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| 1996 - Black Mark Production |

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1. Intro
2. Blood on Ice
3. Man of Iron
4. One Eyed Old Man
5. The Sword
6. The Stallion
7. The Woodwoman
8. The Lake
9. Gods of Thunder, of Wind and Of Rain
10. The Ravens
11. The Revenge Of The Blood On Ice |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Voici dès lors ce Blood on Ice que Quorthon considérait son chef-d’œuvre. Et pourtant, cette œuvre me paraît extraordinairement incomprise.
L’album fut composé en 1988, entre Blood Fire Death et Hammerheart, à la Grande Époque ! Toutefois, pour des raisons financières (dues aux restrictions du format vinyle, l’album en eût de fait nécessité deux), l’enregistrement ne s’en poursuivit pas. Bathory ne l’acheva alors qu’en 1996.
Blood on Ice, premier album de Viking Metal, est une œuvre initiatique. Les paroles, très développées, en vers, mais liées par des textes prosodiques inclus dans le livret, et précédées d’une longue préface de Quorthon, nous présentent l’épopée d’un jeune orphelin dans une quête vindicative contre l’assassin de sa famille, - héros très inspiré du Conan de Robert E. HOWARD ; ceci pour le sens exotérique.
Le sens ésotérique, plus substantiel, bien entendu, nous invite à nous identifier à ce jeune homme, allégorie d’une éducation spirituelle. La Bête ennemie symbolise l'absence d'âme, le vide d'une vie sans mémoire, au jour le jour, "de son temps", selon l'expression commune. Étrange réminiscence de l'Apocalypse johannique chez ce Nietzschéen proclamé...L’œuvre se découpe en onze morceaux. La musique semble écrite à seule fin d’accompagner la déclamation des vers. Une ligne de guitare, notamment, accompagne souvent, en écho fidèle, et si aigu, les intonations graves du chant et des chœurs, ponctuée parfois de solos comme déliant un nœud gordien. L’intention du Scalde d’Odin (Quorthon) est donc bien ici de résoudre, dénouer un Mystère difficile : celui du sens de la vie, qui ne peut être qu’intérieur.
En conclusion, toute la musique dans cet album respire la santé et « cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie » (Racine). Quorton y chante merveilleusement faux. Et la nullité technique de Bathory rehausse la fraîche splendeur musicale ! J’avouerai que Blood on Ice est la seule oeuvre de metal qui ait su me faire pleurer : une œuvre qui vous pénètre jusqu’à la moelle, parce que jusqu’à l’âme, sans être jamais larmoyante, ni d’une « mélancolie doom ». Mais elle demande l’attention profonde de l’auditeur pour lui accorder ses merveilles. C’est un album d’initiation, ésotérique et confidentiel. Les Scaldes viking n’étaient-ils pas poètes, musiciens et guerriers, parce que lien des hommes aux dieux ?
19/20
2 commentaires |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Cet album est en fait une sorte de compilation, sortie après la fantastique période viking metal de Bathory (et il faut l’avouer après la période uniquement heavy bien terne des albums tels que « Requiem » ou « Octagon »), mais composée de morceaux inédits écrits à l’époque. Et heureusement pour tout fan de ce groupe, ces compos sont excellentes. On retrouve l’esprit enflammé de « Blood Fire Death » ou « Hammerheart ». La production est malheureusement assez médiocre, ce qui gâche un peu la fête. Mais bon, passée cette petite déception, les morceaux nous rappellent le bon vieux temps des batailles à l’épée et des banquets fournis en bières et hydromels de toute sorte... La plupart des morceaux sont mid-tempo, avec des guitares ultra-puissantes, une batterie bien martelée et des chœurs masculins aériens et mélodieux. C’est très très heavy (dans le sens musical du terme) et très épique.
Il n’est guère besoin d’ajouter autre chose... Si vous aimez le viking metal de Bathory, procurez vous cette galette envoûtante. Le morceau « The ravens » est superbe, grâce notamment à sa légèreté accoustique.
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