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Bon j’ai commencé par parler de la jaquette car c’est ce qu’on voit en premier sur cette pièce. Sans aller beaucoup plus loin, on peut découvrir à l’arrière du boîtier, sous les titres et sous la petite explication des conditions d’enregistrement de cet opus une petite photo d’Anton La Vey, l’instigateur du « Satanisme moderne » (une sorte de secte pleine d’orgies tribales en réalité, basée sur un livre pompeusement appelé « Bible Satanique » par ses utilisateurs et surtout par son auteur)… bref, là n’est pas la question : cette photo est barrée et autour on peut voir le fameux logo de Deathlike Silence : « no fun, no core, no mosh, no trends ». On voit tout de suite l’amour porté par Vikernes pour cet individu. Bon, pour ce qui est de la musique, les initiés sauront de quoi il s’agit : on trouve dans ce mini album les fondements, ou plutôt la suite des fondements du Black Metal que le précédent album, Burzum, avait posés. La musique n’est pas rapide, pas surexcitée, pas belle : c’est du black. Du black pur et simple, froid comme la lame d’un couteau, aiguisé comme une faux, prêt à trancher la chrétienté toute entière s’il le pouvait. Bien loin des ambiances du Mayhem de l’époque, Burzum nous emmène dans les contrées du Mordor, pleine de haine et de folie dure, où même les pires créatures risquent leur peau à tout instant. Alors on peut dire qu’ « Aske » constitue une exception : Vikernes n’est pas seul à jouer sur cet opus. Et devinez qui vient l’assister ? Samoth qui jouera la basse ! Preuve s’il en faut que les membres d’Emperor ont eux aussi un passé sulfureux. D’autre part, pour la petite histoire, il est bon de rappeler que cette église a été brûlée un 6 juin à 6 heures du matin (lire 666). Très mystificateur dès que ça concerne ses actions, Vikernes a démenti par la suite que c’était une preuve de satanisme, considérant plutôt cela comme une commémoration d’un quelconque rituel païen à la gloire d’Odin, tout en assurant « qu’il ne fut jamais sataniste, lui, grand visionnaire devant tous ! »… que vient faire alors le titre « Dominus Sathanas » sur cet albim alors ? Enfin ceci n’est qu’un détail, mais il confirme la tendance auto mystificatrice du comte, le rendant donc peu crédible par la suite… Bon, fini de taper sur le comte ! Cet album est un must pour tout black metalleux, et là encore, ceux qui n’ont pas encore la réédition comprenant le premier album finiront pendus à des crochets de boucher : « l’Inner Circle » rôde… (LOL)
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