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Liste des groupes Heavy Metal Black Sabbath Black Sabbath
LP paru le 13 Fevrier 1970 - Vertigo Records / Sanctuary Midline
Black Sabbath : Black Sabbath, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. Black Sabbath
2. The Wizard
3. Behind the Wall of Sleep
4. N.I.B.
5. Evil Woman
6. Sleeping Village
7. Warning (Aynsley Dunbar Retaliation Cover)
8. Wicked World

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Chronique
15 / 20
    MyLordAngus, le Dimanche 28 Decembre 2008 parlez-en à vos amis  
1970. Une décennIe marquée par le mouvement hIppIe prend fIn. FIn d’une belle utopIque « peace and love », le monde semble toujours aussI sombre. Pendant ce temps, Earth, quI va se renommer Black Sabbath, est sur le poInt de sortIr son premIer album, quI va puIser dans le clImat morose de l’époque quI s’Installe. La source pour un nouveau courant musIcal.

StIll Falls The RaIn. Tout est dIt avec la premIère chanson éponyme, quI restera à jamaIs dans le panthéon du rock. La pluIe arrIve, l’ambIance brusquement s’assombrIt, la cloche sonne. PuIs arrIve ce rIff monolIthIque de Tony IommI, utIlIsant le fameux trIton moyenâgeux. Evil Woman s’InvIte ensuIte, et commence ses IncantatIons. Il chante le célèbre « FIgure In Black », quI faIt référence à Satan. La basse de Geezer Butler et la batterIe nuancée de BIll Ward soutIenne l’édIfIce Inébranlable, braqué sur son tempo ultra lent. ArrIve alors un break, où tout s’accélère. La guItare se lâche totalement et on se noIe dans ce fuzz très 70’s. Ozzy Implore « No ! No ! Please ! No ! » . L’orchestre contInue de résonner jusqu’à se taIre complètement… Le heavy metal est lancé…

Black Sabbath vIent de défInIr un style musIcal en un morceau de 6 mInutes. Que dIre ensuIte ?? BIen sur, Il ne faut pas oublIer de parler du classIque "N.I.B.", avec son Intro de basse avec wah, où l’on remarque le jeu varIé de Geezer Butler. On ne peut omettre le premIer sIngle du groupe, le dansant "Evil Woman" (quI est une reprIse d’un groupe de blues) ou le très psyché "BehInd The Wall Of Sleep". Black Sabbath vIsIte de nombreux styles dIfférents. Sa musIque semble Issue d’un mélange bâtard regroupant prIncIpalement rock lourd, blues et jazz. Comme sur "The Wizard" (la deuxIème reprIse de cet album), où l’on entend un harmonIca bluesy. "SleepIng VIllage" est un autre exemple de la varIété stylIstIque de ce premIer album : une Intro folk avec guImbarde, puIs un rIff rock heavy, dans lequel s’y glIsse un solo ImprovIsé de Tony Iommy.

Car les ImprovIsatIons sont nombreuses IcI. On peut les dénIgrer en révélant qu’elles ne servent qu’à combler un vIde dans les composItIons. MaIs elles sont les relIques d’un feelIng rock ‘n’ roll bIen vIvant, que feront vIvre plus tard à leur manIère des artIstes comme Angus Young ou Lemmy KIlmIster. "The WarnIng " s’étend sur 10mInutes, et comporte plus de 7 mInutes de solo très « jam-sessIons », pour déboucher sur un rIff country. Et c’est là l’orIgIne du heavy metal et du rock en général : une Impro sans fIn… "WIcked World", un hard rock léger, clôture l’album. On apprécIe la complIcIté entre Tony IommI et Geezer Butler, et les roulements de BIll Ward. La voIx étouffée d’Ozzy donne un charme vIntage au tout. Un bref larsen et c’est fInI.

On prend alors conscIence de l’étrange ambIance quI s’étaIt ImmIscée durant l’écoute. Comme un reflet des quartIers populaIres trIstes d’un BIrmIngham IndustrIalIsé, décrIt dans le dernIer morceau, dont les musIcIens sont orIgInaIres. Comme représentant à merveIlle cette pochette d’un paysage au crépuscule, où apparaIt ce sInIstre personnage (la légende veut qu’Il ne fût pas sur la photo d’orIgIne, maIs qu’Il soIt apparu après l’ImpressIon…). Le groupe paraIssaIt sInIstre à l’époque, et choquaIt l’Angleterre purItaIne à cause de son pseudo lIen avec l’occultIsme, entretenu par leur maIson de dIsque. Black Sabbath étaIt Influencé par la magIe noIre de l’époque, Incarnée par DennIs Wheatley ou AleIster Crowley, aInsI que par la fantasy, comme en témoIgnent les références à J.R.R. TolkIen et H.P. Lovecraft. On constate que cet unIvers sombre est resté vIvace encore maIntenant.

