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| 24 Janvier 1996 - Solistitium Records / Pagan Krieg Records |

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1. Intro 1.36
2. The Dark Forest (Cast Me Your Spell) 7.06
3. Spellcraft and Heathendom 4.50
4. Dragon's Lair (Cosmic Flames and Four Barbaric Seasons) 5.56
5. Lasy Pomorza 6.26
6. Rising Proudly Towards the Sky 6.53
7. Thou Shalt Forever Win 6.37
8. Grom 5.28
Total playing time 44.52 |
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| Chronique |
 12 / 20 |
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A l’heure où Emperor a disparu de la circulation à cause de problèmes avec la justice de certains de ses membres, la scène Black Metal moderne de l’époque se cherche un nouveau leader, et parmi les formations ambitionnant d’occuper ce trône se trouve Behemoth.
Grom (1996) est le troisième album de ces Black Metalleux de l’Est, le premier chez Solstitium Records. Loin du Death / Black dévastateur qu’ils pratiquent à l’heure actuelle (2008), les polonais donnent dans le Black païen et guerrier, comme on peut en juger à la pochette (assez grossière) : un bouclier et une lance posés sur un arbre avec au loin montagnes et forêts.
La musique est en adéquation avec l’artwork et dès l’intro tribale on s’imagine déjà au milieu de guerriers barbus, aiguisant une lance pour partir à la chasse au sanglier. The Dark Forest nous entraîne dans un Black Metal aux atmosphères épiques, entrecoupé de passages acoustiques et de chant clair pas forcément très juste par moment, mais pour des hommes des bois qui n’ont pas fait la star academy c’est normal.
Spellcraft And Heathendom est déjà plus direct et envoie des riffs plus massifs même si les guitares manquent un petit peu de puissance. Le clavier fait ensuite une entrée remarquée sur Dragon’s Lair, morceau se rapprochant un peu d’Emperor mais moins agressif que le légendaire In The Nightside Eclipse, de plus Nergal et son chant clair insupportable est bien loin d’égaler un artiste comme Ishahn, un excellent titre cela étant.
Vous aurez compris le style de l’époque de Behemoth et il est inutile de se pencher en détail sur tous les morceaux, sachez simplement qu’à part un Lazy Pomorza poussif et peu inspiré, les autres titres sont tout à fait honnêtes, à l’image de Thou Shalt Forever Win qui déploie avec réussite tout l’attirail évoqué plus haut. En revanche sur le dernier titre Grom, on constatera que les voix claires ne sont vraiment pas le point fort de cette galette, en effet le duo de chant féminin et masculin est franchement pénible pour les oreilles tellement ça sent le mec alcoolisé qui chante (faux) une chanson paillarde (toujours bourrés ces chasseurs en pagne de la forêt…).
Malgré pas mal d’imperfections Behemoth s’est fait un petit nom dans le monde du Black Metal avec Grom, celui-ci n’est pourtant pas aussi abouti et compact que les Prophecies Of Pagan Fire et Nord…, respectivement de Enthroned et Setherial parus eux aussi en 1996, mais Behemoth avance, les jeunes polonais feront un pas musical de géant avec l’album suivant Pandemonic Incantations qui sera décisif.
BG
2 commentaires |
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