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Betraying The Martyrs The Hurt, the Divine, the Light
EP paru le 18 Novembre 2009 - Auto-Production
Betraying The Martyrs : The Hurt, the Divine, the Light, chronique, tracklist, mp3, paroles

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NOTE : 7/20
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Tracklist
1. Out of Egypt
2. The Covenant
3. The Righteous with the Wicked
4. The Hurt, the Divine, the Light
5. Being Your Servant

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6,95 €
Chronique
    Gyroscope, le Dimanche 08 Novembre 2009 parlez-en à vos amis  
Et la lumière fut ! Les Betraying The Martyrs sont apparus pour révéler au monde l’existence d’un « métal nouveau», censé remplir le cœur de tout un métalleu d’une énergie positive loin des basses noirceurs qu’il se complait à écouter. Malheureusement pour ce groupe touché par la lumière divine, il est bien connu que les prophètes restent quasi toujours incompris par la populace, et BTM ne déroge pas à la règle…

Dès le début, l’instrumentation est présente pour rappeler qu’on nous balance là du Christian Metal, mais de manière tellement cliché et superficielle qu’on y gagnerait à ne garder que les vocaux, assez hard tout de même pour du « new positive metal » au sens où j’avais cru le comprendre. Rectification, on gagne plutôt à zapper bien vite « Out of Egypt », quand émerge d’on ne sait où un chant clair absolument horripilant qui sera pourtant à coup sûr le passage préféré des fans féminines d’émocore. Les BTM nous livrent sur ce morceau – et on découvre finalement bien vite que c’est une généralité sur l’album- un fouillis de sons, d’influences non seulement difficilement compatibles, mais en plus mal goupillées. A trop vouloir se diversifier pour vendre, et ceci n’est pas spécifique au groupe, la musique perd complètement son identité –si elle en a une-, donc son intérêt.

Revenons-en à nos moutons, soit au deuxième titre de The Hurt, the Divine, the Light, « The Covenant ». Une des pistes les plus violentes de l’EP, où les gruiks du chanteur semblent avoir été inspirés par Benighted, enfin en théorie. Le morceau restait tout à fait écoutable jusqu’à la minute 2 :34, où une nouvelle poussée de voix claire fausse & insipide génère un réflexe manuel nerveux mettant la piste en mode « pause ». Une petite parenthèse également sur l’instrumentation, qui s’emballe à chaque fois avec l’arrivée du chant, mais avec cette impression que la partie clavier reste la même de bout en bout de l’opus. Niveau inspiration, pour 4 titres + un bonus, c’est quand même assez peu recherché...Parenthèse fermée.

Dans l’ensemble, on sent néanmoins que le groupe a essayé de sortir des sentiers battus, peut-être du fait des influences et expériences variées des membres de BTM. Le concept, exprimé par les paroles, se veut original, la structure musicale variée, avec ses alternances de passages pesants, survoltés, ou encore aériens -auxquels s’adapte la performance vocale qui plus est- et pourtant, pourtant on reçoit dans les oreilles du deathcore tout à fait lambda. On pourrait craindre, du coup, la concurrence, ou même la stagnation, mais le problème ne vient pas tant de là, puisqu’un public – virtuel – en pleine croissance répond présent pour soutenir les groupes de cette scène. Il réside plutôt dans la qualité douteuse de ce que nous pondent nos angelots piercés. OK, faire de la musique pour son plaisir, c’est fun, avoir des contacts comme Buriez ça aide, mais pour un premier EP, censé révéler le potentiel du groupe, autant donner le meilleur de soi-même et creuser un minimum le projet. A croire que nos hommes n’ont pas suivi assidûment les cours de chorale dans leur tendre enfance, tant le chant clair pêche sur les morceaux, et « The Righteous and the Wicked » nous en fait une nouvelle piqûre de rappel. Un petit séjour en contrée anglophone ne serait pas non plus de trop pour les BTM - qui pourraient en profiter pour embarquer avec eux une certaine animatrice TV. Critiquant le public français pour son étroitesse d’esprit, le groupe serait d’ailleurs certainement plus entendu et jugé à sa juste valeur hors de nos frontières…

En clair, il est impératif pour les Betraying the Martyrs de bosser leur technique, mais aussi de se donner une ligne directrice et d’innover ! Autant sortir un single si c’est pour livrer 5 répliques d’un même titre, puisque c’est l’impression qui reste suite à l’écoute de cet opus. Une instrumentation qui revient cinq fois identique, avec une structure de morceau semblable, où la violence et les gruiks sont lâchés dès le début pour faire place au chant clair et à la mélodie vers le milieu de piste, la composition pourrait se résumer à cela. Pas très cogité tout ça, d’où certainement, l’importance de la comm pour faire adhérer à l’idéologie du groupe avant tout. Après, nos hommes gagneraient certainement à faire leur promo dans les salles, grâce à une musique de qualité, plutôt que sur les plateaux TV. BTM reste cependant une toute jeune formation, qui peut très bien se révéler malgré ce début assez faible. Les paris sont lancés, que Dieu soit avec eux !


