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Poursuivant intelligemment dans la voie tracée depuis Satanica, notamment au niveau conceptuel et spirituel, Behemoth balance une musique toujours brutale et technique, aux plans rappelant incontestablement l’ombre du dieu Morbid Angel, mais ajoute cette fois des vrais chœurs, qui apportent au final une dimension inédite, conférant une atmosphère vraiment épique, sans rabattre toutefois le groupe vers un côté mélodique ; ainsi, à l’image du morceau Slaying The Prophets Ov Isa, les titres marient brillamment la puissance du death metal avec cette ambiance épique très guerrière, rapprochant encore un peu plus Behemoth de combos aussi cultes que Nile ou Vital Remains. Côté chant, Nergal a travaillé sa voix d’arrache pied, cette dernière s’est ainsi considérablement améliorée, étant à la fois plus puissante et plus précise ; le chanteur possède maintenant un coffre impressionnant, ainsi qu’un timbre hyper guttural, à la manière des growls du fameux Glen Benton, leader de Deicide. Enfin, The Apostasy a été enregistré une nouvelle fois sous la houlette d’A.Malczewski, qui propose une production toujours au top, dotant le couple basse/batterie (hyper complexe au passage) d’un son terriblement profond, et les guitares d’un son particulièrement lourd et incisif. The Apostasy représente sans conteste l'une des réalisations death métal les plus intéressantes de ce premier semestre 2007, toutefois à quelques pas du formidable Shadows In The Light d’Immolation. Certes moins marquant que le redoutable Demigod, l'album confirme Behemoth au rang des groupes de deathmetal incontournables, aux portes du Triumvirat Morbid Angel, Nile, Immolation, avec une musique combinant remarquablement finesse et brutalité. Fabien.
On commence doucement l'album avec un intro qui sonne assez orientale, on peut dire que c'est la marque la plus frappante de ce dernier album (L'intro de l'album ou encore le début de "At The Left Ov God"), le reste se tient dans la pure veine de "Demigod", C'est à dire un death brutal teinté de black. Niveau brutalité, on a mis le cran au dessus sur certaines chansons (Kriegsphilosophie), pour ce qui est de la technicité de musiciens, je pense que tout fan de Behemoth sait que l'on a pas affaire à une paire de manchots et il suffit d'écouter "Christgrinding Avenue" pour sans rendre compte...Impressionnant. Et à la surprise générale, Nergal nous offre même une chanson avec un chant clair comme à la bonne époque d'un très bon "Chant For Eschaton". Un brutal death frisant la perfection avec une touche black beaucoup plus prononcée qu'avant...Nergal est de retour...Et il n'est pas content du tout...
Ensuite, le principal, on met le cd dans le lecteur. Une intro qui monte doucement pour nous mettre dans l'ambiance du cd. Au bout de quelques secondes, l'intro déjà finie, quel dommage me dis-je! Je ravale rapidement mon dépit en écoutant les premières secondes de "Slaying the Prophets of Isa", un déchainement de violence et riffs acérés. Nergal toujours au top niveau avec un chant extrêmement puissant et violent. Ensuite, la machine est en route! Rien ne peux plus l'arrêter. "Prometherion" suit parfaitement, pas le temps de comprendre ce qui nous arrive, elle nous emmène déja. Histoire de se reposer un peu, les polonais nous livre un "At The Left Hand of God" qui débute plutôt gentiment avec une petite intro dépressive à souhait. Kriegsphilosophie donne l'impression qu'une armée nous fonce dessus. D'une puissance énorme, ce titre est à mon avis l'un des meilleurs de la galette. "Be Without Fear" est le titre le plus rythmé du cd mais non moins sympathique, il nous ouvre la voie sur un "Arcana Hereticae" qui nous confirme définitivement: Behemoth Rules! "Libertheme" et "Inner Sanctum"passe presque inaperçues à mon goût au milieu des autres. On approche de la fin..."PaZuZu" joue avec notre patience en démarrant plutôt gentiment par une batterie qui progresse puis Nergal intervient et la Pazuzu démarre bel et bien. "Christgrinding Avenue" est à mon sens le titre phare et incontournable de cet album. Violente, rapide, méchante, elle frappe la ou il faut et comme il faut et se finit sur les mêmes notes que "Rome 64 C.E". Après écoute donc, il me vient une question: à quand le prochain? Cet album est très bien fait, un boitier très travaillé, un cd au son lui aussi quasi-parfait (petit bémol: la batterie un peu trop sourde bien que surpuissante, on regrette la clareté du son de Demigod), Nergal toujours au maximum avec son chant d'une puissance rare dans le domaine du Metal. En bref une quasi perfection que la Pologne nous livre ici, en espèrant qu'Evangelion sera aussi puissant Note: 18/20 ChaoS reign!
La preuve que l’on peut être original sans dénaturer le genre, les objectifs d’évolution et de surpassement du passé sont atteints dans un esprit ténébreux et destructeur. Album que l’on pourrait qualifier de parfait si la perfection existait !
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