Master of Reality

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Nom du groupe Black Sabbath
Nom de l'album Master of Reality
Type Album
Date de parution 21 Juillet 1971
Produit par Bain Rodger
Enregistré à Sarm Studios
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album842

Tracklist

Re-Issue in 2009 by Sanctuary Records in Deluxe Expanded Edition (with studio outtakes)
1. Sweet Leaf 05:05
2. After Forever 05:26
3. Embryo 00:28
4. Children of the Grave 05:18
5. Orchid 01:31
6. Lord of This World 05:26
7. Solitude 05:03
8. Into the Void 06:11
Bonustracks (Re-Issue 2009)
1. Weevil Woman '71 03:00
2. Sweet Leaf (Studio outtake featuring alternative lyrics) 05:04
3. After Forever (Studio outtake Instrumental) 05:20
4. Children of the Grave (Studio outtake featuring alternative lyrics) 04:36
5. Children of the Grave (Studio outtake Instrumental) 06:01
6. Orchid (Studio outtake - with Tony Count-in) 01:40
7. Lord of This World (Studio outtake featuring piano & slide guitar) 05:37
8. Solitude (Studio outtake - intro with alternative guitar tuning) 03:45
9. Into the Void "Spanish Sid" (Studio outtake - alternative version) 06:24
Total playing time 34:24

Chronique @ da_sway

08 Janvier 2009
Faire une suite convenable à un album de légende n'est jamais facile et plein de bons groupes s'y sont cassés les dents et leur réputation. Seuls les grands, les très grands groupes, y parviennent. Black Sabbath en fait bien évidement partie.

Donc un ans après le succès retentissant de "Paranoid" sortait "Master of Reality" à la pochette minimaliste, mais au contenu au contraire très travaillé.

Le titre de l'album est pertinent car, comme son nom l'indique, le groupe se montre très réaliste dans cet album. Black Sabbath avait trouvé dans leurs deux premiers albums la bonne recette, et ils n'allaient absolument pas la changer. Toujours le même rock/heavy sombre emmené par la voix maléfique d'Ozzy Osbourne. Dans "Master of Reality", pas de révolution, maIs une confirmation. Black Sabbath explore de nouvelles voies dans ce style qui leur est si propre.

Ainsi, la nouvelle direction qu'ils suivent est bien plus lourde, avec une ambiance plus pesante, limite menaçante, que lors des deux premiers albums du groupe.

Black Sabbath met le niveau très haut dès le départ avec un "Sweet Leaf", à l'introduction psychédélique en guise d'allusion aux effets du cannabis, titre devenu ensuite un morceau incontournable des aficionados de Black Sabbath.

Rassurez-vous, cet album n'est pas avare de titres mythiques, en témoigne "Children of the Grave" à la batterie si particulière : un hymne à la révolution de la jeunesse. Le maléfique "Into the Void", le morceau avec les sons de guitare les plus puissants et majestueux de l'album, demeure lui aussi un lugubre classique.

Bien que très lourd, cet album contient aussi deux bijoux de ballades que sont "Orchid" et "Solitude", aux sonorités certes plus légères mais avec toujours cette même triste ambiance. En effet, Black Sabbath nous gratifie d'un sublime tour avec "Orchid", un instrumental trop court exprimant la nostalgie. "Solitude" quant à elle reste très fidèle au titre. Ce morceau vous prend à l'âme et vous plonge dans une solitude où l'on peut même s'y sentir bien.

On connaissait déjà la qualité de leur ballade avec le mémorable "Planet Caravan" dans l'album "Paranoid", et là Black Sabbath prouve encore une fois que leur talent va au-delà du simple rock satanique.

Les morceaux "After Forever" et "Lord of this world" qui font mentIon de Dieu (et dont ils sont des précurseurs du mouvement métal chrétIen) me semblent plus en retrait que les autres tItres, mais méritent tout de même votre attention.

En conclusion, "Master of Reality
" est un album qu'on se doit de posséder. Il est certes dans l'ombre de son illustre grand frère mais cet album a une magie différente des autres albums, ce qui en fait un incontournable !

21 Commentaires

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Lamikawet - 29 Décembre 2011: Personnellement, à part Rat Salad, je ne trouve aucun dispensable dans Paranoid...
Mais chacun ses goûts...d'ailleurs pourriez-vous remplacer l'expression "le meilleur" par "mon favori" (rires) ?
Lordmike - 29 Décembre 2011: Oui, pas faux (pour le meilleur/favori). En même temps j'utilise également le terme "personnellement" ;)
Holydad - 28 Mai 2013: Sauf erreur de ma part, le morceau "Black Sabbath" n'est pas une ballade et ne figure pas dans cet album...
da_sway - 29 Mai 2013: Oula vieille erreur de ma part, il s'agit d'Orchid. Corrigé
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Chronique @ Brozzy21

31 Octobre 2014

L'opus de Black Sabbath le plus lourd jusqu’à ce jour

Il y a des signes qui ne trompent pas. Après avoir signé le splendide album éponyme et le monument Paranoid, il paraissait évident que Black Sabbath allait devenir un mastodonte, même si une majeure partie des critiques de l’époque continuaient à s’indigner contre leur attitude. Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin lorsque l’on est en phase de devenir, excusez du peu, le plus grand groupe de metal du monde ? Un an après avoir frappé un grand coup avec Paranoid, le groupe revient assoir sa domination sur la scène de l’époque avec son opus le plus lourd jusqu’à ce jour : Master of Reality (l'album est d'ailleurs en 2ème position des albums les plus heavy de tout les temps de Kerrang!).

