Black Sabbath

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Nom du groupe Black Sabbath
Nom de l'album Black Sabbath
Type Album
Date de parution 13 Fevrier 1970
Produit par Bain Rodger
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album1046

Tracklist

Re-Issue in 2009 by Sanctuary Records with a bonus disc
1. Black Sabbath
2. The Wizard
3. Behind the Wall of Sleep
4. N.I.B.
5. Evil Woman (Crow Cover)
6. Sleeping Village
7. Warning (Aynsley Dunbar Retaliation Cover)
BONUS DISC (Re-Issue 2009 Deluxe Expanded Edition)
1. Wicked World (Single B-Side, TF1067)
2. Black Sabbath (Studio Outtake)
3. Black Sabbath (Instrumental)
4. The Wizard (Studio Outtake)
5. Behind the Wall of Sleep (Studio Outtake)
6. N.I.B. (Instrumental)
7. Evil Woman (Alternative Version)
8. Sleeping Village (Intro)
9. Warning (Part 1)

Chronique @ wodulf

30 Décembre 2012

Un monde ténébreux et funéraire

Pour bien comprendre ce premier album qui a défini le son heavy metal, il est impératif de revenir sur la carrière de ce guitariste d'exception qu'est Tony Iommy.
Né en 1948, ce jeune musicien fan de Hank Marvin, célèbre guitariste de The Shadows, dont les morceaux "Apache" et "Wonderful Land" auront influencé les plus grands guitaristes tels que Zappa, Santana ou Jeff Beck, est également un grand amateur de jazz. Il fonde Mythology avec son copain d'école Bill Ward. Au même moment, Ozzy Osbourne et Geezer Butler, qui étaient des connaissances d'écoles de Iommy, jouaient au sein d'un groupe appelé Rare Breed. Ozzy qui ne s'entendait plus avec le guitariste du groupe claque la porte et emmène avec lui, Butler. La rencontre entre Iommy / Ward et Osbourne / Butler va amener en 1968 la formation d'un nouveau groupe : Polka Tulk. A cette époque-là, la musique du groupe chevauchait les styles rock, blues et jazz.

Cependant, ce patronyme Polka Tulk qui sonnait un peu trop psychédélique ne plaisait pas à tout le monde. C'est ainsi que Bill Ward propose le nom Earth. Pendant la période 1968/69, Earth joue dans tous les clubs anglais qui se présentent à eux. Mais peu avant l'enregistrement du premier album, le groupe s'aperçoit qu'il existait un autre Earth. Certainement sous l'impulsion de Geezer Butler, le groupe décide de prendre pour patronyme le nom de "Black Sabbath".

C'est Geezer Butler qui a amené toute l'aura sombre dans la musique de Earth. A cette époque, il était à fond dans l'occultisme et la magie noire. Egalement grand fan de films d'horreur, le morceau "Black Sabbath" est tiré du nom anglais d'un film d'horreur italien de Mario Bava avec Boris Karloff et Michelle Mercier, intitulé I Tre Volti Della Paura.
Ce premier album de Black Sabbath qui sortira le vendredi 13 février 1970 a été enregistré en 3 jours, vraisemblablement en novembre 1969, et aura coûté 600 livres. Il est précédé en janvier 1970 du 45 tours Evil Woman, enregistré lors des mêmes sessions.
Black Sabbath, c'est avant tout le son Tony Iommy qui a révolutionné du monde du rock dur. Un son qui est né d'une tragédie. A 17 ans, notre jeune musicien qui travaillait dans une tôlerie, se sectionne deux doigts de la main droite pratiquement à leur moitié en coupant des plaques d'acier. Sa rééducation à la guitare va se faire en plusieurs étapes. D'abord grâce à un ami qui lui fait écouter un disque d'un guitariste belge du nom de Django Reinhardt qui lui aussi avait perdu deux doigts écrasé par une roulotte et qui avait mis au point une nouvelle façon de jouer. Iommy va réapprendre à jouer avec ses doigts restants. Puis ne jugeant pas cela suffisant, il va se fabriquer lui-même des prothèses qu'il va se coller au bout de ses moignons. Il va lui falloir de nouvelles cordes de guitare beaucoup plus souples; ce qui n'existait pas encore à l'époque. C'est pour cela qu'il va équiper ses guitares de cordes de banjo et jouer un ton plus bas. Voilà l'origine du son Black Sabbath.

