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Filosofem

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BURZUM - FILOSOFEM (CD)

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01 Janvier 1996 - Misanthropy Records / Cymophane Records
Burzum : Filosofem, chronique, tracklist, mp3, paroles Tracklist

1. Dunkelheit 07:05
2. Jesu Død 8.39
3. Erblicket Die Töchter Des Firmaments 07:53
4. Gebrechlichkeit I 07:53
5. Rundgang Um Die Transzendentale Säule Der Singularität 25:11
6. Gebrechlichkeit II 07:53

les paroles
Note
17/20
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Chronique

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note : 20/20
C'est étrange ces galettes que l'on fait tourner une fois tous les six mois, et qui procurent toujours autant de plaisir. "Filosofem" est un de ces albums impérissables comme on n'en fait plus que trop rarement. Après six chroniques, et il est rarissime qu'un album en suscite autant (et même deux du même auteur), quel besoin donc d'ajouter la mienne ? Aucune a priori. Pourtant, s'il y a tant de chroniques, c'est que "Filosofem" nous fait nous poser des questions, d'innombrables questions. Disons, en ce qui me concerne, parce que l'on peut tout aussi bien l'écouter sans s'en poser, mais l'écoute ne pourra jamais pour autant se faire d'une oreille distraite. Je précise tout de suite que j'ai mis 20/20 à cet album.

Varg n'a que dix-neuf ans quand il compose ces soixante-quatre minutes si denses de musique glaciale, sombre et depressive. Dix-neuf ans, et il produit une musique d'une maturité incroyable. "Glacial", "sombre", "depressif" : voilà les adjectifs qui reviennent le plus souvent quand on parle de cet opus. C'est vrai, il y a de tout cela. On y ajoute parfois qu'il est malsain. Je le dirais plutôt purement mystique. On voit aussi ce que les Xasthur et autres Shining lui doivent, ce qui n'enlève rien à leur talent.

"Rundgang um die transzendentale Säule der Singularität" s'écoule paisiblement de mes enceintes au moment où j'écris et m'invite à la méditation. La magie opère toujours. Si j'écris cette chronique, c'est avant tout parce que dans les précédentes, il y a un mot que je n'ai pas lu une seule fois, c'est le mot "émotion". Alors je ne vais pas me lancer dans une critique musicale morceau par morceau, ce serait inutile, car toute personne s'étant penchée sur "Filosofem" sait qu'il recèle des joyaux magnifiques tels que "Dunkelheit" ou "Jesus Tod". Saturation extrême, voix écorchée, simplicité et efficacité absolue. En un mot, il y a du génie dans ces compositions. De l'émotion et du génie.

"Dunkelheit" qui ouvre l'album est un morceau qui m'a tiré plus d'une fois les larmes à des periodes où j'étais plus "receptif", c'est à dire plus dépressif. Ces périodes où l'on a envie d'en finir, et il est vrai que l'album constitue la bande-son idéale d'un suicide. Je n'en déconseillerais pas pour autant l'écoute à un auditeur en détresse, car ce qui s'en dégage peut aussi inviter à la reflexion et au recul. Ce n'est que mon humble avis, et mon expérience. De toutes manières, le Black Metal n'a jamais été une musique à vocation ludique ou distrayante, et Burzum moins que tous les autres.

[Parenthèse]
La seule question que je me pose encore à propos de "Filosofem" est la suivante, et elle est en lien avec son auteur : comment un musicien capable de mettre en notes et en mots un tel condensé d'émotion pure et de sublime a pu devenir ce qu'il est aujourd'hui et developper des idées aussi nauséabondes et purulentes. Comment, et pourquoi ? Cela m'a amené recemment à une redécouverte des racines du Black Metal. Chacun, même les plus réfractaires, ne peuvent nier l'impact qu'on eu des groupes tels que Sarcofago, Mystifier ou Vulcano sur la scène BM, des groupes d'Amérique Latine de milieu/fin des années 80, des groupes de "nègres" comme dirait le sieur Vikernes, qui a renié le metal, sous pretexte que le metal, justement, venait des "nègres". Je lisais récemment sur un forum (pourtant pas vraiment orienté à gauche, si vous voyez ce que je veux dire) le raisonnement suivant: Pas de groupes sud-americains >>> pas de Burzum >>> pas de NSBM. C'est réducteur et concis, mais c'est tellement juste (et agréable à lire). En effet, que personne n'oublie d'où vient cette musique, et à chacun de s'en souvenir avant de prôner l'éradication de ces "non-blancs inférieurs"...
[/Parenthèse]

