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| CD paru le 14 Septembre 1991 - Turbo Music |

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1. Intro
2. Metal of Death
3. The Oath of Black Blood
4. Grave Desecration
5. Witchcraft
6. Goat Worship
7. Demonomancy
8. Black Mass Prayer
9. Beast of Damnation
10. Hail Sathanas
11. Dawn of Satan'S Millennium |
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| Chronique |
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Beherit comme je ne l’avais jamais connu avant ce jour : période black/thrash. Eh bah franchement, on s’en passerait. Oh certes, c’est les débuts, ça sonne « trou », « evil », mais bon, autant dire que c’est une coquille vide.
Entre le mauvais death et les débuts de Mayhem, « The Oath of Black Blood » pose des bases. Les bases de ce qui sera le black/death, en implantant dans sa musique violente en général des ambiances assez sombres (malheureusement trop souvent couvertes par le reste), des solos de guitares dont on se demande ce qu’ils font là, et un chant quasi grindeux, vraiment inadapté pour ce qu’ils veulent passer…
Alors comme je l’ai vu dire ailleurs, on peut se demander si c’est une blague. En tout cas franchement si c’en est une, elle est bien ! Mais le problème c’est qu’à l’époque (1990) je ne pense pas que les groupes fissent déjà de l’humour dans leurs prestations.
Enfin bon, décrivons un peu ce qui ressort de cette galette. Première chose à dire : le son est d’époque. Bien cradingue, on distingue toutefois bien les instruments et les riffs, mais c’est là que le bât blesse : il n’y a rien derrière ! On dirait de l’impro entre potes, bourrés un samedi soir au lieu de regarder le foot parce que la tévé est en panne.
L’autre point faible du groupe, c’est le chant. Alors là, on s’en passerait volontiers ! Franchement là ça frôle les sommets du pire que j’ai entendu. J’arrive même pas à trouver les mots pour le décrire.
Bon dans l’ensemble, je ne vais pas être salop, ça se laisse écouter. Sincèrement, heureusement que c’est un cadeau, mais c’est vrai que certains titres ressortent (particulièrement les deux derniers, qui sont issus du célèbre LP « Dawn of Satan’s Millenium »). Le tout durant un peu plus de 25 minutes, ça passe assez bien en l’écoutant d’une oreille distraite, mais au casque je pense que c’est à s’en arracher les cheveux…
Enfin voilà, un album qui ne sera indispensable que pour les vrais fans ou pour les amateurs de ce qui se faisait au début des débuts… Personnellement, j’en reste aux albums ambiant !!!
1 commentaire |
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| Chronique |
 9 / 20 |
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Beherit... ça sonne avec les grands débuts du black metal... les membres sont complètement true... l'artwork est purement satanique...
On s'attend donc en achetant The Oath of Black Blood a une pure offrande au dieu du mal... dans la belle tradition nordique... a une claque de froideur et malsaine... un bouffée de mal...
Et bien NON ! Beherit... le black metal finlandais avant que la scène Norvégienne n'émerge... pensait tout simplement que faire du black consistait a faire le plus de bruit possible... un créer un tas de son inaudibles. On retrouve donc sur cet album une guitare qui ne joue que 3 riffs différents, une batterie toujours au même rythme qui a une fâcheuse tendance a ralentir par moments, et les textes, si textes il y a, comportent maximum 15 mots existant réellement (les autres sont des cris primitifs)... on en vient même a se demander s'ils étaient conscients de ce qu'ils faisaient au moment de l'enregistrement de l'album ou bien si ce n'est pas une blague de mauvais goût.
Certes il y a de la haine, certes il y a du dégoût, certes l'album est glacial... mais tous ces sentiments auraient pu être exprimés de manière beaucoup plus audible!
En gros nous avons là un amas de son sans but. Vision d'un groupe (précurseur ?) qui nous offre ici une piètre offrande d'un Black Cradingue et Primitif !
1 commentaire |
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| Chronique |
 13 / 20 |
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Beherit... Un son à ne pas mettre entre toutes les mains. Car au delà du champ musical ou idéologique, Beherit est tout un état d'esprit, une redéfinition du sens apporté à la musique satanique, rock puis metal depuis les années 60 et les premières tentatives de mettre des sons au service d'un véritable rituel dédié au Malin.
Par une approche purement musicale, Beherit trouve ses racines dans le "fourre-tout" communément appelé black metal dans les années 80, véritable magma hétéroclite allant de Hellhammer à Bathory, en passant par Mayhem. A une époque donc où le black metal n'était pas encore constitué de clowns habillés pour Halloween posant dans des forêts enneigées, une poignée de groupes s'efforçait de donner au genre naissant une esthétique et une approche expérimentale et sans concessions pour couper définitivement les ponts avec leurs géniteurs Death et Thrash Metal.
Le côté occulte se veut omniprésent et dès le premier morceau on hérite d'un son de clavier kitschissime digne d'un playschool censé évoquer l'angoisse et pourtant efficace car, comme chez son voisin suédois d'Abruptum, Beherit s'emploie à créer des atmosphères décalées et minimalistes, déjà en opposition aux airs pompeux du black symphonique d'Emperor à la même époque.
Concentrons nous maintenant sur les morceaux à proprement parler. A l'instar d'un Blasphemy, Beherit est souvent qualifié de "bruit" par les non-initiés. Pourtant il faut avouer que les cris bestiaux braillés à tout-va sont plus aptes à évoquer la haine et la violence que bon nombre de groupes raw black metal se sachant faire que du pseudo riff de Darkthrone avec une voix de chat égorgé en guise de chant.
Beherit donne un peu de cohésion et d'intérêt aux morceaux en variant les bizarreries qui composent l'ensemble de "The Oath of Black Blood". Ainsi, la guitare part dans des solos déstructurés et dissonnants, la voix alterne entre grognements gutturaux et une voix que l'on pourrait attribuer à un cancéreux en phase terminale et qui donne un rendu bien blasphématoire et cradingue.
Le très bon et le médiocre se cotoyent sans arrêt. Ainsi, le riff débutant "Grave Desecration" fait froid dans le dos, tranchant et lancinant. Si on excepte les passages un peu longs à supporter où la guitare ne fait que répéter un riff de 3 notes, on peut arriver à des leads assez intéressants qui rappellent le death brésilien de Sarcofago ou encore Holocausto.
Autre exemple sur "Witch craft" où le début semble prometteur, avec un rythme bien martelé à la batterie et un riff sonnant assez "war metal". Mais au bout de quelques secondes, on retombe dans les riffs ultra basiques. Dommage...
Quelques éléments intéressants, comme une partie de chant en reverse sur "Goatworship" ravivent l'intérêt à des moments où les moins accros au genre seraient tentés d'éteindre leur sono. Tout comme la pléiade de samples morbides tels que cloches d'église, grognements démoniaques et claviers façon générique de film d'horreur de série Z.
Conclusion, Beherit époque "The Oath of Black Blood" est uniquement dédié au goatworship sanglant et nauséabond. Si vous cherchez un intérêt musical ici, vous serez certainement déçus. L'album se prête aux initiés recherchant une montée d'adrénaline via une violence malsaine propre à éveiller les instincts les plus pervers et haineux de l'âme humaine.
Les plus : une ambiance glauque, une violence non retenue, un côté totalement décalé, inovant pour l'époque.
Les moins : le manque flagrant de diversité dans les riffs et donc l'ennui qui en résulte par moments, le manque de cohésion musicale apparent, le côté anarchique et brouillon.
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