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| 1993 - Osmose Productions |

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1. Intro/Elders of the Apocalypse/Blood Upon the Altar 2.31
2. Blasphemous Attack 2.01
3. Gods of War 0.26
4. Intro/Atomic Nuclear Desolation 0.42
5. Nocturnal Slayer 2.22
6. Emperor of the Black Abyss 3.20
7. Intro/Blasphemy 3.42
8. Intro/Necrosadist 2.42
9. War Command 0.45
10. Empty Chalice 1.44
Total playing time 20.14 |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Blasphemy
Gods of War
Blasphemy fait parti de cette vague de groupe tel Beherit ou Profanatica qui a émergé au début des années 90 mais comme les autres groupes précédemment cités il a disparu quelques années plus tard à l’inverse de ses cousins scandinaves. Si il a disparu, c’est vraisemblablement parce que la musique proposée par ce groupe était beaucoup plus dure et plus difficile d’accès et que la scène canadienne était beaucoup plus discrète. Blasphemy est le premier groupe de black canadien et la scène canadienne est réputée pour être la plus extrême avec la scène australienne et après l’écoute de cet album, on comprend que cette réputation est largement méritée. Gods of War est le deuxième album du groupe est sûrement le plus connue et le fait que cet album soit sorti sur le label osmose en 93 y est sûrement pour quelque chose.
Avec cet album Blasphemy va carrément inventer un nouveau style de métal, le war metal. Le war metal symbolise en quelque sorte la fusion entre les côtés les plus extrêmes du black et du death avec une petite touche de grind. Cet album est un plus extrême que le metal est enfanté et il est cité en référence par beaucoup de groupes. L’ensemble des morceaux présent sur cet album se classe en deux catégories, une majorité sont plutôt longs et ressemble un peu à ce qu’a plus proposer un groupe comme Arkhon Infaustus à ces débuts, et quelques autres sont très court et s’apparenteraient à un immonde mélange entre grind et black. Pour tenter de mettre des mots derrière cette musique, imaginez vous avec une batterie qui blast non-stop, des riffs très sombres et violents, une voix très gutturale et un son un peu cradingue qui renforce l’atmosphère poisseuse du disque. Si l’écoute d’une traite peut être difficile, c’est qu’il n’y a aucun répit même si le disque est relativement court (inférieur à 30 minutes), la violence et l’intensité de ce disque étant poussées à leur paroxysmes. Car si le disque possède dans l’ensemble une aura résolument black, l’intensité et la violence sont quand à elles dignes d’un groupe de grind. Pour conclure je conseille ce disque au amateur de sensations fortes et sur ce qui sont intéressés par ce qui se faisait au débuts mais j’insisterai sur l’ultra violence présente sur ce disque qui le rends très difficile d’accès.
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