Pour en revenir à "Filosofem", et conclure, je dirais qu'il faut s'abstraire de l'idéologie pour apprécier l'oeuvre, mais aussi que l'oeuvre elle-même, de par sa transcendance, permet de s'abstraire de l'idéologie. Cet album est une lente agonie, un souffle morbide, la fin d'une époque, la fin d'un grand groupe, et d'un point de vue musical, c'est une expérience unique. Fermez les yeux et laissez vous simplement transporter.

Replay.

6 commentaires Lundi 15 Janvier 2007


Chronique

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note : 8/20
Ah tiens, une nouvelle chronique de Filosofem. Voyons voir...
Kwa ??? 8/20... Mais qui est ce type ??

Salut les copains ! Oui c'est moi. Bon trêve de blablatage, que les fans outrés gardent leur discours inquisiteur pour plus tard. Oui, je n'aime pas Burzum et en particulier celui-là. Il faut dire qu'ayant découvert la musique du sieur Varg avec un Hvis Lyset Tar Oss très langoureux mais cohérent dont le pouvoir hypnotique pouvait palier le manque de riffs, je fus enthousiaste au début.

" T'as aimé le précédent, hein ? Alors tu vas adorer celui-ci.", m'annonça mon ami Jeff ( faut bien choisir un nom quoi... ) au comble de l'extase.
- Ca donne quoi ?
- Ben, du Burzum quoi. Ambiant comme Hvis mais encore plus torturé.
- Ah bah oui, Hvis était sympa, bien sombre, bien que je n'écouterais pas ça des heures.
- Et bien, j'paie trois tournées si tu tombe pas dans le noir en écoutant Filosofem...

Un pari quelque peu inutile connaissant ses goûts, puis je lui devais déjà la découverte de Burzum. Mais j'acceptais. Il me prêta donc l'objet en question que j'emportais plein de curiosité. Le rituel classique une fois rentré à la casa : enfournage de galette dans le lecteur, verre de pinard et pochette du disque à la main, le corps calé dans le fauteuil.
" Sympa la cover. En espérant que la musique ne ressemble pas à une mégère soufflant dans sa trompe de chasse", pensais-je ironiquement.
Si j'avais su...

Dunkelheit ouvre la marche sur cette gratte grésillante, son introduction est pas mal imaginée, une bonne immersion.
Débarque une batterie légèrement réverbérée exécutant un quatre temps classique. Ce qui attire mon oreille sur le moment, c'est cette lenteur de jeu, et pas forcément dans le bon sens, imaginant un Varg shooté derrière ses fûts. Ils sont vraiment trop evil ces gars-là, ils se défoncent pendant l'enregistrement...
Les quelques notes de synthé ne sont pas des mieux accueillies non plus, leur caractère mielleux fonctionnait sur l'opus précédent. Ici, une odeur de vieillard fatigué casse tout.
Lorsque le comte tire ses premières paroles du gosier, c'est la grimace. Cette distorsion frivole lui fait perdre une ampleur quelle parvenait à atteindre auparavant, même si elle n'a jamais été ma tasse de thé.
Le couplet reprenant de plus belle, le manque se fait sentir en une fois. Oui c'est sombre mais ça n'enfonce pas pour autant. C'est homogène mais le côté langoureux me laisse froid cette fois.
Mais Dunkelheit se termine et Jesus Tod me tire de ce début de léthargie par son riff bien froid très sympathique. Une double grosse caisse assez étouffée renchérit, ressuscitant mes espoirs. Ca marche cette fois, ce même malgré la voix faiblarde. Pourtant, le tout ne décolle pas. Le morceau est trop long et se répète de trop. Sensé développer une ambiance malsaine, celle-ci n'apparaît pas et son attente sombre dans un ennui inexorable.
Et à partir de là, c'est la chute. Erblicket Die Töchter Des Firmaments réouvre le voile nonchalant sur cette batterie tire au flan et cette guitare qui se languit sur ses accords chiants. Mais quel est le but exactement ? Me plonger dans un sentiment obscur ou m'offrir un cachet de somnifère gratos ?
Et puis ce Gebrechlichkeit... Il est sensé faire quoi ? Le faire fondre ? C'est bien parti avec un morceau dépourvu de rythmique, à la guitare plaintive, ce synthé nul et ces vocaux énervants. Ces derniers savent cependant traduire un côté fort torturé ici, ce qui ne sauve malheureusement rien.
Je dois être réellement incompatible. Je vais quand même pas faire la position du lotus pour capter l'énergie auditive du triste sire...
Tel Tomhet, Rundgang Um Die Transzendentale Säule Der Singularität s'annonce comme l'une des fameuses œuvres brouillons, spécialité du comte : Un morceau atmosphérique exécuté péniblement par le biais d'un synthé. Etrange que je ne ronfle pas encore. De toute façon, ça sent la fin naturellement. Tiens non, il en reste un. Ah ouais, chouette, l'instrumental de Gebrechlichkeit. Super, tu vas voir, j'vais imiter le Vargounet... Reurgh... "tousse". Hum, plus tard, pour ainsi dire jamais.

