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Benighted (FRA) discographie



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BENIGHTED (FRA) - ICON (CD)

Album précédant
15 Octobre 2007 - Osmose Productions
Benighted (FRA) : Icon, chronique, tracklist, mp3, paroles
Tracklist

1. Complete Exsanguination
2. Slut
3. Grind Wit
4. Saw It All
5. Forsaken
6. Smile Then Bleed
7. Pledge Of Retaliation
8. Icon
9. Human Circles
10. Invoxhate
11. The Underneath
12. Blindfolded Centuries

les paroles
Note
17/20
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Mp3


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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
Fabien, le Mercredi 24 Octobre 2007
note : 15/20
Fort du redoutable Identisick, lui ayant permis de se hisser au rang des leaders de la scène death grind hexagonale, Benighted décroche dès lors un précieux deal avec l’écurie Osmose. Capable de briser désormais les frontières françaises, le quinquet stéphanois n’entend pas arrêter en si bon chemin, réussissant avec son nouvel album baptisé Icon, à mener son death explosif à un niveau encore supérieur.

Grâce à sa créativité, mais aussi au travail impressionnant de Kevin, son nouveau frappeur, Benighted repousse en effet les limites du travail effectué jusqu’alors, aussi bien en terme de brutalité, de vitesse et même de mélodie. Icon est solide et diversifié, contenant des morceaux ayant chacun leur feeling et leur identité propre, depuis le furieux Slut et son refrain accrocheur, jusqu’au rapide et mélodique Saw It All. Passant aisément de structures thrash, death puis grind, en y mêlant adroitement quelques touches indus ou rap (Grind Wit), Icon possède un équilibre vraiment étonnant, divinement mis en valeur par la production lourde et puissante de Kohle, aux Kohlekeller Studios.

La force d’Icon réside également dans l’alternance de ses parties tapageuses et hachées, à des passages balancés déboîtant tout sur leur passage, à l’image de l’accélération mortelle du titre éponyme Icon. Enfin, sur les lignes complexes de basse et de guitares, la voix de Julien s’est encore améliorée, passant brillamment du guttural le plus profond à des hurlements encore plus agressifs.

Sans certes révolutionner le genre, Benighted progresse ainsi d’album en album et balance avec Icon un death grind encore plus racé & abouti, plaisant à coup sûr aux nombreux fans de Napalm Death, Dying Fetus ou Misery Index. Après l’écoute du death dévastateur des stéphanois, une seule question subsiste alors : mais où s’arrêteront-ils ?

Fabien.

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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
Eternalis, le Mardi 31 Mars 2009
note : 16/20
Très longtemps complexée envers elle-même, la scène extrême métallique française n’aura que très tardivement réussie à s’imposer sur le plan international. Souvent cantonnée à Sortilège, Trust ou Killers, l’extrême a longtemps souffert d’un complexe d’infériorité qu’elle désigne aujourd’hui comme étant pourtant complètement psychotique, car non existant. Mais dans ce cas, qu’est-ce qui pourrait expliquer que des combos comme Loudblast ou Agressor soient indéfiniment restés l’ombre ?

Sous l’impulsion d’une nouvelle scène pleine d’idées et d’expérimentation, sous laquelle nous rejoindrons indispensablement la bannière de Gojira, Dagoba ou encore Scarve, est revenu au premier plan une scène brutale n’ayant d’autres buts que de démontrer qu’elle savaient également sacrément y faire en matière de death metal.
Sans doute leader emblématique de ce nouveau mouvement, les Stéphanois de Benighted ont, petit à petit, grimpés les échelons de la renommée nationale pour enfin faire exploser les barrières internationales avec l’excellent "Identisick" datant de fin 2005.

Ayant entre les mains un album résolument destructeur et brutal à l’extrême, dans lequel les fans de Napalm Death ou autres Nasum se seront forcément retrouvés, et après avoir traversé l’Europe, les voilà de retour avec cet "I.C.O.N" qui marque son lot de changement pour le groupe.
Si nous ne dirons rien sur le, toutefois logique, changement de label pour Osmose, nous ne pourrons que remarquer le nouveau venu Kevin derrière les futs.
Peut-être moins rapide, mais largement plus groovy, son jeu arrive à étoffer le style de Benighted afin de le muter en un death toujours excessivement violent mais aujourd’hui des plus catchy, et, dirons-nous (sans froisser jamais les puristes), accessible.
Alors le terme reste à prendre avec des pincettes car le style reste brutal et il y a fort à parier que la ménagère de plus de cinquante ans pousse toujours des yeux révulsés, mais il faut également admettre que les français s’ouvrent de nouveau horizon, à des individus pas forcément adepte de ce genre musical.

