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| CD paru en2002 - Unmatched Brutality Records |

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1. Mazzetello
2. Judas Cradle
3. Trial by Ordeal
4. Torches of Nero
5. Vivum Excoriari
6. Lake of the Dead
7. Blood of the Martyr
8. Gilles De Rais
9. Flow of Maggots
10. Bronze Bowl
11. Auto de Fa
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Sous l’impulsion des frères Mike et Jamie Bailey, Brodequin voit le jour en 1998 à Knowville Tenesse. Le but de ce trio furieux qui cite volontiers dans ses influences Last Days Of Humanity, Napalm Death ou Angel Corpse, est de piocher dans ce que le Death Metal a de plus violent. Après un premier album écoulé à plus de 5000 exemplaires (chiffre impressionnant pour un combo de Death Metal underground), les américains accouchent de leur deuxième Full-Lenght chez Unmatched Brutality qui n’est autre que leur propre label, suivant ainsi l’adage « On est jamais mieux servi que par soit même. ».
Festival of Death (2001) est trompeur : derrière un artwork digne de figurer sur un livre d’histoire (Jamie Bailey est diplômé dans cette matière voyez vous) et certains titres du même acabit (Gilles De Rais), Brodequin dissimule une musique ultra violente qui ne souffre absolument d'aucun temps mort. Le batteur Chad Walls envoie dès la première notes de Mazatello des blast-beat ininterrompus soutenus par le mur de guitare de Mike ainsi que la basse grondante de Jamie et surtout sa voix effroyablement gutturale et totalement inarticulée.
Les titres se font implacables et étouffants un peu à la manière d’un Internal Suffering mais encore plus basique. Le son de guitare âpre rappelle celui de Suffocation sur Effigy of the Forgotten, mais avec le matraquage continuel à la batterie il est parfois difficile de saisir tous les plans, toutefois lorsque les tempos se font plus lents et lourds comme sur Judas Cradle c’est un régal. Le mixage du Seven Taran Sky a fait la part belle à la batterie et la voix mais a tout de même lésé un chouia la guitare. Il faut dire que réussir un bon équilibre sur ce genre de disque ultra bourrin n’est pas gagné d’avance : même Erik Rutan s’y est cassé les dents sur Awakening of the Rebel de Internal Suffering.
Mais c’est avant tout la violence qui compte ici et en ce sens Brodequin n’a rien à envier aux pires combos de la planète comme Disgorge, Inhume ou Deeds Of Flesh (old). Même si une certaine linéarité se fait sentir à la longue, les morceaux sont réellement performants à l’image d’un Gilles De Rais implacable aux riffs incisifs et travaillés (si si..) et au jeu de batterie dévastateur de Chad.
Tiens, voilà du bourrin pour paraphraser un collègue… Brodequin fait parti des combos ne tendant que vers une chose : taper le plus fort possible et faire le plus de bruit possible dans une déflagration ultime de Brutal Death aux relents Grind : mission accomplie.
BG
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