Non Filosofem ne prend pas, je m'ennuie. Varg fut réputé pour avoir délivré une obscurité intérieure surpuissante par ses œuvres. Celle-ci m'a parut aussi dopante qu'un flacon de narcotique. Et même si le pelage de l'animal dégage un effluve sulfureux évident, sa nonchalance et sa langue pendante le mettent dans l'incapacité de m'impressionner davantage. Je ne suis probablement pas réceptif au Black Metal très atmosphérique. Pourtant, bien plus tard, je fut séduit par les litanies de Drudkh et son Autumn Aurora et me prit une fameuse baffe avec Wolves in the Throne Room.

Pour moi, Filosofem n'a d'intérêt que son contexte historique, le dernier album black de Varg, dans les bacs après son incarcération, et parmi les premiers opus de ce genre de black très posé. Les ovations ont tellement fusées à son égard. Ses œuvres lui ont même apporté le titre de génie décerné par certains admirateurs. Un statut plus que surestimé en ce qui me concerne. C'est facile de faire de l'ambiant pareil, je regrette. Cela peut réellement toucher si on lui accorde plus de travail, une structure moins itérative et, sans nul doute, un soupçon de magie.
Ici, il n'y a rien... Enfin, le point positif, Jeff a payé la tournée...

17 commentaires Vendredi 18 Janvier 2008


Chronique

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Dernier album black pour notre ami Vargounet. Peut être que ce sentiment m'apparaît parce que je sais que c'est le dernier, mais je trouve que ça s'entend : cet album est le dernier souffle (ou presque) avant la mort, la dernière prière du condamné. Il préfigure ainsi Hlidskjàlf, qui lui sera l'illustration de la lente mort de Burzum, quand tout est fini. Cet album, du point de vue des compositions, n'est pas le meilleur, et loin de là ! (très largement dépassé par Det Som Engang Var). Je m'explique : les
morceaux durent tous sept à huit minutes (à une exception près, dont nous reparlerons), et sont tous basés sur un ou deux riffs ! Mais à l'écoute, il est totalement impossible de penser ces morceaux autrement qu'ultra répétitifs. Varg use ici encore un fois du système de boucle, la guitare éraillée répète inlassablement le même riff, on a jamais vu batterie plus statique (pas de breaks, aucune variation) et la voix, outre une récitation sur « Dunkelheit », est rouillée, beaucoup plus en retrait, et, chose importante, beaucoup moins agressive que sur les autres albums. Le tout est saupoudré d'un clavier, discret et froid, très distant (comme l'album entier), à la fois profond et cristallin. Burzum a réussi quelque chose, qui, quelques années plus tôt, n'aurait même pas été de l'ordre de l'imaginable : il a fait un album de black metal non agressif. Et voilà, à partir de ce chef d'ouvre vont pouvoir émaner les Summoning, Xasthur, Paysage D'Hiver et autres. Burzum a tout simplement fait l'album de black le plus atmosphérique de tous les temps et n'a jamais été égalé depuis (et probablement ne le sera jamais). Les ambiances se font moins forestières que sur le précédent « Hvis Lyset Tar Oss » (mais rassurez vous, le count fait toujours de la musique des bois), ici les ambiances sont hivernales, voire neigeuses (la guitare me fait penser à un tourbillon ennneigé). Le tout est complété par un artwork fort beau (on est habitué, à force) signé Theodor Kittelsen (tiens donc !) ; donc la neige, l'hiver, la forêt (bref, la norsk foresk). Burzum était encore un peu vivant sur les trois premiers titres, puis commençait à fatiguer sur « Gebrechilchkeit ». Et puis, soudain, il meurt. Enfin, ce n'est pas vraiment soudain, vu que ça met quand même 25 bonnes minutes (!). Fini les guitares, fini la batterie, finie la voix !
Place à une petite demi-heure de clavier hypnotisant, qui entraîne lentement à la disparition totale. La même boucle est répétée durant tout le morceau, qui pourtant passe sans ennui ! Le temps semble s'être arrêté. Le dernier morceau, reprise éthérée de Gebrechlichkeit, constitue une sorte de souvenir du dernier instant, avant la fin de cette ouvre (là, on s'empresse de refaire tourner le disque). Burzum ne fera plus jamais de black metal.
Morceau recommandé : impossible, l'album s'écoute en totalité.