L'album qui atteindra la 8 eme place dans les charts britanniques, fut accueilli froidement par la presse anglaise, notamment le magazine Rolling Stone qui jugea le disque "dissonant avec des guitares trop rapides et bruyantes".
Pourtant quel chef d'œuvre ! Les influences blues et jazz du groupe sont très présentes, notamment "The Wizard" joué sur un rythme complètement jazz. Mais les deux morceaux qui vont apporter les premières lettres de noblesse à Black Sabbath sont incontestablement "Black Sabbath" et "N.I.B.". Jamais auparavant un groupe n'aura composé de morceaux aussi lourds et ténébreux. Des paroles telles que "My Name Is Lucifer, Please take My Hand" vont faire cataloguer Black Sabbath de groupe satanique et dangereux. Il va d'ailleurs y avoir un lot de mythes et légendes qui vont se créer autour de cet album. Par exemple pour ce qui concerne la pochette où paraît-il la femme au centre n'était pas présente lors de la photo et ne serait apparue que lors du développement de la pellicule. Geezer Butler, qui était tellement pris dans ses histoires de magie noire et qui avait repeint tous les murs de sa maison en noir, aurait vu apparaître des démons dans sa chambre.
Pour ce qui concerne les deux reprises, la première « Evil Woman
» est un morceau d’un groupe américain de blues appelé Crow. Notez que sur la version originale, c’est beaucoup de trompettes qui sont habillement remplacées sur la reprise par la guitare lourde et grasse de Iommy. La seconde, « Warning » a été composée par la formation anglaise The Aynsley Dunbar Retaliation. La version originale ne dure que 3 minutes et est rallongée ici à plus de 10 minutes par un Tony Iommy qui nous fait état de toute sa virtuosité en tant que guitariste. Le morceau le plus blues joué par Black Sabbath.

Tout l'album, y compris les deux reprises, véhicule ce climat de noirceur, notamment sur "Beyond The Wall Of Sleep" qui semble inspiré de l'Univers de Lovecraft. Le chant d’Ozzy Osbourne sur cet album dégage une aura lugubre et glaciale à faire frémir. On comprend pourquoi il aura tant traumatisé la jeunesse hippie du début de cette année 1970.

A titre vraiment personnel, je considère ce premier album de Black Sabbath un peu comme un acte de révolte contre le mouvement hippie. Fini les petites fleurs et l’amour dans le pré, Black Sabbath plongeait l’auditeur dans un monde ténébreux et funéraire.

16 Commentaires

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Sperma_frost - 22 Mars 2015: @Tormentor, déçu par les premiers Sab? Impossible, tu peux y aller les yeux fermés, c'est du très lourd, jusque l'album Sabotage en tout cas...
Sperma_frost - 22 Mars 2015: Les deux albums Heaven And Hell et Mob Rules avec Ronnie James Dio au chant sont des tueries aussi ! ;-)
tormentor - 22 Mars 2015: Sabotage n'est pas terrible? Et qu'en penses tu toi de Dehumanizer Oliv'?
Sperma_frost - 23 Mars 2015: Sabotage n'est pas si mal que certains veulent bien le dire quant à Dehumanizer, bof, je ne suis pas fan même si certains le trouvent bien...
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Chronique @ MyLordAngus

28 Décembre 2008
1970. Une décennIe marquée par le mouvement hIppIe prend fIn. FIn d’une belle utopIque « peace and love », le monde semble toujours aussI sombre. Pendant ce temps, Earth, quI va se renommer Black Sabbath, est sur le poInt de sortIr son premIer album, quI va puIser dans le clImat morose de l’époque quI s’Installe. La source pour un nouveau courant musIcal.

