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| 24 Mai 1991 - Vinyl Solution |

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1. Hung, Drawn, and Quartered
2. Tasteless Incest
3. Burning Casket
4. Death Shall Rise
5. Back from the Dead
6. Gruesome Tasks
7. Corpse Fire
8. Internal Decay |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Juin 1991, le deathmetal bat son plein et c’est au tour de Cancer de sortir son second essai, finement intitulé Death Shall Rise. Cette fois-ci son label Vinyl Solution met le paquet en terme de promotion, en commandant notamment une superbe pochette à J.Tomlin, dans l'esprit des illustration du maître Dan SeaGrave.
Il faut dire que Cancer suscite à l'époque beaucoup d’intérêt, intègrant non seulement dans ses rangs l'imparable James Murphy, remarqué pour la brillance de ses soli sur Spiritual Healing et Cause Of Death (Death, Obituary), mais invitant aussi le non moins célèbre Glen Benton (Deicide) à pousser quelques backing sur le titre Hung, Dawn and Quartered.
Cancer progresse parallèlement en proposant des titres un peu moins primaires, aux rythmiques soignées, à l’image du très bon titre Back From The Dead. L'ingénieur du son Scott Burns livre de son côté une production claire et heavy, dotant Death Shall Rise d’un son relativement tranchant, bien que le son de la batterie soit assez léger. Les vocaux de John Walker sont également plus travaillés, le growler possèdant désormais un timbre guttural plus profond. Enfin, James Murphy signe l’intégralité des soli, permettant une bonne mise en valeur des compositions, même si ses leads s'accordent parfois mal à l'ensemble, ni rivalisent avec son travail gigantesque sur Spiritual Healing.
Mais, malgré l'effort certain de Cancer, ses nouveaux morceaux s’avèrent finalement moins percutants que les tueries du prédécesseur To the Gory End. Les riffs assassins de Blood Bath ou Imminent Catastophy du premier album font effectivement place à un riffing souvent moins accrocheur, à l’instar du Cause Of Death d'Obituary, plus dense mais moins incisif que Slowly We Rot.
Death Shall Rise permet néanmoins aux trio britannique de se faire un nom sur la scène deathmetal en cette année 1991, grâce à des titres désormais baptisés old school, qui correspondent parfaitement au style death gore de l’époque. Aujourd’hui encore, les très bons Tasteless Incest ou Internal Decay s’écoutent avec un plaisir non dissimulé.
Fabien.
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