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Chronique
13 / 20
    Arachnid, le Vendredi 20 Novembre 2009 parlez-en à vos amis  
Rappelez-vous il y a quelques temps, la mode metalcore était omniprésente dans vos rayons de CD, à la TV, à la radio, bref de partout. En France, on était un peu en retard (comme toujours) sur cette mode ; on n’a donc eu droit qu’à quelques groupes qui ont su profiter de cette mouvance, notamment Darkness Dynamite. Mené par son frontman emo Eddie, le groupe a bien fonctionné, proposant du metalcore efficacement accrocheur. Mais fin 2007, Eddie se retire de sa formation originelle pour s’associer avec Victor, l’ancien chanteur/claviériste de The Beverly Secret, et ainsi monter un groupe plus personnel.

Rapidement nommé Betraying The Martyrs, les Parisiens se sont directement autoproclamés ‘christiancore’ par souci d’éthique et (encore une fois) de mouvance. Tant mieux pour eux, la religion dans la musique n’a jamais eu aucun effet sur mes oreilles. Les deux compères ont donc recherché des membres pour compléter tout ça, s’en suivent donc Fab et Valentin du petit groupe Dark Extent (Valentin étant surtout dans le très bon groupe de death prog’ SentencE) et Baptiste, guitariste de Black Curtains, qui ont su faire parler d’eux dans le milieu parisien, bien que leurs styles soient très différents.

Quelques mois plus tard, les revoici avec leur premier EP toujours enregistré par Buriez au Studio LBLab. Intitulé The Hurt The Divine The Light, le ton est donné : ça parle de la vie d’Abraham, c’est du mille fois vu et c’est formaté au possible mais la production est bonne, le son dépote et les cinq morceaux s’enchainent rapidement sans rechigner. Fans de metalcore ricain, ce skeud est fait pour vous. Pour les autres, il y a des tonnes de nouveaux disques par mois, donc ne vous attardez pas sur ce que vous n’aimez pas à la base.

Le nouveau projet aux influences variées propose donc du metal extrême allant du death mélo à la Black Dahlia Murder avec ses allers-retours accrocheurs et son blast frénétique aux saccades purement Fear Factoriennes, harmoniques à l’appui. L’idée du clavier n’est pas une mauvaise chose en soi mais il est à mon goût inexploité par moment et trop saugrenu sur certains passages. Dommage. Pour le reste, qu’on se rassure, c’est du très bon : le rythme a beau être inégal (surtout sur "The Righteous with the Wicked", le morceau le plus décevant tant il regorge de très bons passages mais placés de façon totalement bordélique), l’EP s’écoute avec complaisance. Quant au chant général, il est bien géré par un Eddie au mieux de sa forme, Manquent cependant quelques bons breakdowns bien lourds, au sinon ça passe comme une lettre à la Poste.

Des regrets quand même pour ce chant clair inutile, poussif et surmixé, qui auraient rendu le tout beaucoup plus bourrin si nos deux frontmen se seraient abstenus de pousser la chansonnette. Ensuite, quelques défauts de prod’ de-ci de-là, des transitions un peu trop vite expédiées et des effets trop appuyés viennent ternir cette première galette. Je parle notamment de "The Covenant", dont je préfère la version demo, plus sobre. Rien de bien méchant en soi, mais à trop vouloir en faire, le rendu final du morceau parait un peu brouillon hélas.

Au final, le groupe s’appuie un peu trop sur ses influences et rate quelques fois le coche, surtout sur "Out of Egypt" et "The Righteous with the Wicked" dont le début est vraiment mal foutu alors que la fin – excellente – est placée de façon totalement inadéquate par rapport à l’ensemble de la chanson à mon gout. Le CD s’écoute très vite mais réserve de bons moments bien sympathiques. Quant à la pochette, c’est une belle photo, très pro (comme l’image que veut projeter le groupe) mais arriverons-nous un jour en France à proposer une vraie cover originale, attrayante et professionnelle ? Je reste perplexe…

En bref, The Hurt The Divine The Light répond aux questions que tout le monde se posait : c’est pas original mais ça envoie généralement et c’est l’essentiel. Je m’attendais à quelque chose d’un peu moins classique néanmoins, car même si le tout est suffisamment sympathique pour être écoutable, il manque ne serait-ce qu’une petite touche supplémentaire pour que ça dépote avec justesse. En attendant un premier album plus personnel, plus travaillé (qu’est-ce que c’est que cette intro déplacée en bonus track ?) et surtout plus bourrin, car le potentiel est là, quoiqu’on en dise.

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