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Chronique
 | note : 16/20 | Avec The Apostasy, Nergal, âgé de seulement 30 ans, propose déjà le huitième full lenght de Behemoth (Pagan Vastland étant une démo), représentant ainsi le cinquième album de la période death metal de la formation, et ayant la lourde tâche de succéder au redoutable Demigod.
Poursuivant intelligemment dans la voie tracée depuis Satanica, notamment au niveau conceptuel et spirituel, Behemoth balance une musique toujours brutale et technique, aux plans rappelant incontestablement l’ombre du dieu Morbid Angel, mais ajoute cette fois des vrais chœurs, qui apportent au final une dimension inédite, conférant une atmosphère vraiment épique, sans rabattre toutefois le groupe vers un côté mélodique ; ainsi, à l’image du morceau Slaying The Prophets Ov Isa, les titres marient brillamment la puissance du death metal avec cette ambiance épique très guerrière, rapprochant encore un peu plus Behemoth de combos aussi cultes que Nile ou Vital Remains.
Côté chant, Nergal a travaillé sa voix d’arrache pied, cette dernière s’est ainsi considérablement améliorée, étant à la fois plus puissante et plus précise ; le chanteur possède maintenant un coffre impressionnant, ainsi qu’un timbre hyper guttural, à la manière des growls du fameux Glen Benton, leader de Deicide. Enfin, The Apostasy a été enregistré une nouvelle fois sous la houlette d’A.Malczewski, qui propose une production toujours au top, dotant le couple basse/batterie (hyper complexe au passage) d’un son terriblement profond, et les guitares d’un son particulièrement lourd et incisif.
The Apostasy représente sans conteste la réalisation death metal la plus intéressante de ce premier semestre 2007, au côté du formidable Shadows In The Light d’Immolation. Certes moins marquant que le redoutable Demigod, l'album confirme en effet Behemoth au rang des groupes de death metal incontournables, aux portes du Triumvirat Morbid Angel, Nile, Immolation, avec une musique combinant finesse et brutalité à la perfection.
Fabien.
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Dimanche 08 Juillet 2007 |
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Chronique
 | note : 18/20 | Dire que ce dernier Behemoth est un rouleau compresseur envoyant tous les groupes Black/Death aux placards est un doux euphémisme. Puissant, destructeur, sombre, magnifique.
On commence doucement l'album avec un intro qui sonne assez orientale, on peut dire que c'est la marque la plus frappante de ce dernier album (L'intro de l'album ou encore le début de "At The Left Ov God"), le reste se tient dans la pure veine de "Demigod", C'est à dire un death brutal teinté de black.
Niveau brutalité, on a mis le cran au dessus sur certaines chansons (Kriegsphilosophie), pour ce qui est de la technicité de musiciens, je pense que tout fan de Behemoth sait que l'on a pas affaire à une paire de manchots et il suffit d'écouter "Christgrinding Avenue" pour sans rendre compte...Impressionnant. Et à la surprise générale, Nergal nous offre même une chanson avec un chant clair comme à la bonne époque d'un très bon "Chant For Eschaton".
Un brutal death frisant la perfection avec une touche black beaucoup plus prononcée qu'avant...Nergal est de retour...Et il n'est pas content du tout...
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Vendredi 29 Juin 2007 |
Chronique
 | note : 20/20 | Ca y'est Behemoth l'a fait... Quoi donc ? eh bien ce que je me demandais après Demigod c'est s'ils pourraient faire mieux... et c’est réussi !!!! L'album The Apostasy -ce qui signifie l'état de rejet de ses croyances religieuses ou politiques pour quelque cause- est un véritable chef d'oeuvre musical, technique, textuel et original. Mais voici un grand mot qui fait bien souvent peur dans un milieu tel que le Black Metal. En effet, combien de fois nous a-t-on servi une soupe à la place d'un steak au nom d'une originalité qui équivalait à enfoncer des vis avec un marteau. Et c'est là le point fort de The Apostasy ; Behemoth a su se servir de tournevis différents ! Pour en revenir à Demigod, c'est album sans faux pas laissant une impression de terreur guerrière et de destruction mais qui avait peine à aller plus loin et si The Apostasy est toujours aussi imposant, il laisse une impression plus ténébreuse, qui prend plus aux trippes en laissant une athmosphère malsaine à son écoute. Ceci s’explique par l’instrumentale très variée et originale pour un groupe de Black Death… une instrumentale qui aurait pu être utilisée (différemment) par un groupe Sympho. En plus des chœurs (deux sopranos, deux altos, deux ténors et un basso) on trouve des instrumentales classiques (piano, trompette, trombonne…) en parfaite adéquation avec l’esprit de poing d’acier, écrasant tout sur son passage et ce de façon très martiale, que dégage Behemoth. Ces chœurs et cette instrumentalisation permettent donc de donner un côté plus mystique et diabolique à l’œuvre, ce qui est un plus par rapport aux opus précédents. Une impression de puissance alliée à un côté très sombre, beaucoup plus Black que sur Demigod par exemple. Mais revenons aux instruments traditionnels du groupe. La batterie est toujours aussi rapide alternant blasts, roulements et rythmiques martiales très carrées. Les guitares atteignent un excellent niveau technique et donnent du relief aux morceaux grâce l’utilisation de très nombreux solos parfaitement exécutés. La voix de Nergal est reconnaissable à la première écoute mais semble plus travaillée et ceci me fait arriver au point le plus inattendu de cet album ; l’utilisation des voix claires sur le morceau Inner Sanctum qui laissent une impression très négative et très sombre.
La preuve que l’on peut être original sans dénaturer le genre, les objectifs d’évolution et de surpassement du passé sont atteints dans un esprit ténébreux et destructeur. Album que l’on pourrait qualifier de parfait si la perfection existait !
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Lundi 09 Juillet 2007 |
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