Pourtant, l’ouverture avec "Slut" défonce d’entrée tout sur son passage et alterne toujours avec autant de maîtrise les blasts ultra furieux et les parties plus mélodiques, comme le démontre ce jeu en tapping fulgurant permettant au titre de respirer quelques secondes.
Julien Truchan, probablement l’un des meilleurs chanteurs actuels du genre, se joue de ses multiples visages, entre le hurlé criard du refrain (aussi efficace qu’il se retient en un instant !), le growl profond et caverneux du couplet ou encore le chant vomi plus rudimentaire que jamais (juste avant le solo !).
La production est à l’égale d’une chambre forte, elle est un mur que nous nous prenons en pleine face non sans quelques dommages collatéraux. Très gros travail des Kohlekeller Studios sur ce plan.

Ensuite, les français ne manqueront pas de nous plonger dans un metal violent et schizophrénique, sachant parfaitement varier l’agression sonore au point de ne pas s’ennuyer sur la totalité du disque. Néanmoins, il faut garder à l’esprit que l’innovation est ici hors de propos, elle ne semble presque pas évoquée, hormis sur le surprenant "Grind Wit", sur lequel un rappeur vient poser une touche personnelle et finalement pas si désagréable que ça, même si elle fera plus office de gadget que de réel intérêt musical.

Mais le très haché "Smile Then Bleed", au riff central très lourd et malsain, le heavy "Icon" (au riff très thrash et simple !) au feeling bien roots et old school ou encore l’ultra speed "The Underneath" font de ce disque une réussite totale de death, sans tomber dans aucun excès et en arrivant à trouver un parfait équilibre entre brutalité, mélodie et schizophrénie rendant le tout aussi bourrin qu’intéressant.
Le très malsain "Forsaken" par exemple, empreint d’une grande complexité niveau guitare (ces riffs frôlant parfois la poly harmonie !) propose de nombreuses cassures de rythmes et surtout un chant guttural très rythmique, proche du grind et pourtant installe la partie la plus mélodique de l’album, magnifique pont tout en ambiance où Julien est plus impérial que jamais.

Rarement un disque de death m’aura autant passionné de bout en bout ces dernières années. La violence aussi jouissive qu’expéditive trainera probablement lors des quelques périodes suicidaires hivernales. Sans aucune révolution, Icon s’impose comme l’un des disques brutaux à posséder pour les fans du style, mais aussi et surtout pour les autres. Et c’est, peut-être encore plus aujourd’hui, une sacrée performance.


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Mini-chronique

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Abyssion, le Jeudi 04 Septembre 2008
note : 18/20
Comment exprimer la claque ?
Comment exprimer la baffe, que dis-je la tempête que je me suis prise en écoutant pour la première fois cette album ?
Et même après, au fil de mes écoutes, cet album me paraissait toujours aussi excellent et jamais je ne me lasse de l'écouter (du début… jusqu'à la fin, en somme).

Alors oui, ce début de chronique est tout sauf objectif, mais à chaque fois que je lance la machine de guerre "Icon", j'ai des frissons qui parcourent entièrement mon corps, à l'écoute de ce death particulièrement jouissif (et excellent) des stéphanois !

Fort d'un death brutal metal (aux allures grind, à certain moment magnifiquement rodé), Benighted est bel et bien pour moi le représentant suprême du death Français et sa plus grande fierté !

Que vous dire d'autre à propos de ces rugueuses pistes nommées Saw It All, Slut, Grind Wit, Icon ou encore Human Circle ..? Rien ! Si ce n'est… les féliciter pour nous offrir un tel talent.
Bon je suis un peu élogieux, mais pour moi : il le mérite !

Icon démarrant très fort au démarrage, il offre néanmoins une petite baisse de régime à partir de Forsaken, un peu dommage… mais pas dérangeant pour un sou.

Bref, vous l'aurez compris, Benighted s'impose comme une autre valeur sûre de la scène death metal.
Cet album est un petit bijou de brutalité, qu'il vous faut absolument posséder !

Parole de deatheux !^^!

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