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Blut Aus Nord The Work Which Transform God
17 Mars 2003 - Candlelight Records / Adipocere Records
Blut Aus Nord : The Work Which Transform God, chronique, tracklist, mp3, paroles

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NOTE : 17/20
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Tracklist
Re-Issue in 2005 by Candlelight Records with a second disc (EP "Thematic Emanation of Archetypal Multiplicity") and a new cover.

DISC 1

1. End 1.50
2. The Choir of the Dead 6.42
3. Axis 3.36
4. The Fall 1.31
5. Metamorphosis 5.22
6. The Supreme Abstract 2.59
7. Our Blessed Frozen Cells 7.55
8. Devilish Essence 2.06
9. The Howling of God 6.19
10. Inner Mental Cage 2.57
11. Density 0.18
12. Procession of the Dead Clowns 9.55

DISC 2

1. Enter (The Transformed God Basement)
2. Level 1 (Nothing is)
3. Level 2 (Nothing is not)
4. Level 3 (Nothing Becomes)
5. Exit (Towards the Asylum)

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NEUF
Chronique
18 / 20
    Svartolycka, le Dimanche 11 Juillet 2004 parlez-en à vos amis  
Fleuron de la scène black underground française, Blut Aus Nord est de retour avec ce quatrième album toujours aussi peu enclin à une once d’humanisme. Au contraire, je dirai même que Vinsval enfonce le pieu bien plus profond.
Déjà, rien que la jaquette en dit long. Pochette affreuse, titres illisibles et seulement une photo (même pas belle) d’une forêt. Quand au contenu musical, et bien Vindsval pousse au paroxysme les bases même du black metal pour accoucher douloureusement de cet album hybride et cauchemardesque. Les notes s’y font dissonantes et désagréables, la voix n’est que cri de hantise et de fantasme, souvent décalée, des plus malsain (et inaudible, on ne s’arrête pas en si bon chemin) et la batterie électronique n’est même pas bien programmée avec des roulements de toms pitoyables. C’est simple, tout est décalé sur ce disque !! Devant cette avalanche de lapsus volontaires, ça force le respect. Cependant le chef d’orchestre macabre ne s’arrête pas là en ponctuant par des nappes insalubres de claviers la structure hasardeuse des morceaux. Cela donne un album rachitique et intentionnellement indigeste voir abusé, dans sa démarche pour le moins saugrenue.
Au premier abord, cet album est le contraire absolu et le degré zéro de la musique (même Darkthrone serait en admiration devant ce disque) digne d’un Mort-vivant qui perdrait ces derniers moignons en jouant (faussement) de la guitare. Et si vous croyez que j’enfonce ce disque et bien vous vous mettez le doigt dans l’orbite. Bien au contraire, Vindsval, en compositeur aspiré, a habilement lié le dark-ambiant sépulcral donnant une ambiance digne d’un film de Lucio Fulci (« L’Au-delà » à priori) et un black metal d’entre les Morts, nauséabond et purulent. Blut Aus Nord revient à la déliquescence originelle d’une humanité flétrie dans ce magma de sensations putrides, qui n’a plus rien d’humain mais qui montre néanmoins une certaine mélancolie. Une telle sensation Mortuaire est unique et tellement palpable, que la Mort en devient elle-même attirante. C’est plus qu’un album, c’est un état d’esprit qui est mis sur bande. Un esprit angoissé, malade mais qui va au bout de ces idées et qui montre que le black metal est la négation absolue de la vie et qui est un mouvement que l’on ne peut réellement apprécier. Alors oui, « The Work Which Transform God » est une véritable définition du black metal et un album fascinant que l’on écoute peut-être peu mais qui reste dans les mémoires.

Svartolycka

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1 commentaire
Mini-Chronique
17 / 20
    Stench, le Samedi 26 Juin 2004 parlez-en à vos amis  
Ca fait bien longtemps qu’un groupe de black metal ne m’a plus surpris, et j’avais fini par penser que cette scène était figée, et forcée de se répéter pour correspondre aux canons du genre. Et voilà que débarque ce nouvel album de BLUT AUS NORD… Ma vision du black n’est pas loin d’en être transformée. Terrifiant est le seul adjectif qui me vienne à l’esprit, et encore, il ne me satisfait pas entièrement : il faudrait trouver un mot plus fort. Tout est mis en œuvre ici pour être le plus malsain possible, ambiances glauques, riffs tordus à faire froid dans le dos, dissonances… Même les rythmes sont piégés : le groupe s’amuse à faire des contre-temps pour renforcer le sentiment de malaise, d’où une incapacité à battre la mesure, il répète inlassablement des mesures bancales, des structures où quelque chose cloche, hypnotiques, presque indus (les titres « The fall » et « The supreme abstract » sont l’exemple même de ce sentiment de malaise que produisent ces disharmonies) . Les vocaux sont vraiment effrayants, au sens premier du terme : entre hurlements haineux et murmures, entre incantations et chuchotements pervers, râles profonds, souffles, respirations presque imperceptibles, l’auditeur ne reste pas de marbre, c’est impossible. Ces vocaux particuliers font penser un peu au « De mysteris » de Mayhem, mais…en mieux (excusez le blasphème, mais c’est vraiment le cas !). Ajoutez à cela un clavier discret, parfois presque inaudible, mais omniprésent tant sur les titres lents que sur ceux ultra rapides et vous aurez un tableau assez complet de l’objet. Un disque qui fait peur, qui fout le frisson, qui nous oblige à nous retourner, pour vérifier si personne n’est caché dans l’ombre, là, juste derrière…Du vrai grand art !

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