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Chronique
 | note : 14/20 | Juin 1991, le death metal bat son plein et, c’est au tour de Cancer de sortir son second essai, finement intitulé Death Shall Rise. Cette fois-ci, son label Vinyl Solution met le paquet en terme de promotion en commandant notamment une superbe pochette à J.Tomlin, dans un esprit très Dan Seagrave.
Il faut dire que Cancer suscite à cette époque beaucoup d’intérêt, puisqu’il intègre désormais dans ses rangs le redoutable James Murphy, connu pour ses soli remarquables sur Spiritual Healing (Death) et Cause Of Death (Obituary), et invite le non moins célèbre Glen Benton (Deicide) à pousser quelques backing sur le titre Hung, Dawn and Quartered.
Côté compositions, Cancer progresse en proposant des titres moins primaires, aux rythmiques plus complexes, à l’image du très bon Back From The Dead. Scott Burns livre de son côté une production claire et heavy, dotant l’album d’un son assez tranchant, même si ce dernier pèche un peu au niveau de la batterie. Les vocaux de John Walker sont également plus travaillés, et possèdent un guttural plus profond. Enfin, pour couronner le tout, James Murphy signe l’intégralité des soli, qui permettent une meilleure mise en valeur de l'ensemble, même si la qualité de ses leads n’égalent pas celles délivrées sur Spiritual Healing.
Mais, malgré un effort certain dans la composition des morceaux, ceux-ci s’avèrent au final moins percutants que les tueries de To The Gory End, la précédente réalisation ; en effet, les riffs assassins de Blood Bath ou Imminent Catastophy du premier album, font place à des rythmiques certes travaillées, mais tout de même moins accrocheuses, à l’instar d’un Cause Of Death, plus technique mais moins incisif que Slowly We Rot.
Death Shall Rise permet néanmoins aux britanniques de se faire un nom sur la scène death metal en cette année 1991, grâce à des titres désormais baptisés old school, qui correspondent parfaitement au style death gore de l’époque. Aujourd’hui encore, les très bons Tasteless Incest ou Internal Decay s’écoutent avec un plaisir non dissimulé.
Fabien.
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Mercredi 11 Juillet 2007 |
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