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A l’image de sa pochette aux illustrations guerrières rappelant les terribles scènes de bataille de Realm of chaos et War Master, Honour valour pride annonce le retour de Bolt Thrower vers les sonorités crues de ces deux albums, les passages tapageurs en moins. Bénéficiant de rythmique carrées et imposantes, grâce à la précision du jeu de batterie Martin Kearns et la puissance des guitares de Gavin et Barry, Bolt Thrower retrouve ainsi la lourdeur qui le caractérise, délaissant quelques peu les accents mélodiques de For Victory et Mercenary. Les growls monocordes de Dave Ingram, presque narrés, renforcent également le style terrassant d’Honour valour pride, qui assomme l’auditeur par quelques brûlots bien trempés, à l’image des redoutables Inside The Wire & K-Machine. Andy Faulkner dote de surcroît l’album d’une production claire, mixant admirablement la basse de Jo Bench, trop souvent en retrait, apportant toute la puissance demandée par la machine de guerre britannique. Sans révolutionner toutefois son style, Bolt Thrower revient avec un Honour valour pride plus incisif et plus inspiré que Mercenary, écrasant du coup nombre de formations death metal actuelles. En développant son death 38 tonnes avec une détermination sans faille, le bataillon de Coventry confirme ainsi la bonne santé du death métal en cette année 2001. Fabien.
Fidèles à eux-mêmes, installés dans un mid-tempo où leurs riffs si particuliers défoncent confortablement les neurones de l'auditeur, Bolt Thrower se propose de vous donner un petit cours de nihilisme musical, sous le fallacieux prétexte de parler de leur sujet préféré, le-bidasse-d'en-face-que-j'm'en-va-égorger-avec-mes-dents. De fait, l'écoute trop prolongée de cet album peut provoquer de mystérieux (?) maux de nuque. Les rythmes sont parfaitement trouvés, la batterie évolue dans un style assez classique, point trop rapide (pas de blast beats), avec un usage de la double pédale typiquement martial, et les grattes et la basse ont un son absolument démoniaques. La production est excellente : tous les instruments se détachent, même si personnellement je regrette une basse un peu trop en retrait (sauf sur l'intro de la 7). La voix est typique de Bolt Thrower, on est rassurés, elle prend pas trop de place, et si elle n'est pas excessivement gutturale, elle occupe bien sa place avec un registre bas et grondant. Les compositions, c'est du Bolt Thrower quoi... trop répétitifs, c'est toujours la même chose, diront certains. Rien à battre moi c'est ce que j'aime et j'espère bien qu'ils bougeront pas d'un iota. Le son Bolt Thrower, c'est le son de la division blindée qui monte à l'assaut des premières lignes sous le pilonnage des canons de 155. Z'avez déjà entendu des chars faire de la mélodie vous ? Toutes les chansons sont bonnes. Je met en avant Contact Wait Out, Inside the Wire (pur riff), Honor (pur refrain et un rythme lent qui écrase tout sur son passage), l'intro de Valour, K-Machine et la grandiose Pride (à ne pas confondre avec la gay pride, ce sont pas les mêmes chars qui descendent les rues). Bref, un album de Death lent, lourd, sans un instant de répit, de la pure rythmique. Si vous avez un équalizer, c'est l'album à écouter avec les basses et le trebble à fond. Unswerving Loyalty, ... ADVANCE AS ONE !
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