1. Nocturnal Obeisance (Intro)
2. Massacre
3. Woman of Dark Desires
4. Call from the Grave
5. Equimanthorn
6. Enter the Eternal Fire
7. Chariots of Fire
8. 13 Candles
9. Of Doom...
10. Outro les paroles
Tout est là. C’était il y a plus de vingt ans, une éternité. Eternel, c’est sans doute de cela dont il s’agit. Hors du temps aussi, à une époque où le thrash metal était au firmament, où le death metal sortait de l’état embryonnaire. Quorthon, lui, au tréfonds de sa tannière scandinave, faisait fi de tout cela. En moins de trois ans, il venait déjà de vomir le troisième volet du black metal le plus pur, le plus profond, le plus cru.
Under the Sign of the Black Mark est un aboutissement, un accomplissement. Bathory ne contribuera plus jamais au métal noir comme il le fait sur ce monument, qui par conséquent n’a pas à justifier le culte qui lui incombe.
Prétendre décrire ce disque revient à se lancer dans une longue profession de foi dédiée au black metal, au travers d’une litanie des repères musicaux inhérents au style, qui cependant ne comptent jamais autant que la haine glaciale et viscérale émanant de l’œuvre.
Tout est là.
Les riffs bipolaires dont le rendu enivre, effraie, terrifie…cette guitare au son d’acier trempé, au bleu reluisant, tranchant et froid, la preuve qu’une production médiocre peut générer des atmosphères miraculeuses.
La voix, criarde et gutturale, inhumaine au possible, possédée par on ne sait quelle force obscure et malsaine. La colère acérée qui assène les coups à chaque hurlement.
La rythmique, alternant les envolées échevelées où double pédale et frappes implacables déversent des torrents furieux d’impacts et de roulements dévastateurs.
Les touches de claviers, jamais omnipotentes, toujours subtiles, atrocement glacées, esquissant les contours d’un univers démoniaque et décharné, non dénué d’un mysticisme angoissant.
Tout est là.
Le résultat sublime, la démonstration éclatante de l’essence du black metal : la mise en musique de ces composantes pour générer l’essentiel, une atmosphère d’une richesse émotionnelle sans commune mesure avec tout ce qui a été créé jusque là, de par sa noirceur la plus abyssale, au travers de sa froideur maléfique qui traverse les chairs et les âmes.
La richesse artistique aussi, des actes les plus furieux de colère destructrices, atteignant une virulence peu commune (Massacre, Of Doom) ; les approches plus posées non moins impressionnantes par l’ambiance haineuse et la grandeur mortuaire qui s’en dégagent (Call From The Grave, Enter The Eternal Fire). Comment isoler quelques titres quand l’écoute complète de l’œuvre se doit d’être, tel un sacerdoce.
Oui, tout est là.
La forme aboutie et définitive du cœur de la Bête, du black metal, dans ce qu’il a de plus profond et de plus grand.
Il y a quelques mois, le 11 mai 2007 pour être précis, l’album Under the Sign of the Black Mark a fêté ses vingt ans! Une pièce de collection selon moi. La maturité de Quorthon se fait entendre sur cet album ce qui en fait de lui un Classique du Black Metal Scandinave. Le son est glauque et mal enregistré ce qui fait le charme de ce disque, les pièces comme Equimanthorn nous laissent avec une expérience sonore hallucinante avec le meilleur solo rapide (disons ULTRA rapide) que j’ai jamais entendu de ma vie, la piste Call from the Grave me laisse pas respirer, la lourdeur des riffs m’en couple le souffle avec les solos à la guitare criarde qui nous laisse penser à une nuit froide de novembre en pleine Norvège. Il y a aussi Woman of dark desire une track dédié à la chère Elisabeth Bathory. Un incontournable qui saisit par les couilles. Non, mais sans trop délirer, cet album est l’un des meilleurs qui a pu être créé sur notre petite planète. Hommage à ce grand homme qui est Quorthon qui est mort depuis 3ans en juin dernier.
satanchild, le Mercredi 30 Juillet 2008 note : 20/20
Voici le joyau du black metal ! Bathory, ce groupe culte, fait partie, tout comme Venom et Celtic Frost, des initiateurs du black metal. Ce groupe a influencé toute la scène black scandinave sans n'avoir jamais fait de black metal ! Car oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, Under the Sign of the Black Mark n'est autre qu'un album de thrash bien noir, sorte de Mötöorhead en noir et blanc. Son leader Quorthon (R.I.P) a été le déclencheur du black metal dans les pays nordiques : Mayhem, Marduk, Burzum, Darkthrone, Immortal... ces groupes ont été influencés par Bathory. La liste est longue, très longue... La légende Bathory reste le tout premier groupe de black metal scandinave. Quorthon, qui avait à peine vingt ans, enregistrait des compos extrêmes sur son magnéto douze pistes. Un chant extraordinaire, torturé à souhait, accompagne cette musique si particulière, au son horrible comparé à aujourd'hui, mais les titres sont accrocheurs. Les albums qui suivront donneront naissance au metal viking et plus généralement au folk et pagan metal. Avec un million et demi de fans dans le monde, ce groupe restera à jamais dans la légende. Voilà ce qu'on appelle un groupe.
Necroreaper, le Jeudi 27 Novembre 2008 note : 17/20
Voici la fin de la trilogie True Black Metal de Quorthon avec ce Under the Sign of the Black Mark, portant à son paroxysme, pour l’époque, la violence musicale. Sortis en 1986, cet opus est à inscrire au panthéon du Black Metal. En effet, il influença énormément de groupes (Darkthrone, Marduk, Immortal…).
Musicalement, les riffs de guitares sont plus rapides et surtout beaucoup plus variés ce qui donne beaucoup plus d’attrait à la musique. Les atmosphères sombres et les ambiances morbides sont beaucoup plus présentes. On peut dire que c’est l’avènement du True Black Metal. La batterie est aussi plus rapide laissant une plus grande place aux blasts ravageurs qui annihilent tout sur leur passage et qui accroissent nettement la brutalité de la musique. Le chant n’est pas non plus en reste. Ca commence vraiment à inquiéter les psychologues tant la folie destructrices qui habite Quorthon est importante. Les hurlements, les vociférations sont vraiment maléfiques et malsains.
Au niveau des textes, rien de nouveau, à savoir des rituels sataniques et des sacrifices à foison.
Bref, c’est l’album culte à posséder à tout pris pour tous les fans de Black Metal. CULTE