Imminence

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Nom du groupe Bjarm
Nom de l'album Imminence
Type Album
Date de parution 18 Fevrier 2014
Labels Fono Ltd.
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. Approaching of the Close 03:33
2. Knowledge of Doom 06:33
3. Ominous Dreams 06:23
4. The Nine Worlds 05:55
5. Fire Lord's Torment 06:05
6. Imminence 03:47
7. Oracle 03:48
8. Secret of the Immortals 04:34
9. The Highest Hall 04:14
10. Tree on the Bones 05:30
Total playing time 50:22

Chronique @ Matai

27 Fevrier 2014

Bjarm livre un premier opus vraiment sympa, avec une production en béton et des orchestrations de qualité

Décidément les Russes sont partout. Ils ont organisé les récents JO d’hiver, se sont opposés à la révolution ukrainienne et ont envahi la scène black metal symphonique. Nul besoin de rappeler que la majeure partie des nouvelles sorties du style proviennent de ce grand pays où les groupes prolifèrent à une vitesse hallucinante. Ici, nous nous intéressons à Bjarm, formé en 2009 et qui sort son premier full length « Imminence » ce mois-ci. Bjarm possède des atouts que la plupart de ses compatriotes n’ont pas : malgré une signature chez le géant russe Fono Ltd., il a réussi à se faire découvrir en dehors de son pays natal puisque le mastering s’est fait aux Fascination Street Studios de Jens Bogren sous la houlette de son collègue et ex apprenti Tony Lindgren (Paradise Lost, Kreator). Il faut donc s’attendre à une production digne de ce nom.

Cela s’entend d’entrée de jeu avec l’intro de trois minutes trente « Approaching of the Close » qui met en avant de bonnes orchestrations et des chœurs épiques, quasi hollywoodiens. Le côté sombre inhérent au style est bien présent et nous annonce des morceaux situés dans la même continuité, les guitares et le chant en plus. L’arrivée de « Knowledge of Doom » montre un groupe autant influencé par le black metal que le death metal puisque les deux styles fusionnent en un tout cohérent. Si le chant se veut possédé, au début, il devient plus rageur et adopte la forme d’un growl par la suite, un growl pas si loin de celui de Demonstealer de Demonic Resurrection. Le chant black, lui, apparaît uniquement sur la ballade « Oracle » et « The Highest Hall ».

Le sextet mise beaucoup sur les claviers, les arrangements et les samples afin d’instaurer une ambiance, et la qualité est là. Niveau guitares, l’originalité n’est pas de mise mais il faut dire que les riffs sont plutôt maîtrisés et en accord avec le sujet. On est en plein dans une épopée, les allers et venus des violons étant synonymes de diverses péripéties. Les breaks sont placés de sorte à mettre en avant des passages épiques, à la limite mythologiques (dans le sens, atmosphère greco-romaine, impérial et écrasante). On regrette rapidement le manque de moments forts et d’accélérations, comme c’est le cas sur « Omnious Dreams » ou « The Nine Worlds ». Une déflagration n’est pas négligeable, surtout dans un black/death symphonique aussi calculé et précis que celui de Bjarm.

Il faut tout de même « Fire Lord’s Torment » pour que l’ensemble décolle avec quelques prises de risque : côté dramatique, chœurs tragiques, riffs plus insistants et chant clair. On se rend aussi compte de la tendance du groupe à officier dans un black/death symhonique contrôlé, loin des accélérations et de la brutalité de certaines formations comme Arcanorum Astrum ou Atra Mustum.

Quelques influences classiques font leur apparition comme sur le titre éponyme, où l’agencement des mélodies rappelle un « King of Carnival Creation » de Dimmu Borgir. Les touches de synthés ainsi que le chant black de « The Highest Hall » nous embarquent quelques dizaines d’années en arrière, dans le black symphonique des années 90’s. Le décalage avec les autres morceaux est peut-être soudain mais reste le bien venu puisque l’efficacité est de mise.

Dans tous les cas, Bjarm livre un premier opus vraiment sympa, avec une production en béton et des orchestrations de qualité. Il est toutefois dommage que le groupe n’utilise que du mid tempo pour ses compos, le rythme étant souvent linéaire. Il nous arrive donc parfois de décrocher et il faut compter sur l’intensité du sympho, la mise en avant de certaines bidouilles, et la puissance de certains morceaux (« Fire Lord’s Torment » ou « The Highest Hall » en particulier) pour nous rappeler à l’ordre.

6 Commentaires

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Aeternam - 28 Fevrier 2014: Merci infiniment pour cette découverte. Ca me parait très bon après deux morceaux écoutés, surtout "The Nine Worlds" avec cette voix féminine très Symphonic/Goth. J'espère pouvoir me le procurer !
ContreCourant - 01 Mars 2014: Merci pour ta chronique, bonne découverte
Exdeath - 04 Mars 2014: Il n'y a pas assez de groupe russe, merci pour cette découverte et chronique très enrichissante !
Matai - 04 Mars 2014: Au contraire, il y en a un bon paquet ;)
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