Upheaval of Satanic Might

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Nom du groupe Black Witchery
Nom de l'album Upheaval of Satanic Might
Type Album
Date de parution 11 Mars 2005
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album112

Tracklist

1. Blood Oath 03:38
2. Heretic Death Call 02:32
3. Profane Savagery 01:18
4. Baphomet Throne Exaltation 04:17
5. Holocaust Summoning 03:04
6. Hellstorm of Evil Vengeance 02:35
7. Darkness Attack 01:47
8. Scorned and Crucified 03:57
9. Upheaval of Satanic Might 03:28
Total playing time 29:25

Chronique @ wodulf

31 Mars 2013

L'essence parfaite du black bestial dans sa forme la plus pure, immonde et extrême

Après la sortie de leur premier album, Desecration of the Holy Kingdom, le guitariste Tregenda va s’occuper de la sortie du dernier album de son autre groupe, Burning Inside au grand dam d’Impurath. En effet, Burning Inside évoluait dans un death technique et mélodique floridien à l’opposé total de l’idéologie de Black Witchery. Impurath qui n’a jamais compris comment on peut aussi facilement passer d’un extrême à l’autre et qui en plus exècre au plus haut point le death floridien, évoque toujours le side project de son guitariste avec un souffle d’incompréhension.
La sortie de l’album de Burning Inside finalisée, Tregenda remet au placard son ensemble jean/basket/T-shirt pour revêtir à nouveau sa bure de moine et sa cartouchière.
En 2002, le groupe sort un split EP avec le groupe Katharsis sur le label allemand Sombre Records. Concernant la partie Black Witchery, il s’agit de deux titres lives dont une reprise de Bathory enregistrés en 2001. Mais cette année 2002 est surtout marqué par la signature de Black Witchery sur le label français Osmose Productions. La signature sur un label de plus grande envergure était une volonté du groupe. Cependant Impurath ne voulait pas non plus se retrouver aux côtés de groupes jugés merdiques en opposition totale avec l’esprit de Black Witchery. Même si le catalogue d’Osmose comportait son lot de moisissure, la présence de groupe comme Revenge, Abominator et Impiety ont fait basculer la balance.
Cependant, ce second album se fera encore attendre 3 ans pour ne sortir qu’au début de l’année 2005.
Même si l’adresse fiscale du groupe demeure en Floride, Impurath et sa bande semble avoir passé plus de temps enfermés dans un caveau hanté du cimetière de Ross Bay à Vancouver. Du moins c’est l’impression que donne l’écoute de ce Upheaval of Satanic Might. Mais surtout les liens avec les acteurs principaux de cette scène canadienne vont se resserrer encore plus. A un point tel que Ryan Förster de Blasphemy et anciennement Conqueror va composer la musique de deux morceaux pour l’album, « Blood Oath » et « Hellstorm of Evil Vengeance ». Black Witchery devient totalement un groupe lié au « Ross Bay Cult Eternal ».
La plongée du groupe dans la régression et la bestialité atteint ici son apogée. Encore plus extrême que le premier album, Upheaval of Satanic Might talonne de très près le War Cult Supremacy de Conqueror. Un son totalement dégueulasse avec une guitare tronçonneuse dont les riffs ne semblent pas varier d’un titre à l’autre, une batterie constamment au bord de la rupture et surtout un chant qui personnifie la haine incarnée, voilà comment décrire cet album.
L’influence de Conqueror est vraiment très forte sur cet album, aussi bien musicale qu’au niveau de l’esprit extrémiste. En plus des titres composés par Förster qui sembleraient presque issus des sessions de Antichrist Superiority, surtout « Hellstorm of Evil Vengeance », à l’écoute de morceaux comme « Holocaust Summoning », « Profane Savagery » ou « Scorned And Crucified », on y retrouve ce même esprit ultime. On est là au sommet de la bestialité, on ne peut pas aller plus loin. Le chant d’Impurath, complètement dans l’esprit de celui de J. Read, dégage une haine à faire peur. Ce n’est plus un humain derrière le micro, mais l’essence même du Mal et de la haine. Le seul morceau qui rappelle un peu le premier album, c’est « Heretic Death Call », tout le reste franchit allègrement les limites de la bestialité qui avaient déjà été repoussé très loin par ce dernier.
Extrêmement critiqué à sa sortie, surtout par la plèbe bien pensante, qui n’y voyait qu’un même morceau inaudible répété 9 fois, Upheaval of Satanic Might ne s’est retrouvé aduler que par une poignée d’élitistes, généralement les même qui avaient adulé Conqueror et Blasphemy à l’époque où tout le monde leur chiait dessus et fait encore aujourd’hui partie des disques les plus inaccessibles dans le genre. En fait, Upheaval of Satanic Might c’est surtout un des très rares disques qui représentent d’une manière quasi parfaite l’essence du black bestial dans sa forme la plus pure, immonde et extrême.