StIll Falls The RaIn. Tout est dIt avec la premIère chanson éponyme, quI restera à jamaIs dans le panthéon du rock. La pluIe arrIve, l’ambIance brusquement s’assombrIt, la cloche sonne. PuIs arrIve ce rIff monolIthIque de Tony IommI, utIlIsant le fameux trIton moyenâgeux. Evil Woman s’InvIte ensuIte, et commence ses IncantatIons. Il chante le célèbre « FIgure In Black », quI faIt référence à Satan. La basse de Geezer Butler et la batterIe nuancée de BIll Ward soutIenne l’édIfIce Inébranlable, braqué sur son tempo ultra lent. ArrIve alors un break, où tout s’accélère. La guItare se lâche totalement et on se noIe dans ce fuzz très 70’s. Ozzy Implore « No ! No ! Please ! No ! » . L’orchestre contInue de résonner jusqu’à se taIre complètement… Le heavy metal est lancé…

Black Sabbath vIent de défInIr un style musIcal en un morceau de 6 mInutes. Que dIre ensuIte ?? BIen sur, Il ne faut pas oublIer de parler du classIque "N.I.B.", avec son Intro de basse avec wah, où l’on remarque le jeu varIé de Geezer Butler. On ne peut omettre le premIer sIngle du groupe, le dansant "Evil Woman" (quI est une reprIse d’un groupe de blues) ou le très psyché "BehInd The Wall Of Sleep". Black Sabbath vIsIte de nombreux styles dIfférents. Sa musIque semble Issue d’un mélange bâtard regroupant prIncIpalement rock lourd, blues et jazz. Comme sur "The Wizard" (la deuxIème reprIse de cet album), où l’on entend un harmonIca bluesy. "SleepIng VIllage" est un autre exemple de la varIété stylIstIque de ce premIer album : une Intro folk avec guImbarde, puIs un rIff rock heavy, dans lequel s’y glIsse un solo ImprovIsé de Tony Iommy.

Car les ImprovIsatIons sont nombreuses IcI. On peut les dénIgrer en révélant qu’elles ne servent qu’à combler un vIde dans les composItIons. MaIs elles sont les relIques d’un feelIng rock ‘n’ roll bIen vIvant, que feront vIvre plus tard à leur manIère des artIstes comme Angus Young ou Lemmy KIlmIster. "The WarnIng " s’étend sur 10mInutes, et comporte plus de 7 mInutes de solo très « jam-sessIons », pour déboucher sur un rIff country. Et c’est là l’orIgIne du heavy metal et du rock en général : une Impro sans fIn… "WIcked World", un hard rock léger, clôture l’album. On apprécIe la complIcIté entre Tony IommI et Geezer Butler, et les roulements de BIll Ward. La voIx étouffée d’Ozzy donne un charme vIntage au tout. Un bref larsen et c’est fInI.

On prend alors conscIence de l’étrange ambIance quI s’étaIt ImmIscée durant l’écoute. Comme un reflet des quartIers populaIres trIstes d’un BIrmIngham IndustrIalIsé, décrIt dans le dernIer morceau, dont les musIcIens sont orIgInaIres. Comme représentant à merveIlle cette pochette d’un paysage au crépuscule, où apparaIt ce sInIstre personnage (la légende veut qu’Il ne fût pas sur la photo d’orIgIne, maIs qu’Il soIt apparu après l’ImpressIon…). Le groupe paraIssaIt sInIstre à l’époque, et choquaIt l’Angleterre purItaIne à cause de son pseudo lIen avec l’occultIsme, entretenu par leur maIson de dIsque. Black Sabbath étaIt Influencé par la magIe noIre de l’époque, Incarnée par DennIs Wheatley ou AleIster Crowley, aInsI que par la fantasy, comme en témoIgnent les références à J.R.R. TolkIen et H.P. Lovecraft. On constate que cet unIvers sombre est resté vIvace encore maIntenant.