0 commentaire Dimanche 12 Decembre 2004


Chronique

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note : 18/20
Dernier album avant l'incarnation de Varg, Filosofem est un tournant pour le groupe, le passage du black brutal aux champs écorchés vers un black ambiant plus posé. Bien que les guitares soient toujours aussi saturées, les cris sont plus rares, certains morceaux étant des instrumentaux, mais ne perdent pas pour autant de leur force, ils sont au contraire plus expressifs, plus pure aussi. On a l'impression que sur cet album Burzum se calme mais que ce n'est que le repos d'une bête toujours enragé. On a même le droit par çi par la à quelques chants clairs, tristes, résignés qui donnent en associations avec les instrumentaux bien que répétitif une ambiance unique que seul Burzum sait créer ; la régularité des instrumentaux, leur vitesse, on sent a peine les variations, le changement se fait subtilement sans que l'auditeur s'en rende compte qui est plongé dans ce monde obscure, ténébreux qu'est celui de Burzum.

0 commentaire Mercredi 01 Octobre 2003


Chronique

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note : 18/20
J'ai déjà eu l'occasion d'écouter un album de Burzum et je n'avais pas spécialement accroché. Ayant décidé de réitérer cette expérience avec l'album ''Filosofem'' j'ai eu exactement les mêmes impressions que lors de mon 1° essai.

En soi, l'album se laisse parfaitement écouter, la musique est belle mais ce n'est pas cela que j'apprécie le moins. La première chose caractérisant la musique de Burzum est la guitare : elle est saturée au maximum ce qui rend l'écoute agaçante à la longue. Puis il y a toujours les mêmes bruits de fond qui donnent à la musique une autre dimension, laissant un grand moment d'évasion et de réflexion (d'où le titre . enfin je pense) à l'auditeur. Quant à la voix elle reste la même d'un album à l'autre, très faible par rapport aux autres instruments. Par contre, je trouve les morceaux très répétitifs donc après la première minute d'un morceau on sait quasiment à quoi s'attendre du point de vue de la musique (j'exagère peut-être un peu mais c'est quasiment cela !!!).

Dans l'ensemble cet album n'est pas trop mal, il est très dépressif et il ne faut surtout pas avoir envie de mettre fin à ses jours avant d'écouter cet album sinon, après écoute, l'envie de prendre une corde n'est pas loin. Pour ma part Burzum est (enfin Burzum n'existe plus . Mr VIKERNES ayant encore de nombreuses années à passer en prison) un genre de musique complètement à part du reste, réservé à un certain auditoire averti.