11 Commentaires

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scotch - 31 Mars 2013: J'avoue que je n'y entend rien en black metal mais tes chroniques sont toujours un plaisir à lire. Précises, fouillées, truffées de détails ... excellentes !!
Paindepice - 31 Mars 2013: Excellente chronique pour un album vraiment ultime.
Eaque - 01 Avril 2013:
Le problème avec "Gods Of War" on ne comprend rien à la trackliste, en tout cas sue mon edition...Ils en notes 19 et au final il n'yen a 13 ??!
Pas bête pour ce que Blasphemy aurait pu faire en effet, ça aurait été encore plus loin ! ,) Très bonne idée...
MikeSlave - 01 Avril 2013: Thanx pour ce précis d'histoire musical. Etant peu familier avec ce style je vais devoir rattraper quelques années d'ignorance. Pour rebondir sur Burning Inside Treganda réalise là un sacré grand écart car Eve of the entities est aux antipodes du seul album de B Witchery que je possède.
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Commentaire @ Stench

07 Mars 2005
Avec cette pochette noire et blanche, ces croix renversées immenses et son logo rouge sang, j’ai quelques secondes cru qu’il s’agissait d’une réédition du “Oath of black blood” de Beherit… Une fois mis le cd dans le lecteur, même impression au niveau de la zique ! Black Witchery, vous l’aurez compris, a choisi de vomir sa haine en suivant les chemins déjà empruntés par les plus extrémistes groupes de black minimalistes des années 90, que ce soit les très vieux Beherit, Blasphemy ou Corpse Molestation. Alors les oreilles habituées au son propret des studios Finnvox vont sans doute gerber leur ration de cérumen, parce que là, c’est du raw de chez raw !! Ca crache, ça grésille, ça sature, ce disque est un bon test de résistance pour vos baffles. Le style pratiqué par le groupe est à l’image du son : cru, bestial, crade ! Batterie en marteau-piqueur extrêmement répétitive (pas un seul roulement par exemple, du blast du début à la fin), titres construits autours d’un ou deux riffs approximatifs, chant monocorde brayé (il me rappelle d’ailleurs la furie vocale de Bestial Warlust), le tout dans une noirceur assez effrayante. Un disque qui peut déjà être qualifié de culte et rangé aux cotés de ceux de Beherit et Archgoat, et même s’il ne fait aucun doute qu’il sera en grosse partie descendu par nombre de critiques habitués à un métal propret et gentillet, je salue pour ma part cette volonté de revenir à du basique, du crade, de l’extrême, quoi !! Les plus féroces d’entre vous (les plus nostalgiques aussi) se retrouveront dans cette nouvelle incarnation de l’extrême black. Minimaliste, mais jouissif !

2 Commentaires

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fl0))) - 06 Juin 2011: Autant la première partie du disque m'ennuie, autant la seconde est géniale!
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