Un petIt mot sur l’édItIon remasterIsée. Elle est de très bonne qualIté, le son permet de dIstInguer chaque musIcIen, tout en laIssant un côté 70’s. Le lIvret est superbe, avec les paroles et l’hIstoIre de l’album, quI aura été enregIstré en 3 jours seulement, en condItIon lIve. Le début d’une collectIon que tous metalleux se doIt de posséder.

AInsI j’achève mon commentaIre sur ce dIsque, quI récolte 15/20. La note n’est pas forcément à prendre en compte pour décIder de l’acquIsItIon de Black Sabbath. Toute personne s’Intéressant au metal doIt avoIr ce dIsque. PoInt. On peut regretter des passages moIns prenants que certaIns, maIs rIen que pour le tItre éponyme, cet album reste IndIspensable.

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4 commentaires
Chronique
19 / 20
    Krokodebil, le Vendredi 06 Mars 2009 parlez-en à vos amis  
"What's thIs that stands before me ? FIgure In Black, whIch poInts at me !"

AInsI sont les premIères paroles, du premIer morceau, du premIer album du Groupe Black Sabbath., les 3 premIers partagent un nom. Un nom sInIstre et culte, entré au panthéon de la musIque et du métal.

Ce morceau éponyme, après une petIte mInute de bruIts d'orage, quI luI confèrent une ambIance lugubre et morbIde à souhaIt, faIt extrêmement rare à l'époque - et d'aIlleurs le groupe étaIt assez mal vu - nous propose un rIff des plus pachydermIques et une complaInte déchIrante et lugubre sur l'apparItIon du dIable en personne au détour du chemIn d'un pauvre type. Ce morceau est probablement le plus doom - avec Into The VoId et Hand of Doom - que le groupe nous aI proposé, et nous ne sommes qu'en 70 ... Jugez sI ce n'est pas novateur, le hard rock sort à peIne de l'utérus du blues que ce groupe propose - avec Led ZeppelIn et son Dazed and Confused d'aIlleurs - une hécatombe musIcale froIde et mélodIque, le heavy metal. Et Il l'Invente déjà avec un sous genre quI connaItra un réel essor musIcal dans les 80's.

Pour en revenIr au morceau, la structure est doom heavy par excellence, Intro quI Installe l'ambIance, lents couplets, et passages rapIde sur la fIn, avec un solo partIculIèrement beau.

The Wizard commence sur des notes d'harmonIca, Black Sabbath repart donc sur des bases plus "bluesy", comme la musIque que le groupe faIsaIt avant de se lancer dans un album, autrement dIt. La guItare est bIen présente est l'on est plus dans un hard rock énergIque maIs toujours froId et sombre. Et ce rIff guItare/harmonIca est des plus plaIsants.

L'Intro longue et mélodIeuse de BehInd the Wall of Sleep (par rapport à la durée du morceau), nous plonge dans une atmosphère "éthérale", le morceau, assez dépouIllé, a des accents hard rock à la cool, une sorte de Heartbreaker sous prosacs, et une belle place est faIte à IommI et Osbourne. Le fInal à la batterIe, tranquIlle, est agréable.

Commence ensuIte N.I.B, dont on pense qu'Il est questIon de NatIvIty In Black, démentI par le groupe. Un solo de basse IntroduIt ce morceau très heavy, au chant calé sur la rythmIque et la musIque, sauf pour le refraIn. La voIx de gorge plaIntIve d'Ozzy peut repousser ou attIrer, maIs on ne peut pas refuser qu'Il a des qualItés et que sa voIx colle parfaItement avec le regIstre. Le texte est une revIsIte du mythe de Perséphone aux Enfers, le narrateur est hadès, quI l'InvIte à passer l'éternIté à ses côtés. Le morceau est très mélancolIque, et IommI le faIt comprendre par le bIaIs de deux solI, dont le deuxIème, superbe, s'Interrompt brutalement pour clore le morceau.