0 commentaire Mercredi 01 Octobre 2003


Chronique

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note : 17/20
Cet album est pour moi le meilleur album du one-man-band. Jamais l’ambiance de Burzum n’a été aussi malsaine et « true ». Les riffs de guitares sont hypnotiques doublés d’une sonorité tout simplement déchirante. C’est comme si des lames nous transperçaient par leur froideur (mention spéciale à « Jesus Tod » tout simplement génial, l’un des meilleurs titres du répertoire). Une batterie toujours aussi peu encline à une quelconque technicité, des claviers plus naturants et des titres toujours aussi longs, on peut cependant regretté que la voix ne fasse plus dans le raclement de gorge, mais dans le brouillage chaotique. La seconde partie du disque se fait plus abstraite, lorgnant plus vers l’ambiant teinté d’un paganisme non feint, une fois doublée par ces guitares aussi caractéristiques. Dommage toutefois que (on prend son souffle) « Rundgang um dietranszendentale Säule der Singularität » soit beaucoup trop long (25 minutes) malgré sa portée philosophique basée sur la transcendance spirituelle. Alors cet album ? Chef-d’œuvre ? S’il est, il a malheureusement vieilli avec le temps malgré son évidente qualité. Culte ? Affirmatif !! Une pièce indispensable pour tout fan de black-metal, car ce disque est l’une des pierre d’angle de la scène true-black.
Un album d’un autre âge…

Svartolycka

0 commentaire Vendredi 28 Mai 2004


Chronique

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note : 18/20
Filosofem est le cinquième album de Burzum après le géniallissime Det Som Engang Var et le cultissime Hvis Lyset Tar Oss. Album sorti après sa malheureuse incarcération, Filosofem est je dirai le plus calme des albums de Burzum. Ici on a plus le droit à un black metal ambiant que du black brutal mais tout aussi noir, malodorant et dépressif.
En effet l'album compte dans ces rangs un des morceaux les plus dépressifs c'est à dire le cultissime Dunkelheit.
2crit en 1992 et sorti en 1993 sur le label Misanthropy records, Filosofem bénéficie d'une production plus true et crade que sur Hvis où le son des guitares est porté à saturation.
Musicalement, les riffs de guitares sont vraiment noirs, morbides, dépressifs, lancinants, sombres, bref, tout ce que vous voulez mais pas joyeux. La batterie se fait plus lente que les autres albums et donc fait beaucoup plus ressortir l'aspect dépressif et sombre de la musique ( parfois à la limite du doom). Le clavier se fait aussi plus présent et rend la musique très atmosphérique. Le chant de Varg, et c'est là le plus grand changement, on a plus le droit aux cris hystériques habituels mais à un chant malsain et rauque mais pas criard plutôt dépressif.
Textuellement, les paroles se font plus vikings et un peu mois morbides et sopbres, jouant plus sur la mythologie nordique.
Bref, encore un chef d'oeuvre à mettre à l'actif de Burzum.
A posséder de toute urgence !!

0 commentaire Samedi 26 Juin 2004


Chronique

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note : 18/20
Burzum est certainement l’un des groupes les plus controversés de l’histoire du metal. Son seul membre, Varg Vikernes alias Count Grishnakh, est actuellement emprisonné pour le meurtre d’Euronymous, guitariste légendaire du combo norvégien Mayhem…Alors qu’il devait sortir de prison d’ici peu, il a trouvé à nouveau le moyen de faire parler de lui en tentant une évasion en fin d’année dernière (2004). La musique que livre Burzum ne peut laisser personne indifférent : on aime ou on déteste…Qu’en est-il de ce « Filosophem » ?

Je crois que rarement (voir jamais ?), un album (tous style de musique confondus…) n’aura sonné aussi glacial que celui-ci…Dés la première chanson, « Dunkelheit », tout est dit, le tempo est assez lent, le son de guitare est bien crade, le chant est torturé, et toute la chanson s‘appuie sur des mélodies simples et froides jouées au clavier…Splendide. Bref dés le début de cette chanson, un sentiment de désolation et de nostalgie nous envahit pour ne plus nous quitter jusqu’à la dernière note de l’album… « Jesus’ Tod », bien qu’un peu plus rapide et hargneuse, est tout aussi malsaine…On imagine bien Mr Vikernes en train de composer ces chansons, assis à flan de montagne, observant une plaine deserte glacée de la campagne norvégienne… « Erblicket die Tochter des firmaments » et « Gebrechlichkeit 1&2 » sont dans cette lignée: dépressive à souhait . A ce propos, je ne recommande en aucun cas à une personne déprimée d’écouter cet album…La dernière chanson qui est présente sur ce « Filosophem » est « Rundgang um die transzendentale Säule der singularität », un instrumental joué exclusivement au clavier qui dure près de 25 minutes (!), et qui pourrait faire office de musique de fond à n’importe quelle occasion…

