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Liste des groupes Deathcore Born Of Osiris A Higher Place
CD paru le 07 Juillet 2009 - Sumerian Records
Born Of Osiris : A Higher Place, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Rebirth
2. Elimination
3. The Accountable
4. Now Arise
5. Live Like I'm Real
6. Starved
7. Exist
8. Put to Rest
9. A Descent
10. A Higher Place
11. An Ascent
12. Thrive
13. Faces of Death

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6,16 €
Chronique
18 / 20
    Arachnid, le Samedi 18 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
Étant un fan de la première heure de nos chers jeunes prodiges de Chicago, j'attendais ce nouvel opus avec une impatience maladive. Leurs premiers méfaits étaient du metalcore maladroit puis du deathcore semi-symphonique à tendance Meshuggah d'une efficacité surprenante. Après avoir changé trois fois de nom, signé chez Sumerian Records, amélioré et réenregistré plusieurs fois des titres comme "Rosecrance", "Abstract Act", "Brace Legs" ou encore "Bow Down", les Born Of Osiris ont sorti tout naturellement leur premier album nommé The New Reign il y a de ça deux ans déjà. La courte galette eût un incroyable succès, dû à une pochette et un travail soignés, des titres percutants mêlant technicité et mélodie ainsi que des tournées interminables, faisant leurs preuves devant des foules de plus en plus déchaînées et gagnant moult avis positifs.

Après avoir partagé la scène avec des groupes tels que The Faceless, Suicide Silence, Vader, Cryptopsy ou encore récemment Necrophagist et Suffocation, Les Born Of Osiris se sont imprégnés des diverses influences qui les entouraient et ont planché sur le digne successeur de The New Reign.

Après une intro reprenant la mélodie finale de "The Takeover" agrémentée d'une nouvelle ambiance propre au nouvel opus, nous voici dans la nouvelle aventure des Chicagoans. Une aventure encore plus technique, encore plus mélodique, encore plus passionnante. Cette intro signifiant clairement la fin de The New Reign, on peut voir ici que les gaillards font preuve d'originalité en transformant leur précédent opus en ce A Higher Place, comme une prolongation à la fois évidente, progressive et enfin radicale. L'entrée à peine terminée que s'enchaine le terrible "Elimination", du Born Of Osiris new generation, défiant une fois de plus leurs limites en matières de descentes infernales et de saccades dévastatrices, le clavier se faisant moins présent mais beaucoup plus percutant. Le seul défaut (qui suit ce groupe comme une sorte de malédiction) est que les titres sont encore et toujours trop courts. En effet, l'unique tare de leur précédent disque était la durée des pistes dépassant rarement les 3mn. Qu'à cela ne tienne ! Les d'jeunz se contrefichent des avis et des conseils, continuant de faire ce qu'ils aiment : des chansons courtes mais puissantes, sans fioritures ni moment de répit.

Après deux chansons de courte durée mais efficaces, on arrive à l'un des titres les plus magnifiques de la galette, le désormais bien connu des internautes "Now Arise" avec sa palette de riffs tous aussi extraordinaires que variés. On passe par exemple d'un riff mélodique à du pur black en un claquement de doigts, s'enchainant par la suite sur des saccades meshuggiennes du feu de dieu et se terminant sur une fin carrément hip-hop. Surprenant ! La voix de Ronnie est beaucoup plus maitrisée, plus personnelle, propre au chanteur. Les influences des guitaristes sont quant à elles agrémentées des délires techniques les plus fous (attention, je ne veux pas dire que nos chers Américains font des démonstrations à la Necrophagist).

S'en suit donc une flopée de titres aux sonorités égales, toutes ancrées dans une continuité uniforme, aux passages envolés et à la beauté renversante (la fin de "Live Like I'm Real" est céleste, éblouissante). Le mixage exemplaire donne une profondeur et une identité à un album étonnant, délaissant quelques peu les notes du clavier pour des mélodies surpuissantes que ne négligeraient ni Cynic ni Textures. Oui : les Born Of Osiris ont pris de l'expérience et ça s'entend !

En bref, les BOO font du BOO mais en différent, repoussant comme je l'ai dit leur limites pour nous proposer un savoir-faire aussi original que respectable. Ils aiment varier les rythmes, les harmonies, les mélodies et le font si bien qu'on en peut blâmer leur melting-pot d'influences (du groove metal époque Pantera sous acides sur "The Accountable" au solo bien heavy sur le fabuleux "Put To Rest"). L'ensemble est indéniablement plus mélodique que rentre-dedans tout en ne négligeant pas les moments forts et autres passages extrêmement lourds comme on peut le constater sur "Exist" ou encore "Thrive".

Au final, dire que cet album est meilleur que le précédent serait injuste car il est très difficile de leur décerner une position. Disons simplement qu'A Higher Place est la suite complémentaire de The New Reign, pas forcément plus mâture mais beaucoup plus soigné, rendant leur style aussi transcendant qu'unique. Avec leur nouvel artwork encore une fois signé Daniel McBride (batteur de Last House On The Left et auteur des pochettes de Rose Funeral, Vale of Pnath ou encore The Blood Countess), cet album est donc une pure tuerie à posséder dès aujourd'hui !