Au lieu de continuer sur la lancée de la chanson « Paranoid », le groupe préféra s’orienter vers le style pesant et menaçant de « Iron Man ». Résultat ? Une suite de chansons puissantes aux riffs implacables, entrecoupés d’instrumentaux et d'une ballade histoire de se remettre de la succession des chocs.

L’album s’ouvre sur deux chansons dans ce style si particulier : « Sweat Leaf » et « After Forever». Le premier contient l’un des riffs les plus connus du groupe, puissant, lent, et s’étendant sur presque tout le titre mais bien entendu entrecoupé d’un solo épique, le tout accompagné du chant criard d’Ozzy. Le second, est un poil plus rapide et plus rock, et on peut même y entendre des parties de claviers joué par M. Iommi lui-même.


Coincé entre un « Embryo » acoustique et court démontrant la volonté de Black Sabbath de s’enfoncer vers d’autres styles (ce qu’ils feront plus tard avec Vol.4) et un « Orchid » à peu près du même gabarit, l’album nous dévoile ce qu’il a de meilleur : « Children of the Grave ». Après une introduction guitare/basse laissant présager la suite, le Sab’ lâche toute sa puissance : Tony Iommi et Geezer Butler continuent sur leur lancée enchaînant riffs et soli, Bill Ward assure bien à la batterie et Ozzy s’en donne à cœur joie. « Children of the Grave » est menaçant par sa lourdeur, jusqu’à la fin du morceau où Ozzy répète le titre de la chanson de façon fantomatique.

Difficile de faire mieux après ça, mais pourtant le groupe nous gratifie encore d’une superbe ballade et deux grandes chansons "classiques" pour le groupe. « Lord Of This World » et « Into the Void » finissent donc de nous achever avec deux riffs lents et donnant une grande importance à la basse, « Solitude » nous démontre que le Sab’ assure aussi sur les ballades : Ozzy dévoile une voix douce, presque feutrée, aux antipodes de son style habituel, et Iommi nous offre même des parties de flûte qu'il interprète lui-même.



Master of Reality
s’impose définitivement comme l’un des meilleurs Black Sabbath : bourré de riffs cultes et lourds, il continue à paver la route du groupe de gloire et de renommée, et amorce un timide glissement vers le Vol.4, un peu plus expérimental.



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Commentaire @ wodulf

04 Janvier 2013

La source originelle du stoner

Ce troisième album qui est le plus lourd et heavy de Black Sabbath est considéré comme étant la source originelle dont sont issus les styles doom et surtout stoner.
La première chose qui le différencie de ses deux prédécesseurs, se situe au niveau des ambiances. Il n'y a plus ce côté lugubre et un peu occulte, les ambiances de Master of Reality sont résolumment tournées vers la tristesse et la mélancolie. Ce sentiment de tristesse qui accompagne cet album est renforcé par un côté plus atmosphérique dont on avait déjà eu un avant-goût avec "Planet Caravan" sur Paranoid et qui sera bien plus mis en avant sur le Vol.4. Disons que pour moi, le terme "atmosphérique" ici est surtout lié aux passages non-metal de cet album, notamment les deux interludes : le très médiéval "Embryo" l'accoustique "Orchid" et surtout la ballade "Solitude" avec ses sons de flûtes et son ambiance totalement désespérée. Ce morceau "Solitude" je ne peux, personnellement, pas m'empêcher de le relier à "Planet Caravan".
Sur ce disque, on a d'un côté un groupe qui va expérimenter avec ces passages accoustiques et non metal mais aussi un groupe qui abandonne totalement son côté jazzy et propose des morceaux sur une base beaucoup plus hard rock, notamment le fameux "Children of the Grave", premier single de cet album qui n'atteindra pas les mêmes scores que le simpliste Paranoid. D'ailleurs, concernant "Children of the Grave", rappelons le petit scandale lié à un concert caritatif pour les enfants éthiopiens où Black Sabbath a eu la bonne idée de jouer ce morceau !
Au niveau des thèmes abordés, c'est assez varié. On parle de drogue sur "Sweet Leaf" dont une rumeur circule selon laquelle le toussotement d'intro sera celui de Iommy lui-même après avoir tiré un peu trop fortement sur un joint, mais aussi de science-fiction ("Into the Void"), de solitude ("Solitude") et même de Dieu ("After Forever").

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Elevator - 04 Janvier 2013: Merci Wodulf !

Pour moi, cet album est carrément monstrueux, il écrase tout par sa lourdeur unique. Et dire que ça date de 1971 !

Je pense qu'il a eu une influence encore plus grande que ses deux (excellents) prédécesseurs sur les générations suivantes ...
MattMaiden - 04 Janvier 2013: Un album indispensable, d'une puissance et d'une lourdeur impressionnante ! Et l'attaque en triolets de Children of the Grave, quelle maestria et quelle efficacité dans la simplicité !
toto72 - 05 Janvier 2013: into the void me file "la trique" si je puis dire a chaque fois que je l'ecoute raaaaaa
Orileus - 06 Janvier 2013: Intemporel, j'ai quand même un préférence pour le Vol4, mais les premiers Black Sabbath sont irréprochable.
Bonne chronique, notamment sur les différences d'ambiance avec les deux premiers.
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