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| 01 Mars 2002 - Virgin |

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1. Precious Jerusalem 6.22
2. Battlefield 5.37
3. Under the Ice 5.45
4. Sadly Sings Destiny 6.05
5. The Maiden and the Minstrel Knight 5.30
6. Wait for an Answer 6.30
7. The Soulforged 5.18
8. Age of False Innocence 6.06
9. Punishment Divine 5.46
10. And then There Was Silence 14.06
Bonustrack (French Limited Edition)
11. Moisson de Peine 3.40
Total playing time 67.05 |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Rien qu’à voir la couverture, on pouvait deviner que Blind Guardian avait misé gros sur ce titre. Il leur fallait du solide pour sustenter leurs fans après Nightfall in the Middle-Earth car il faut dire qu’avec les quatre ans que le groupe a mis à le faire… il avait tout pour être bon.
Toujours dans sa recherche d’un son unique, Blind Guardian a été "jusqu’au bout" de son style en utilisant des chœurs démesurés, associés à un instrumental symphonique très présent (Battlefield, Precious Jerusalem). Le CD prend un certain raffinement, comparé à certains de leurs titres antérieurs (Somewhere Far Beyond, Tales of the Twillight World). Dans les lyrics, Blind Guardian délaisse ses sujets fantastiques de Nightfall in the Middle-Earth et nous raconte maintenant certains moments de la mythologie grecque (chute de Troie, mythe de Cassandra, etc…).
Precious Jerusalem commence bien l’album avec un rythme de batterie entraînant et puissant. On y retrouve toujours la voix aussi forte de Hansi Kurch, parfois un peu étourdissante. Suit ensuite Battlefield. Ce morceau est, à mon avis, l’un des plus représentatifs du principe de A Night at the Opera. Par ces puissants chœurs et par sa musique à la composition symphonico-épique, elle représente bien le concept de l’opéra. On arrive ensuite à l’un des morceaux faibles du CD, Under the Ice. Le morceau commence bien avec une sonorité arabique, mais l’intérêt disparait vite au fur et à mesure que la chanson progresse (car elle devient rapidement redondante et ennuyeuse).
On peut se réveiller avec Sadly Sings Destiny. La chanson a un bon rythme et le chœur sont encore bien employés dans le refrain ce qui donne beaucoup de puissance à la pièce. Ensuite, on a droit à l’extrait bardique de l’album qui, ma foi, aurait pu être bien meilleur (la voix est trop traînante). On dirait qu’on reste dans l’introduction tout le long, on ne passe pas vraiment à autre chose. L’idée de la fausse fin est bonne mais toute la partie antérieure vient gâcher.
On entre ensuite dans la seconde partie de l’album, où s’alignent les meilleurs morceaux du CD. Wait for an Answer commence sur un ton grave qui s’allège par la suite. Dans la chanson, les jeux de voix de Hansi Kurch sont très recherchés et évoluent sur plusieurs niveaux, ce qui donne un dynamisme tout autre à la pièce. Puis on passe à une pièce tout aussi bonne : The Soulforged. Il s’agit d’une pièce qui résume la vie de Rastlin, le personnage mystérieux d’un livre du même nom que la chanson (je le recommande). Le refrain de la pièce nous embarque dans le rythme et entre très vite en tête. Puis Age of False Innocence enchaîne avec un intro de piano bien plus sobre et à la sonorité moins festive que la pièce précédente. On suit avec Punishement Divine, qui commence en force avec introduction de batterie puissante. C’est probablement la pièce la plus agressive de l’album.
On enchaîne ensuite avec la mythique And then their was Silence, chanson de 14 min qui raconte l’histoire de la destruction de la ville de Troie.
En résumé, un CD puissant et unitaire, mais qui peut s’avérer un peu étourdissant lors des premières écoutes. Personnellement, je suis convaincu qu’il s’agit du meilleur réalisé par Blind Guardian, avant même Nightfall in the Middle-Earth !
4 commentaires |
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