Balls to Picasso

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Nom du groupe Bruce Dickinson
Nom de l'album Balls to Picasso
Type Album
Date de parution 1994
Produit par Baby Shay
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album151

Tracklist

Re-Issue in 2005 by Sanctuary with a bonus disc
1. Cyclops 07:56
2. Hell No 05:11
3. Gods of War 05:01
4. 1000 Points of Light 04:24
5. Laughting in the Hiding Bush 04:20
6. Change of Heart 04:59
7. Shoot All the Clowns 04:23
8. Fire 04:27
9. Sacred Cowboys 03:51
10. Tears of the Dragon 06:20
BONUS DISC (Re-Issue 2005)
1. Fire Child 06:23
2. Elvis Has Left the Building 03:23
3. The Breeding House 05:18
4. No Way Out ... to Be Continued 07:30
5. Tears of the Dragon (Acoustic Chillout) 04:31
6. Winds of Change 04:13
7. Spirit of Joy 03:12
8. Over and Out 04:31
9. Shoot All the Clowns (12" Extended Remix) 05:38
10. Laughing in the Hiding Bush (Live) 04:16
11. The Post Alternative Seattle Fall Out (Live) 05:03
12. Shoot All the Clowns (7" Remix) 04:16
13. Tibet 03:02
14. Tears of the Dragon (First Bit, Long Bit, Last Bit) 08:19
15. Cadillac Gas Mask 04:08
16. No Way Out ... Continued 05:21
Total playing time 51:08

Commentaire @ Evilspell

25 Août 2006
Après un "Tattoed Millionaire" intéressant mais qui n’était qu’un petit projet "fun" pour passer le temps, Bruce "Air Raid Siren" Dickinson remet ça et va définitivement (enfin presque) renoncer à sa carrière avec Maiden pour ce consacrer exclusivement (enfin presque... hum) à cette nouvelle expérience en solo.

C’est donc avec "Balls to Picasso", encouragé par Rob Smallwood après la sortie de "Fear Of The Dark", que Bruce va véritablement prendre un virage à 190°, aussi bien dans sa carrière que dans sa vie, et contre toute attente réussir ce pari osé et s’envoler plus tard pour 4 autres albums studio plus aboutis à chaque nouvel opus, pour finalement arriver en mai 2005 au summum de son art : "Tyranny of Souls"... Mais ça, c’est une autre histoire.

Revenons à "Balls to Picasso", avec un peu d’histoire, passage obligé à cause de la symbolique de cet album. Pour l’info, en fait, "Balls" a été réécrit trois fois, rien que ça ! Normalement prévu pour novembre 1992, c’est finalement plus d’un an plus tard que sortira la version définitive de cet album. Initialement ce nouvel opus devait s’appeler "Workaholic". Bruce enregistra cette première version avec un groupe du nom de Skin et le fit produire par Chris Tsangarides, qui avait également produit avant cela "Tattooed Millionaire". Finalement très déçu du résultat, essentiellement parce qu’il à été réalisé à l’arrache, Bruce décide de ne garder sur les 13 morceaux que "Tears of the Dragon", que l’on retrouve sur la version définitive de "Balls to Picasso".

Bruce s’en va ensuite à Los Angeles, pour rencontrer Keith Olsen, un producteur qu’il considéra comme étant capable de remixer ce qu’il avait déjà en boîte. Là-bas, il découvrit un énorme studio, ayant à sa disposition des musiciens, des gospels, un orchestre classique et même du matériel informatique à la pointe de la technologie (celle de 1992...). Il jugea alors propice d’utiliser le potentiel musical qu’il avait à sa disposition pour commencer à composer un tout nouvel album.

Cependant, durant les rencontres qu’il fit à Los Angeles pendant la composition de ce nouvel album, il fit la connaissance d’un groupe "noisy" local nommé Tribe Of Gypsies. Le courant passa superbement bien entre le groupe et Bruce, d’un point de vue musical en tout cas, notament avec Roy Z, ce qui encouragea Dickinson à abandonner l’idée de composer l’album dans ce gros studio impersonnel et à réécrire une troisième fois son album avec ce groupe, pour le rendre plus humain.

C’est à ce moment que Bruce prit définitivement la décision de quitter Maiden, frustré par la restriction artistique que lui imposait malgré lui Tattooed Millionaire et Steve Harris notamment. Il décida, puis déclara en février 1993, qu'il était temps de quitter le groupe avant que cette frustration ne déteigne sur l’amitié qui le liait avec les membres de Maiden.