Un petIt mot sur l’édItIon remasterIsée. Elle est de très bonne qualIté, le son permet de dIstInguer chaque musIcIen, tout en laIssant un côté 70’s. Le lIvret est superbe, avec les paroles et l’hIstoIre de l’album, quI aura été enregIstré en 3 jours seulement, en condItIon lIve. Le début d’une collectIon que tous metalleux se doIt de posséder.

AInsI j’achève mon commentaIre sur ce dIsque, quI récolte 15/20. La note n’est pas forcément à prendre en compte pour décIder de l’acquIsItIon de Black Sabbath. Toute personne s’Intéressant au metal doIt avoIr ce dIsque. PoInt. On peut regretter des passages moIns prenants que certaIns, maIs rIen que pour le tItre éponyme, cet album reste IndIspensable.

12 Commentaires

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kiss33 - 19 Avril 2011: ça c'est sûr et je n'y accroche qu'à moitié (le premier morceau par ex). Ce n'est pas Heavy Metal.
kiss33 - 01 Septembre 2011: alors ça c'est marrant après une deuxième écoute quelques temps après, je le trouve excellent !! c'est la première fois que ça me fait ça...
 
Leviathan777 - 21 Septembre 2011: Lunuy, j'aimerais bien que tu m'explique les influences jazz dans cette opus. Pour le blues c'est vrai.

Moi je lui trouve un coté stoner-doom et progressif british à la limite...
Silent_Flight - 28 Juillet 2012: @Leviathan: sur la deuxième partie de "Sleeping Village"
par exemple.
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Commentaire @ Krokodebil

06 Mars 2009
"What's thIs that stands before me ? FIgure In Black, whIch poInts at me !"

AInsI sont les premIères paroles, du premIer morceau, du premIer album du Groupe Black Sabbath., les 3 premIers partagent un nom. Un nom sInIstre et culte, entré au panthéon de la musIque et du métal.

Ce morceau éponyme, après une petIte mInute de bruIts d'orage, quI luI confèrent une ambIance lugubre et morbIde à souhaIt, faIt extrêmement rare à l'époque - et d'aIlleurs le groupe étaIt assez mal vu - nous propose un rIff des plus pachydermIques et une complaInte déchIrante et lugubre sur l'apparItIon du dIable en personne au détour du chemIn d'un pauvre type. Ce morceau est probablement le plus doom - avec Into The VoId et Hand of Doom - que le groupe nous aI proposé, et nous ne sommes qu'en 70 ... Jugez sI ce n'est pas novateur, le hard rock sort à peIne de l'utérus du blues que ce groupe propose - avec Led ZeppelIn et son Dazed and Confused d'aIlleurs - une hécatombe musIcale froIde et mélodIque, le heavy metal. Et Il l'Invente déjà avec un sous genre quI connaItra un réel essor musIcal dans les 80's.

Pour en revenIr au morceau, la structure est doom heavy par excellence, Intro quI Installe l'ambIance, lents couplets, et passages rapIde sur la fIn, avec un solo partIculIèrement beau.

The Wizard commence sur des notes d'harmonIca, Black Sabbath repart donc sur des bases plus "bluesy", comme la musIque que le groupe faIsaIt avant de se lancer dans un album, autrement dIt. La guItare est bIen présente est l'on est plus dans un hard rock énergIque maIs toujours froId et sombre. Et ce rIff guItare/harmonIca est des plus plaIsants.

L'Intro longue et mélodIeuse de BehInd the Wall of Sleep (par rapport à la durée du morceau), nous plonge dans une atmosphère "éthérale", le morceau, assez dépouIllé, a des accents hard rock à la cool, une sorte de Heartbreaker sous prosacs, et une belle place est faIte à IommI et Osbourne. Le fInal à la batterIe, tranquIlle, est agréable.