Qu’on adhère ou pas à l’idéologie odieuse de Varg Vikernes, on est obligé de reconnaître qu’il restera l’un des maillons forts de l’histoire du Black Metal…l’un des seuls à avoir réussi à nous pondre des œuvres de l’acabit de ce « Filosophem », qui est à mon sens l’un des meilleurs albums de Black que j’ai écouté à ce jour…

0 commentaire Mardi 29 Mars 2005


Chronique

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note : 18/20
Pour ceux qui s’en souviennent, lors de ma première chronique de Filosofem, j’avais attribué un 11/20 à l’œuvre de Varg Vikernes. Alors pourquoi un tel changement ? Je ne veux surtout pas me chercher des excuses, d’ailleurs ce que j’ai écris correspondait à ce que je pensais sur le moment. Il n’y a que les c*ns qui ne changent pas d’avis … ce n’est pas le cas car cette phrase a pour seul but de faire croire aux personnes réellement c*nnes qu’elles ne le sont pas. Ce n’est pas mon cas (enfin … je le souhaite et l’espère !). Je dirai simplement que, durant cette période, j’étais beaucoup plus attiré par du Black Symphonique, je ne connaissais pas encore les doux supplices que peut provoquer une écoute d’un CD de Black impur et froid. Je n’étais sûrement pas prêt encore à m’immiscer dans cet univers.

Bref, je vais cesser ce laïus pour vous dire que suite à une deuxième écoute, j’ai perçu d’une façon complètement différente cet album dont la qualité subjugue dès les premières arpèges de ‘‘Dunkelheit’’. Comme l’indique le nom de l’album, la musique de Filosofem invite à une réflexion personnelle guidée à merveille par la musique proche du Black Ambiant. Grâce à cette deuxième écoute j’ai saisi la beauté des compositions de cet album, comment avais pu passer à côté d’une telle merveille ?

La palette de sentiments et de couleurs musicales sur cet album est merveilleusement exploitée et une écoute de Filosofem est à chaque fois un plaisir immense. A savourer allongé, les yeux fermés et dans un état tel que l’on soit prêt à accepter un voyage au plus profond de soi, de se remettre en question ou bien de méditer sur un sujet quelconque, car justement la musique porte à réflexion, mais une réflexion libre.

1 commentaire Lundi 01 Aout 2005


Chronique

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note : 19/20
Voici pour moi et pour beaucoup le meilleur et le plus célèbre album de Burzum. C'est le premier album sorti après l'emprisonnement de Varg.

Les 6 morceaux qui composent Filosofem peuvent être divisés en 2 genre :
Les 3 premiers sont dans la continuité de ce qu'a fait Burzum jusque là, c'est à dire des titres résolument black metal.
Une voix brouillée qui se perd au milieu de guitares saturées au son si particulier (crade et bien sombre), une ambiance des plus glaciales mais avec une hargne incroyable, on a l'impression que ça bouillonne dans la tête de Varg.
Pendant longtemps mon titre préféré a été Dunkelheit mais maintenant je crois que je préfère Jesus'Tod.
Les 3 autres morceaux annoncent les deux albums suivants, dans une veine atmosphérique, ambiante et expérimentale.
Gebrechlichkeit I diffère du II par l'ajout de la voix de Varg, sinon c'est exactement le même morceau.
Rundgång Um Die Transzendentale Säule De pousse encore plus loin le côté ambiant avec uniquement la présence d'un synthé.
Pendant 25 minutes, trois notes sont répétées sans cesse (mi bémol, sol bémol, si bémol, enfin je crois) et confère au morceau un côté hypnotique et obsédant.
L'ensemble des instruments est réduit à sa plus simple expression (guitare, batterie, synthé), disons que les compos sont des plus banales et les riffs répétitifs mais l'ambiance qui se dégage de ces morceaux est incroyable.
D'ailleurs cela permet une immersion parfaite...Le mieux pour écouter ces morceaux, c'est seul, au casque dans le noir (ou en pleine forêt).

Rundgång Um Die Transzendentale Säule De apparait en version écourtée sur la bo du film Gummo d'Harmony Korine.
La pochette est signée Theodor Kittelsen et franchement elle pète !!

0 commentaire Lundi 30 Juin 2008


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