Durant une dernière tournée bien connue des fans de Maiden, Bruce passera son temps à écrire les titres de "Balls to Picasso" avec l’aide de Roy Z, le guitariste de Tribe Of Gypsies. Et c’est finalement quelques mois plus tard au début de l’année 1994 que sortira "Balls to Picasso".

Alors, est-ce que cela valait vraiment la peine de subir autant de péripéties, autant de remises en questions et autant de réécritures pour cet album ? La réponse est : "oui"... Mais uniquement parce cet album sera le fil conducteur des autres albums.

C'est à mon avis, avec le premier album, l'un des moins bons de la carrière solo de Dickinson, notamment à cause des compositions pas assez abouties et des guitares bien trop timides, ce que confirma Bruce dans une interview donnée à son défunt fan club français : "dans cet album, pour moi, il y a deux fautes : la production, car la guitare n'est pas très forte - Roy Z et moi sommes d'accord là-dessus. Le producteur, il a beaucoup de méthodes des années 80, et c'est un peu le problème de "Balls to Picasso" : il a un pied dans les années 80 et un pied dans le futur". Et c'est effictivement le sentiment qui se dégage après l'écoute de cet album : on ressent son potentiel, mais il est définitivement mal exploité, ce que corrigera Bruce avec les albums suivant.

"Balls to Picasso" commence avec "Cyclops", un titre vraiment tortueux et sombre, composé d’une intro aux bruitages qui foutent les miquettes servis par des guitares a moitié robotisées qui s’emballent lors du premier riff pour s’endormir au premier couplet et laisser la place à la voix posée et inquiétante de Bruce, qui décolle progressivement vers un refrain étrange, à l’image de ce titre vraiment bizarre. Seul un court pont vers et à la fin d’un bien trop timide solo est un peu plus chantant, et encore... Le reste du titre n’est fait que de riffs étranges surplombés d’une voix lointaine et arabisante, le tout se finissant en un fade out insultant pour nos oreilles. Vraiment déroutant comme titre, on attend tout du long que la chanson s’emballe et décolle, comme quand on s’attend à recevoir une baffe de quelqu’un et qu’on ferme les yeux très fort en attendant le moment fatidique et puis finalement, rien ne se passe. Effectivement dans ce morceau, rien ne se passe, sauf le temps : 7 minutes 55 d’ennui ferme. Ca aurait été une bonne intro si le morceau ne faisait que quelques minutes tout au plus mais là... C’est l’ennui total. Le pire c’est qu’il ont osé sortir ce titre en single.

Ensuite, on passe à "Hell No", et là, dès qu’on entend les premières notes, on à la terrible et flipante impression d’être encore sur "Cyclops". Et malheureusement c’est presque ça. En fait, c’est du "Cyclops" amélioré. L’atmosphère est presque la même ; par contre elle est beaucoup plus rythmée ; les guitares sont plus présentes mais toujours avec ce petit côté musique orientale qui se fait complètement muet dans les couplets pour ne laisser la place qu’à la basse, la batterie et la voix de Bruce. Le premier solo est encore une fois bien trop discret, et le deuxième qui se fait plus présent n’est vraiment pas terrible. Chaque riff de la chanson part en crescendo pour arriver au refrain qui calme le jeu et ainsi de suite, ce qui donne une légère impression de rythme mais en fait c’est une chanson vraiment molle quand on l’écoute bien. Ce titre s’emboîte bien avec la chanson précédente et celle qui suit.

"Gods Of War"... Avec un titre comme ça, je m’attendais à une musique épique, et finalement on retrouve le même petit côté oriental donné par la batterie et la voix de Bruce ; encore une fois la guitare est muette dans les couplets, mais le refrain est plutôt sympa : Bruce s’égosille d’une façon assez désespérée du plus bel effet. En fait, le titre est plutôt mélancolique dans l’ensemble. Il se distingue un peut des deux précédents, mais toujours en étant un peu dans le même style malheureusement.

Le titre suivant est celui qui fait décoller l’album en le sortant de cette atmosphère arabisante, avec une intro super molle et un couplet un peu blues. Il nous fait parvenir avec surprise à un refrain vraiment sympa mais qui ne dure malheureusement pas assez longtemps... Enfin, ça reste une de mes préférées de l’album : "1000 Points Of Light" a même enfin un solo digne de ce nom, assez blues, comme le reste de la chanson.

