Lucifer Incestus

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Nom du groupe Belphegor (AUT)
Nom de l'album Lucifer Incestus
Type Album
Date de parution 24 Novembre 2003
Enregistré à Mastersound Studios
Style MusicalBlack Death
Membres possèdant cet album255

Tracklist

1. Intro / Inflamate Christianos 00:33
2. The Goatchrist 04:19
3. Diaboli Virtus in Lumbar Est 03:49
4. Demonic Staccato Erection 05:01
5. Paradise Regained 04:12
6. Fukk the Blood of Christ 05:47
7. Lucifer Incestus 02:44
8. The Sin-Hellfucked 05:44
9. Fleischrequiem 69 / Outro 04:16
Bonus-Video (Digipack Release)
10. Lucifer Infestus
Total playing time 36:25

Chronique @ valentheris

10 Août 2010
Toujours animés d'une passion viscérale pour le diable et les aspects les plus sombres de la sexualité, Helmuth et Sigurd reviennent sur le devant de la scène trois ans après le très bon "Necrodaemon Terrosathan" afin d'offrir à leur fans en manque de blasphème et d'érotisme macabre un quatrième opus de qualité, utilisant leur fameux mélange Death/Black metal une nouvelle fois avec brio pour notre plus grand plaisir.
Cependant, la recette, bien qu'elle ne soit dénuée ni de charme ni de talent, pourrait paraître un petit peu fade pour les aficionados des deux précédents album à cause d'une production plus travaillée, faisant ressortir plus allégrement les différentes parties instrumentales et les mélodies générales, rendant le tout plus accessible au détriment d'une lourdeur et d'une noirceur plus amoindries que sur ce que ce qui se faisait précédemment. Néanmoins, cette venue de moyens plus conséquents grâce à leur arrivée chez Napalm Records ne fait pas oublier à Helmuth ses convictions et ne dénature pas le charme des compositions dont l'homme a le secret, le tout restant hargneux, disposant de subtilités bien amenées et demeurant jouissif sur le long terme.

Il ne faudra que peu de temps à "The Goatchrist" pour que celui-ci nous entraîne dans la dimension Luciférienne que le groupe générera durant la quarantaine de minutes d'écoute. Non content de nous faire profiter de la production talentueuse d'Alexander Krull (Chanteur d'Atrocity), laissant la liberté d'expression à chacun des instruments, sans qu'aucun d'entre eux n'empiète sur les lignes de l'autre, créant alors une homogénéité efficace qui distille petit à petit toute l'atmosphère de l'album, ce premier titre donnera également un bon aperçu du contenu de l'album : une bonne prestation de la part de Barth (basse) et de Torturer (Batterie), un riff tranchant, agressif et très prenant soutenu par la voix d'Helmuth qui ne manque pas de variations judicieusement placées, oscillantes entre un growl plus typée Death et un chant plus criard proche du Black.

À présent que nous sommes en terrain connu, un peu réaménagé, certes, il n'en faut pas plus au quatuor autrichien pour nous asséner de belles baffes hérétiques pourvues de mélodies assassines.
"Diaboli Virtus In Lumbar Est" et sa rythmique imparable sont un bon exemple de cette beauté morbide capable de se cacher sous un élan de brutalité due aux blast savoureux de Torturer et de la rapidité des guitares. Nul doute que ce break froid aux allures sinistres en séduira plus d'un, de même "Fukk The Blood Of Christ" délivrera sous son titre poétique un refrain des plus envoûtant qui restera gravé longtemps dans votre mémoire. Les lignes de basse de Barth sont ici bien misent en avant et contribuent de fort belle manière à l'oppression exercée par le titre.
Bien entendu la notion de mélodie est toute relative, l'ensemble gardant la brutalité typique du groupe tout au long des titres et il suffit de se pencher un temps soit peu sur "Demonic Staccato Erection" et sa vélocité redoutable ou encore le titre éponyme purement jouissif où chacun des musiciens envoie une réelle déferlante de ses capacités justifiant non seulement le titre de l'album, mais aussi l'étiquette Death/Black Metal du groupe incluant un double pédalage énergique et des lignes de guitare/basse à la rapidité diabolique et au rythme accrocheur le tout soutenu par la voix si caractéristique d'Helmuth.