Un groupe toujours plus surprenant qu'il ne faut pas arrêter de suivre et ce jusqu'à leur apogée finale !



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12 commentaires
Chronique
15 / 20
    Matai, le Lundi 23 Novembre 2009 parlez-en à vos amis  
Deuxième album pour les Américains de Born of Osiris, "A Higher Place" aura été très attendu depuis leur dernier opus, "The New Reign".
Tout comme des groupes tels que Veil of Maya ou The Faceless, Born of Osiris a signé chez Sumerian Records et fait du deathcore. Cette fois-ci, ils s'offrent le luxe d'enregistrer leur album aux studios du producteur de Shadow Fall ou Municipal Waste, les studios Planet Z. Un bond en avant pour le groupe, qui a surtout réussi à se faire connaître grâce aux différentes tournées.

Jetons tout d'abord un petit coup d'oeil à la pochette : superbe artwork, ce fut un de mes critères de sélection de l'album, outre connaître le style dans lequel officie Born of Osiris. Des nuances de bleu, des pyramides Egyptiennes en fond et l'apparition du dieu Egyptien Seth, frère d'Osiris dans la mythologie. Rappelons que le groupe tire son nom des contes Egyptiens de l'Antiquité, contes sur l'histoire d'Osiris et de son frère Seth, après avoir eu différents noms de scènes comme Rosecrance ou DiminisheD.

Et la musique dans tout ça?

L'ensemble reste assez proche du précédent opus, mais offre tout de même une petite pointe de nouveauté et de modernité. Les rythmes sont ici plus endiablés, plus rentre-dedans, dûs notamment à une batterie tonitruante, frappée encore et encore à en donner mal au crâne, comme sur "Now Arise" ou "Starved". Elle est notamment accompagnée par des guitares ravageuses, aux riffs saccadés, techniques et mélodiques, comme sur "Exist" ou "The Accountable": en effet, ceci est le paradoxe de l'album, malgré un rythme effréné, une brutalité et une lourdeur qu'on ne peut nier, les guitares arrivent tout de même à jouer la carte de la mélodie grâce à de petits solos et riffs bien techniques, donnant beaucoup d'émotions ("Put to Rest", "A Higher Place"). Ceci apporte un côté progressif, et même parfois atmosphérique, en particulier quand elles sont mélangées avec les claviers, en plus grande dose sur cet album-ci : un apport d'harmonie en plus et astral, en adéquation avec le titre de l'album : "A Higher Place" (littéralement, "Un Monde plus Haut"). L'exemple même est sur un titre tel que "Scarved", mélangeant la brutalité du début avec une fin totalement inespérée et aérienne avec l'apparition des claviers, donnant un petit côté épique à la chanson. Un autre exemple, le titre "Now Arise", sur lequel le milieu et la fin est symphonique. On s'envole dans un autre monde, dommage cependant que ces parties ne soient pas plus longues, car elles font souvent offices de break, et n'intègrent pas tellement l'intégralité des titres.

Quant au chant, on peut y trouver une nette amélioration, plus modulé et plus puissant, très grave, il est aussi bien tranchant qu'agressif, et se situe entre le scream et le growl. Il est de plus en osmose avec la musique, fort heureusement, et colle parfaitement avec les riffs de guitares et la batterie.

L'album serait très bon, si toutefois on n'avait pas cette étrange impression d'avoir écouté deux fois le même titre. En effet, les compos se ressemblent trop à mon goût, du coup, on reste sur notre faim. Il y a pourtant des titres mémorables tels que "Scarved", "A Descent" ou même "Elimination", ainsi que le titre introducteur de l'album, "Rebirth", mené par des claviers aux sons très planants, un piano plus que mystérieux, et une batterie électro: quelque chose de sublime pour les petites oreilles, le côté magique et envoutant vous remplira d'émotions à coup sûr.
De plus, l'album serait encore mieux si les titres duraient plus longtemps. Avec deux minutes de moyenne, on n'a pas le temps de vraiment apprécier les titres, on reste comme ça sur place, à se dire que c'est déjà la fin, et qu'on en attendait plus. Vraiment dommage, car il est plus que certain que Born of Osiris peut faire mieux. On ne va tout de même pas se plaindre, 35 minutes, c'est toujours mieux que 20 minutes (longueur de l'album précédent).

Donc, un bon album, pas de quoi s'émerveiller tout de même, mais assez de bonnes choses pour passer un bon moment. Peut-être pas facile d'accès à la première écoute, par ce rythme rapide et ces saccades un peu surprenantes, mais c'est ce qui fait l'originalité et la modernité de l'album. En attendant le prochain bébé de Born of Osiris, je vous conseille tout simplement son écoute.

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