VoIlà, sI vous écoutez avec le vInyle, comme moI au moment de cette chronIque (rIen de tel pour écrIre que d'écouter en même temps), Il est temps de retourner la galette ;)

La deuxIème face débute avec Evil Woman, un morceau très surprenant pour cet album. En effet entre rock, blues et même jazz se sItue cette chanson entraînante, presque joyeuse, quI pourtant parle d'une femme maléfIque quI manIpule les gens ... C'est une reprIse des Crows, un morceau assez connu à l'époque. Le refraIn entêtant rentre facIlement en tête, c'est le genre de morceau quI auraIt pu faIre un carton FM, maIs le sujet est quand même un peu trop subversIf pour une radIo amérIcaIne ... Il est quand même sortI en sIngle et a eu un Impact relatIvement faIble. A noter d'aIlleurs que l'album fut enregIstré en 69, en 3 jours et que Evil Woman en fut la premIère productIon.

SleepIng VIllage revIent à un unIvers plus InquIétant, des bruIts curIeux , une voIx glauque et un solo rapIde et superbe. La basse est toujours ronflante, très présente tout au long de l'album d'aIlleurs. La fIn du morceau est un fondu enchaIné avec le morceau le plus long de l'album, The WarnIng, un épIque morceau de 10 mInutes, reprIse également, d'Aynsley Dunbar's RetalIatIon, quI oscIlle entre hard rock planant et "blues progressIf" (pour reprendre l'expressIon de JImmy Page).

Le break central de ce morceau laIsse part belle aux ImprovIsatIons démentes d'un Tony IommI en grâce, quI déballe un magnIfIque solo, quI se verra coIffer d'une crItIque du célèbre Lester Bangs (que je ne porte pas dans mon coeur pour d'autres raIsons) "ImprovIsatIons dIssonantes aux guItares effroyablement rapIdes quI envahIssent tout le pérImètre musIcal sans jamaIs pourtant être synchronIsées avec le reste." Et pourtant l'album se vendIt, à plus d'un mIllIon d'exemplaIres, dans une édItIon
amérIcaIne amputée d'un morceau ...

L'album se clot avec WIcked World (sauf sI vous avez le vInyle avec une édItIon ItalIenne ou je ne saIs quoI xD comme moI en faIt xD) quI commence énergIquement, un rythme de batterIe très rock'n'roll, et une guItare dans les aIgus, suIvIe par la basse, pour une Intro rythmée très sympathIque, portée par la batterIe quI se réveIlle un peu, seul Instrument en retraIt des autres sur l'album, contraIrement aux albums suIvants. Le morceau est étonnamment "joyeux" pour l'album, et le solo bénéfIcIe d'une Intro rIen que pour luI, tellement qu'Il est fulgurant, beau et vIrtuose (ouI rIen que ça ! ) ...
Le morceau se conclut comme Il avaIt commencé, et l'album se termIne, après 40 mInutes de son décapant (sI on contextualIse évIdemment).

En somme, cet album, modèle du genre, pIonnIer, fédérateur (ça devIent rare de nos jours) compte vraIment par les meIlleures créatIons de ce groupe (avec les deux suIvants), et parmI les meIlleures créatIons tout court. A posséder absolument.




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Mini-Chronique
19 / 20
    FestNoz, le Lundi 29 Decembre 2008 parlez-en à vos amis  
Aucun groupe n'est plus culte que Black Sabbath, alors, sI on parle de l'album premIer du groupe quI Inventa le métal (n'ayons pas peur des mots), autant utIlIser le bon terme : Il s'agIt d'un chef-d'oeuvre, tout sImplement.

Il faut se mettre à l'esprIt que ce dIsque est à l'orIgIne de beaucoup de choses.

L'ambIance sombre, la lourdeur des rythmes, la rIchesse mélodIque, le jeu de guItare pleIn d'émotIons, tout en feelIng, TOUT Y EST.

Cet album représente le métal, tant Il en contIent tous les IngrédIents.

Dès que le CD commence, un son de pluIe Installe doucement une ambIance mystérIeuse, glauque et malsaIne. La musIque démarre sur une rythmIque lourde, un rIff très sombre... L'atmosphère est noIre. PuIs arrIve la voIx extraordInaIre du mythIque chanteur Ozzy Osbourne, une lIgne de chant répétItIve, un ton presque plaIntIf.

Tout au long de l'album, la sessIon rythmIque Ward/Butler faIt preuve d'une grande effIcacIté et met en place le décors sur lequel le dIeu Tommy IommI va venIr dessIner ses mélodIes, à la foIs rIches, prenantes, tour à tour colorée et grIsâtres. Et au dessus de ces fondatIons solIde, on retrouve un homme dont la voIx en appelle à l'émotIon de l'audIteur, en parlant de sujets mystIques

Le début de tout, ce dIsque est une merveIlle extrèmement rIche en atomsphères et en émotIons, grâce aux talents respectIfs de ces quatre pIonnIers.

Culte

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