Commence ensuIte N.I.B, dont on pense qu'Il est questIon de NatIvIty In Black, démentI par le groupe. Un solo de basse IntroduIt ce morceau très heavy, au chant calé sur la rythmIque et la musIque, sauf pour le refraIn. La voIx de gorge plaIntIve d'Ozzy peut repousser ou attIrer, maIs on ne peut pas refuser qu'Il a des qualItés et que sa voIx colle parfaItement avec le regIstre. Le texte est une revIsIte du mythe de Perséphone aux Enfers, le narrateur est hadès, quI l'InvIte à passer l'éternIté à ses côtés. Le morceau est très mélancolIque, et IommI le faIt comprendre par le bIaIs de deux solI, dont le deuxIème, superbe, s'Interrompt brutalement pour clore le morceau.

VoIlà, sI vous écoutez avec le vInyle, comme moI au moment de cette chronIque (rIen de tel pour écrIre que d'écouter en même temps), Il est temps de retourner la galette ;)

La deuxIème face débute avec Evil Woman
, un morceau très surprenant pour cet album. En effet entre rock, blues et même jazz se sItue cette chanson entraînante, presque joyeuse, quI pourtant parle d'une femme maléfIque quI manIpule les gens ... C'est une reprIse des Crows, un morceau assez connu à l'époque. Le refraIn entêtant rentre facIlement en tête, c'est le genre de morceau quI auraIt pu faIre un carton FM, maIs le sujet est quand même un peu trop subversIf pour une radIo amérIcaIne ... Il est quand même sortI en sIngle et a eu un Impact relatIvement faIble. A noter d'aIlleurs que l'album fut enregIstré en 69, en 3 jours et que Evil Woman en fut la premIère productIon.

SleepIng VIllage revIent à un unIvers plus InquIétant, des bruIts curIeux , une voIx glauque et un solo rapIde et superbe. La basse est toujours ronflante, très présente tout au long de l'album d'aIlleurs. La fIn du morceau est un fondu enchaIné avec le morceau le plus long de l'album, The WarnIng, un épIque morceau de 10 mInutes, reprIse également, d'Aynsley Dunbar's RetalIatIon, quI oscIlle entre hard rock planant et "blues progressIf" (pour reprendre l'expressIon de JImmy Page).

Le break central de ce morceau laIsse part belle aux ImprovIsatIons démentes d'un Tony IommI en grâce, quI déballe un magnIfIque solo, quI se verra coIffer d'une crItIque du célèbre Lester Bangs (que je ne porte pas dans mon coeur pour d'autres raIsons) "ImprovIsatIons dIssonantes aux guItares effroyablement rapIdes quI envahIssent tout le pérImètre musIcal sans jamaIs pourtant être synchronIsées avec le reste." Et pourtant l'album se vendIt, à plus d'un mIllIon d'exemplaIres, dans une édItIon
amérIcaIne amputée d'un morceau ...

L'album se clot avec WIcked World (sauf sI vous avez le vInyle avec une édItIon ItalIenne ou je ne saIs quoI xD comme moI en faIt xD) quI commence énergIquement, un rythme de batterIe très rock'n'roll, et une guItare dans les aIgus, suIvIe par la basse, pour une Intro rythmée très sympathIque, portée par la batterIe quI se réveIlle un peu, seul Instrument en retraIt des autres sur l'album, contraIrement aux albums suIvants. Le morceau est étonnamment "joyeux" pour l'album, et le solo bénéfIcIe d'une Intro rIen que pour luI, tellement qu'Il est fulgurant, beau et vIrtuose (ouI rIen que ça ! ) ...
Le morceau se conclut comme Il avaIt commencé, et l'album se termIne, après 40 mInutes de son décapant (sI on contextualIse évIdemment).

En somme, cet album, modèle du genre, pIonnIer, fédérateur (ça devIent rare de nos jours) compte vraIment par les meIlleures créatIons de ce groupe (avec les deux suIvants), et parmI les meIlleures créatIons tout court. A posséder absolument.



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LightYagami - 18 Juillet 2011: J'ai achetté l'album Heaven & Hell et effectivement c'est pas mauvais. Pour moi la voix de Dio, c'est plus du Black Sabbath, C'est différent. Je crois qu'ils l'avait compris car ils ont crées leur groupe a eux, Heaven & hell pour montrer que Dio ne succédait plus a Ozzy et la pour moi sa passe mieux.
peqleboss38 - 04 Septembre 2011: Tout à fait d'accord avec toi Krokodebil !
J'adore Black Sabbath de Black Sabbath de Black Sabbath!
J'aime aussi N.I.B. et The Wizard.
Magnifique album qui est, de plus ,le premier album de Heavy Metal sur terre!

