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| 27 Octobre 2006 - Nuclear Blast |

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1. Belphegor – Hell's Ambassador
2. Seyn Todt in Schwartz
3. Angel of Retribution
4. Chants for The Devil 1533
5. Pest Teufel Apokalypse
6. The Ancient Enemy
7. Bluhtsturm Erotika
8. Sanctus Perversum
9. Das Pesthaus / Miasma Epilog |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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TONIO
BELPHEGOR est un groupe que je découvre avec cet album sorti en novembre 2006. Les autrichiens ne sont pourtant pas des nouveaux venus, Pestapokalypse VI est leur septième réalisations depuis leur formation, il y a quinze ans ! J'ai du rattrapage à faire...
BELPHEGOR évolue dans un registre black/death radical, mais pas du tout simpliste. Moi qui ne suis pas du tout féru de black, j'ai tout de suite été captivé par les ambiances malfaisantes et la puissances des compos. Premiers bon point, le chant, varié, ne se limite pas aux hurlements criards caractéristiques à se style. Parfois guttural, parfois hystérique, Helmuth, le guitariste/chanteur, possède un timbre relativement original qui renforce le caractère blasphématoires des morceaux. Ensuite, les tempos sont variés, on ne se prend pas en continu du blast "boite à rythme" dans la tronche ! Pas la peine d'avaler un tube d'aspirine après 40 minutes d'écoute, le groupe alterne parties speed et passages lents avec talent, l'écoute de cet album n'est à aucun moment prise de tête. Autre bon point, les musiciens n'hésitent pas de temps en temps à faire étalage de leur technique, soit au travers de solos fort bien composés, soit par des rythmiques recherchées. A ce titre, le morceau "Sanctus Perversum" est à lui seul un monument avec ses riffs entraînants, légèrement planants, ses nombreux changements de rythme et ses solos inspirés. D'autres titres ressortent également du lot, comme "Seyn Todt In Schwarts" au riff imparable ou "Chants For The Devil" avec son passage lent dissonant et ses cloches funèbres en outro. Bien sur, certaines chansons sont plus traditionnelles et bourrinent à tout va sur des riffs tranchants assez classiques, mais la volonté de nuire est palpable et la vitesse d'exécution est bien souvent la meilleure arme pour y parvenir. Mission largement accomplie ! BELPHEGOR se permet une petite prise de risque avec le morceau "Bluhtsturm Erotika", très différent du reste de l'album. Chanté en allemand, ce titre plutôt lent au refrain envoûtant est un pur concentré de haine. Je ne suis pas certain que les fans du groupe apprécient, mais pour ma part je trouve que cet intermède est magnifiquement réussi et qu'il dévoile une facette très personnelle et original de BELPHEGOR.
Cet album est le premier que le groupe enregistre pour Nuclear Blast et bien sur la production assure, le son est très clair, les parties rapides ne sont jamais confuses et les instruments sont tous mis en valeur. La pochette est très bien réussie et colle tout à fait à l'esprit dérangé des compos. On dirait l'illustration d'un cauchemar délirant, ou un cliché pris directement depuis les enfers ! Ce qui me fais dire à nouveau à quel point une bonne cover fait partie intégrale d'un album et à quel point le téléchargement ampute ce même album d'une bonne partie de sa personnalité... Fin de l'aparté.
Ce disque à l'atmosphère étouffante est une très bonne surprise pour moi et me donne envie de me pencher sur tout le reste de la discographie de BELPHEGOR. Leur récente signature sur un gros label devrait logiquement ouvrir au groupe de nouvelles portes, et c'est bien tout le mal que je leur souhaite !
1 commentaire |
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| Mini-Chronique |
 13 / 20 |
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Quelle baffe!
On peut dire que Belphegor est un maitre dans le black death brutal, mais sur cet album ils ont osé varier un peu plus les tempos et les atmosphères, sans pour autant trahir leur identité.
De toute façon, si vous avez aimé les deux albums précédents, vous ne pourrez que préférer ce Pestapokalypse VI.
La production est toujours très efficace, et peut-être même de meilleure qualité. La voix d'Helmuth est toujours aussi agressive et variée, et les riffs de Sigurd pénètrent définitivement dans votre tête pour tout y ravager.
Hell's Ambassador donne un très bel aperçu de l'album : violent, racé, posé par moments et surtout dénué de pitié.
Toute l'artillerie de Belphegor y est déployée, riffs mélodieux et sortis tout droit des enfers, blast beats, vocaux extrêmements violents et très bien calés sur la musique, mis à part que des passages lents surviennent pas moments, ce qui ne fait que renforcer la violence du morceau.
The Ancient Enemy est dans la plus pure lignée de Belphegor : riffs prenants et majestueux accompagnés de blast beats quasiment du début à la fin. Cela peut paraitre épuisant, mais non, le plaisir est permanent.
D'autres morceaux comme Bluhtsturm Erotika sont lents du début à la fin, mais sont tout de même très efficaces et ne surprennent pas du tout, ils sont très bien conçus, avec des accords lourds, des vocaux souvent death, et une lourdeur imparable qui vous écrase.
Rien à redire. Belphegor est et restera toujours Belphegor, et ce n'est pas cet album qui dérogera à la règle.
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