"Laughting In The Hiding Bush" est une chanson qui à été inspirée par un des fils de Dickinson. Elle est plutôt sombre, avec une intro qui reprend le riff du refrain, et encore une fois un couplet complètement absent de guitares saturées, mais qui se rattrape ensuite avec des guitares super lourdes, mais pas assez présentes, et un refrain malheureusement un peu trop simpliste.

"Change Of Heart" est certainement la pire balade que Bruce Dickinson ait chantée. C’est à la limite du ridicule. C’est le genre de chanson que pourrait facilement chanter un boys band un peu mou du genou. Les paroles étant vraiment pitoyables et la musique limite ringarde, je suis même pas sur que Kiss ait fait pire. Enfin bref, Bruce si tu nous écoutes sache qu’on t’aime toujours, on t’en veut pas, mais ne nous refais plus ça, OK ?

"Shoot All the Clowns" est malheureusement du même genre que "Change Of Heart", dans le sens où elle est beaucoup trop catchy mais cette fois dans le registre rock ’n’ roll, et avec un refrain digne du générique d’un dessin-animé. Mais je pense que c’est le genre de chanson à ne pas prendre au premier degré comme l'est le premier album, surtout quand on entend Bruce s’exprimer en rappant à moitié. C’est une chanson "rigolote" et il faut savoir que ce titre à été écrit en une demi-journée, un mois après la fin de l’enregistrement parce que Bruce trouvait qu’il fallait une autre chanson sur l’album... La qualité en est donc relativement discutable.

Par contre, le titre final, "Tears of the Dragon", a été longuement peaufiné par Dickinson qui l’a traîné pendant plusieurs années et ça s’entend ! Quel titre ! A écouter d’urgence ! C’est encore une ballade en acoustique, certes, très jolie et agréable à l’oreille, limite berceuse au début. Heureusement Dickinson nous réveille agréablement pendant le refrain un peu trop criard peut-être, mais c’est aussi ce qui fait son charme. Ensuite, place au déluge desservi par un long solo crescendo qui vous en fout plein la gueule au fur et à mesure que les secondes avancent. Un truc à vous filer la chair de poule, mais qui vous calme tout de suite avec un petit passage qui sonne un peu reggae pour enchaîner et finir sur un petit bout de refrain. Ce titre est de loin le gros point fort de cet album, et c’est pas pour rien que "Tears of the Dragon" a été choisi pour faire un clip (où ils ont d’ailleurs oser couper le solo...).

Pour conclure, on peut dire que "Balls to Picasso" n’est pas un mauvais album, mais qu'il est loin d’être une petite bombe comme le sont pratiquement tous les autres albums qui suivront celui-ci. C’est une sorte d’album test pour Dickinson, qui fixera la voie à suivre pour les prochains opus marquant le début d’une carrière solo grandiose, contrastant avec celle de Maiden, qui à cette époque, elle, penchait sérieusement de l’aile.

11 Commentaires

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Venenum - 08 Fevrier 2011: @ZazPanzer : Tu m'as convaincu de tenter la suite. J'espère ne pas être déçu. Ma foi inébranlable en Dickinson (à l'époque, car elle s'est sérieusement émoussée depuis)m'avait poussé à acquérir cet album. Grosse déception. Je vais te faire confiance et embrayer sur la suite.
ZazPanzer - 08 Fevrier 2011: Accident of Birth est très accessible et voit Bruce renouer avec du Heavy Classique, avec le retour d'Adrian Smith, mais Chemical Wedding et Tyranny, plus complexes (surtout CW), plus sombres et violents, sont bien meilleurs, et osent tout ce que Maiden n'a jamais voulu ou su faire pour évoluer et se moderniser.
Commence peut-être par Accident si tu ne veux pas être trop déstabilisé par rapport à du Maiden, mais si tu as un peu de thune à mettre dans les disques, achète toi les 3, une caisse de bière et tu passeras un super aprem ;-)=
pielafo - 08 Fevrier 2011: Moi j'ai toujours vu Balls to Picasso comme etant le meilleur album de Dickinson mais j'ai ete completement aveugle par le superbe Tears Of The Dragon. Le reste de l'album a part Cyclops pour son riff de malade et Shoot All The Clowns pour son refrain rockNroll ne vaut pas grand chose selon moi.
Aujourd'hui encore je n'ai toujours pas ecoute une seule chanson de ses albums suivants et aussi je me deande: quand estce qu'il va nous sortir un nouvel album?
ZazPanzer - 08 Fevrier 2011: Je ne sais pas quand sort le suivant mais commence par écouter ceux que tu ne connais pas et tu ne seras pas déçu.
Moi aussi j'aime beaucoup Tears of the Dragon.
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