageuses, mais remplies d’accélérations, de breaks et de contre temps étonnants, à l'image des redoutables Edible Autopsy et Mangled. Tandis que certains titres font rapidement figure de classique, à commencer par le court et entraînant Skull Of Maggots, repris à pratiquement tous les concerts, d’autres incroyablement rapides et techniques, forcent déjà l’admiration, tel Buried In The Graveyard, aux riffs de Jack Owen & Bob Rusay particulièrement dévastateurs en son début.
Eaten Back to Life ne frise toutefois pas la perfection, ne possédant encore ni une précision rythmique chirurgicale, ni une maîtrise vocale imparable. La production de Scott Burns manque parallèlement d’une certaine épaisseur, privant l’ensemble de la pleine puissance exigée.
Aidé par le soutien inconditionnel de son label, mais aussi par son concept et son langage résolument infâmes, Cannibal Corpse fait ainsi une entrée remarquée au sein la scène extrême, lui permettant de s’installer confortablement aux côtés des ténors du death floridien, mais manquant toutefois encore d'une pleine identité et donc d'une parfaite crédibilité. Sans se hisser parmi les standards deathmetal de l’année 1990, tels Deicide, The Key ou Left Hand Path, Eaten Back to Life lâche néanmoins des titres percutants et remarquablement ficelés, constituant une excellente mise en appétit, et démontrant déjà le formidable potentiel du gang Webster.
Fabien.
8 commentaires |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Eaten Back to Life est le premier album du groupe désormais culte de death gore et brutal américain, Cannibal Corpse. On notera au passage la participation en backing vocals de Glen Benton de Deicide et Francis H Howard d'Incubus. Cannibal Corpse joue un death brutal américain typique basé sur des mélodies rythmiques et soutenu par un gros chant guttural réalisé ici par Chris Barnes aujourd’hui dans Six Feet Under.
Toutefois, dès ce premier album, Cannibal Corpse tire son épingle du jeu en arrivant à faire se côtoyer une brutalité affirmée et des riffs entraînants et compréhensibles. En effet, malgré des compositions reposant majoritairement sur des passages grind (sans pour autant utiliser des gros grinds apocalyptique à la Napalm Death) ou bien speed musclé avec des accélérations brusques et un chant guttural très rapide et saccadé débitant une ligne par seconde, Cannibal Corpse ne cède pas à la linéarité ou à la simple brutalité en entrecoupant ses compositions de passages plus entraînants et efficaces comme dans « Put Them to Death » et qui restent facilement gravés dans la mémoire.
Cannibal Corpse utilise aussi quelques passages plus lents, que ce soit en introduction comme dans « Born in a Casket » ou en milieu de chanson comme dans l'excellente « A Skull Full Of Maggots » ,qui reste un classique de Cannibal Corpse et se retrouve dans chacun de leur concert, permettant ainsi aux passages brutaux suivant de ressortir deux fois plus et de garder toute leur puissance. Pour relancer la machine, Cannibal Corpse a également recourt à de nombreux ponts et coupures en à-coups où batterie et guitares sont en parfaite adéquation avant de se plonger dans de redoutables soli endiablés comme dans « Shredded Humans », « Rotting Head » et « The Undead will feast ».
Tout cela fait d’Eaten Back to Life un album certes brutal mais également accrocheur et efficace.
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