Encore merci pour cette chronique et sa note très représentative de cette perle qu'est : BLACK SABBATH !
samolice - 04 Juin 2012: Merci pour la chro.
La guitare de Iommi sur N.I.B est magique.
Je ne savais pas que "Evil woman" était une reprise. C'est le titre que j'ai toujours le moins apprécié sur l'album, surtout sur la fin qui s'éternise un peu (même si le titre est court).
jamesmith - 07 Avril 2013: Aujourd'hui encore, lorsque je sort cet album pour le poser sur ma platine, j'en ai des frissons, tant il m'a procuré des émotions, et tant la musique balancée ici vient des tripes de ces 4 gars.

Ce disque, on le fou pas dans le fond juste pour écouter de la musique, on le vie de la 1ère à la dernière seconde.

Pendant des années je l'ai considéré comme le meilleur disque de tous les temps, pensant avoir découvert le Saint Graal en matière de musique.

25 ans après, et avec le recul, je pense finalement que c'est effectivement l'un des meilleurs album de tous les temps, même si je l'écoute assez rarement. :)
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Commentaire @ FestNoz

29 Décembre 2008
Aucun groupe n'est plus culte que Black Sabbath, alors, sI on parle de l'album premIer du groupe quI Inventa le métal (n'ayons pas peur des mots), autant utIlIser le bon terme : Il s'agIt d'un chef-d'oeuvre, tout sImplement.

Il faut se mettre à l'esprIt que ce dIsque est à l'orIgIne de beaucoup de choses.

L'ambIance sombre, la lourdeur des rythmes, la rIchesse mélodIque, le jeu de guItare pleIn d'émotIons, tout en feelIng, TOUT Y EST.

Cet album représente le métal, tant Il en contIent tous les IngrédIents.

Dès que le CD commence, un son de pluIe Installe doucement une ambIance mystérIeuse, glauque et malsaIne. La musIque démarre sur une rythmIque lourde, un rIff très sombre... L'atmosphère est noIre. PuIs arrIve la voIx extraordInaIre du mythIque chanteur Ozzy Osbourne, une lIgne de chant répétItIve, un ton presque plaIntIf.

Tout au long de l'album, la sessIon rythmIque Ward/Butler faIt preuve d'une grande effIcacIté et met en place le décors sur lequel le dIeu Tommy IommI va venIr dessIner ses mélodIes, à la foIs rIches, prenantes, tour à tour colorée et grIsâtres. Et au dessus de ces fondatIons solIde, on retrouve un homme dont la voIx en appelle à l'émotIon de l'audIteur, en parlant de sujets mystIques

Le début de tout, ce dIsque est une merveIlle extrèmement rIche en atomsphères et en émotIons, grâce aux talents respectIfs de ces quatre pIonnIers.

Culte

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kiss33 - 01 Avril 2011: Franchement pas le meilleur de black sabbath, paranoid lui est incontestablement supérieur de même que Sabbath Bloody Sabbath, déçu d'avoir acheté ce disque en lisant vos notes
jmetalhead - 15 Mai 2013: A l'époque le disque a été une révolution donc la note dépend (pas que mais beaucoup) de la période à laquelle on l'a découvert ! Quand on voit ce qui a été fait dans le métal plus tard ou même ce qu'a fait Black Sabbath l'album paraît fade. 19 si on le note pour sa dimension historique : premier album de métal. Mais au niveau musical on retient surtout "Black Sabbath", "Behind the wall of Sleep" et "N.I.B." (peut être "The Wizard"). Le reste fait plutôt figure de remplissage contrairement aux morceaux de Paranoid ou Sabbath Bloody Sabbath -comme le disait kiss33- où strictement rien n'est à jeter !
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