Un autre élément majeur lors de l'acquisition d'un album est bien entendu le livret. Sous l'illustration assez bien représentative du contenu de l'album, nous apprécierons l'étalage des goûts d'Helmuth qui pourraient être discutables, mais offrent néanmoins un bonus qui vaut le coup d'œil que ce soit pour le rire ou le rinçage de rétine. Si l'homme en question ne manque pas d'un certain franc-parler en interview, on appréciera le fait qu'il aille jusqu'au bout des choses en nous permettant d'admirer les différentes poses que les membres peuvent prendre, armé jusqu'aux dents offrant un semblant de divertissement pour quiconque est assez malin pour ne pas les imiter, mais également en partageant avec nous sa passion pour les nonnes qui ne sont pas blanches comme neige et qui semblent éprouver de l'affection entre elles. Une certaine Eva est également là pour nous démontrer qu'il y a d'autres manières d'aimer le christ que d'aller à l'église.

Alors que "Fleshrequiem 69" se termine et que nous goûtons par conséquent à la fin de l'album dans une atmosphère triste, on peut se dire que nous sommes en présence d'un bon Belphegor, indéniablement. On pourra peut-être lui préférer l'opus précédent (non sans raisons) qui laissait imaginer une suite quelque peu différente ou encore les prochaines offrandes du groupe, ceci dit, le tout reste bien délectable et de bien mauvaise foi est celui qui peu le nier.
La profondeur supplémentaire donnée à la production offre un aspect plus profond aux compositions et se révèle de qualité, tandis que la prestation des musiciens, sans que ceux-ci fassent un étalage de technique stupéfiant, demeure très bonne.
Il ne reste plus qu'à espérer qu'après un dernier album usant l'âme du groupe, Belphegor retrouve une seconde jeunesse, car ils sont capables de beaucoup et nous l'ont prouvé par le passé pour notre plus grand plaisir auditif.

Val'.

9 Commentaires

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bojart - 10 Novembre 2010: J'ai adoré cet album moi.
valentheris - 10 Novembre 2010: T'as bien raison héhé il est bon.
albundy57 - 12 Décembre 2010: Un groupe bien puissant qui sait allier le meilleur du black et du death.
Une vraie machine de guerre!
adri1 - 28 Fevrier 2011: bon commentaire ! pour ma part j'aurai elevé de quelques points la note generale de cet album : la noirceur si malsaine, l'ambiance si occulte qui s"en degage le justifierai ! Fleischrequiem 69, l'outro, a defaut de nous sortir des tenebres des morceaux precedents , nous laisse au contraire comme immergé dans un desespoire sans nom ...
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Commentaire @ Sam

27 Mai 2004
Waaarrrggghhh !!! Enfin de retour après un "Necrodaemon Terrorsathan" infernal, le groupe reviens gonflé à bloc avec un nouveau line-up. Bien sur, les têtes pensantes, Helmuth et Sigurd sont là. Barth (basse) et Torturer (batterie) étant les petits derniers. Mention spéciale à Torturer qui se révèle plus véloce que son prédécesseur, balançant ses blasts avec la régularité d'un fusil mitrailleur !! Renforcé par un son de grosse caisse vraiment énorme et chaleureux. Pour la caisse claire, il faut aimer mais le fait d'avoir gardé les harmoniques permet de toujours bien l'entendre en blast-beats. Le son de guitare est un peu plus crade et fait penser à celui de "Bluthsabbath" en plus puissant.
Hormis ces détails, BELPHEGOR a gardé son style black/death ravageur et ultra compact, des riffs incisifs et haineux typiques black, d'autres plans plus lourds, techniques et dissonants typés death. Sans oublier leurs breaks complexes et très bien placés. Relançant à merveille des compos variées. Du technique et riche avec "The goatchrist", "Demonic staccato erection" et "The sin-hellfucked". Du lourd avec "Fukk the blood of christ". Et des compos dans l'ensemble plus rapides et linéaires, mais toutes aussi efficaces, comme "Diaboli virtus in lumbar est", "Paradise regained", "Lucifer Incestus" et le final lancinant alternant blasts et parties de guitares acoustiques "Fleischrequiem 69". Vous pouvez y aller sans problème, BELPHEGOR n'a pas de maître dans son style !!! Et en plus l'artwork est alléchant !!!

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