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Liste des groupes Black Epique Bathory Blood Fire Death
02 Octobre 1988 - Under One Flag / Black Mark Production
Bathory : Blood Fire Death, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. Odens Rides over Nordland 3.01
2. A Fine Day to Die 8.36
3. The Golden Walls of Heaven 5.23
4. Pace 'Till Death 3.40
5. Holocaust 3.26
6. For all Those who Died 4.58
7. Dies Irae 5.12
8. Blood Fire Death 10.30
9. Outro 0.59

Total playing time : 45.45

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NEUF
Chronique
19 / 20
    Fabien, le Vendredi 30 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
1988. Une seule année et demie après l’incontournable Under the Sign of the Black Mark, manifeste de noirceur ayant servi de véritable étalon à une scène Black Metal encore en manque de définition, Bathory réinvestit les studios Heavenshore de Stockholm pour les sessions de son quatrième effort, Blood Fire Death. Rompant avec l’image du Malin symbolisée par la tête de bouc de ses précédents albums, son leader opte pour une peinture magistrale de Peter Nicolai Arbo, La Chasse Sauvage d’Odin. Quorthon délaisse en effet le satanisme puéril de ses premières oeuvres, pour se rapprocher désormais des thèmes propres à la mythologie nordique. Parallèlement, il se dévoile pour la première fois aux côtés de deux musiciens, un batteur et un bassiste répondant aux pseudonymes respectifs de Wornth et Kothaar, chacun en tenue guerrière, le torse nu, épée à la main.

Musicalement, si le titre Enter the Eternal Fire (Under the Sign) laissait entrevoir la future évolution de Bathory, celle-ci se confirme dès les premiers instants de Blood Fire Death. Débutant sur une longue introduction où se mêlent chants religieux, hennissements de chevaux et guitares acoustiques, l’album explose avec le superbe A Fine Day to Die, sur le couple rythmique lourd du duo Wornth / Kothaar, les guitares furieuses, épaisses et nuancées de Quorthon, et son chant d’un déchirement incroyable. Puis, l’ambiance s’adoucit le temps d’un break aux guitares acoustiques et claviers tout en retenue, pour éclater de plus belle sur un soli furieux et mélodique à la fois.

Blood Fire Death rompt ainsi avec les plans noirs et minimalistes de ses prédécesseurs, imposant un metal plus progressif, aux ambiances définitivement épiques. Le ton se radicalise toutefois sur Golden Walls of Heaven, Pace Till Death et Holocaust, dominés par une rythmique tapageuse et des riffs incisifs, quasiment thrash. L’album monte alors progressivement en puissance, pour atteindre un sommet d’intensité sur l’atemporel For All Those Who Died, terrassant par son middle tempo assassin, ses riffs obsédants, soutenant la voix décharnée de Quorthon. Sans faiblir, Bathory enchaine sur l’intraitable Dies Irae, d’une furie dévastatrice en son début, aux soli infernaux, calmant ensuite le jeu pour mieux exploser, grâce à la force d’un seul riff, particulièrement redoutable.

Puis, le climat se radoucit sur le fantastique titre final éponyme, où l’atmosphère devient de nouveau épique et les structures plus progressives. Les guitares deviennent plus mélodiques, acoustiques durant le break, les claviers réapparaissent pour jouer le rôle de véritables chœurs, en opposition au chant toujours aussi arraché de Quorthon. Tout en maintenant une charge émotionnelle peu commune, le titre impose des ambiances tantôt belliqueuses, tantôt reposantes, évoquant ainsi les longues conquêtes viking et le retour sur les terres scandinaves, laissant déjà filtrer le goût du futur album de Bathory.

Détonateur du viking metal pour certains, monument du black épique pour d’autres, Blood Fire Death se moque de toutes les étiquettes, surfant allègrement entre une incision thrash et un côté black encore affirmé. Exploitant parfaitement la fibre de la mythologie nordique, en visionnaire incontestable, Quorthon réussit ainsi brillamment à propulser Bathory vers de nouveaux sommets, délaissant les ambiances noires et caverneuses d’un Under the Sign of the Black Mark rapidement devenu culte, pour imposer un nouveau standard, alliant rage, intensité, douceur & charme épique à la perfection.

Fabien.

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4 commentaires
Chronique
18 / 20
    Kuroikarasu, le Lundi 06 Decembre 2004 parlez-en à vos amis  
Un des meilleurs albums de Bathory, si ce n’est le meilleur. Un viking metal de haute volée rarement égalé par la suite. Tout est présent dans les morceaux : les passages épiques, les passages plus atmosphériques, la violence et la rage. On sent l’odeur du sang et de la mort sur les champs de bataille, on ressent le courage des « einherjer » ou guerriers tombés au combat, futurs locataires du Valhalla... Ne cherchez pas une quelconque complexité dans les arrangements ou l’écriture de la musique, c’est du metal direct et rentre-dedans, sans fioriture inutile. Les riffs sont simples, puissants et ô combien mémorables, la batterie ressemble à une charge de cavalerie et la voix de Quorthon (dont je ne suis paradoxalement pas très fan) résonne comme jamais auparavant. La période heavy/viking est à mon avis bien meilleure que la période antérieure plus « black » du groupe (qui n’est pas vraiment « black » pour moi d’ailleurs) et cet album n’est pas là pour démentir ce constat... On a les bases de futurs styles musicaux comme le black ou le death et nom de Thor, c’est bon !!! La musique est simple, comme je l’ai dit plus haut, mais très majestueuse et il est franchement difficile de ne pas trouver quelque chose que l’on puisse aimer dans cet album.
Le petit plus de cet album, ce sont les paroles de Quorthon qui s’est « amusé » à faire des accrostiches dans deux de ses textes !! Je rappelle ici que ce sont des figures de style qui font en sorte qu’en prenant la première lettre de chaque ligne d’un texte, on obtienne un message... Le plus « drôle » est le morceau « Dies irae » qui donne « Christ the bastard son of heaven » !!
Voilà, un peu d’humour ne fait jamais de mal, à part aux moutons religieux, et ça n’est pas pour me déplaire...
Un formidable album avec des titres immortels comme « The golden wall of Heaven » ou «Pace ‘till death ». A noter également l’intro très ambiant, présente seulement sur le cd.



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Mini-Chronique
    argo, le Mercredi 10 Septembre 2008 parlez-en à vos amis  
L'album "Blood Fire Death" est unique en son genre. En effet, ce pur chef d'œuvre manie la puissance et la féerie des légendes nordiques avec la violence dévastatrice du black metal.

La voix de Quorthon y est inhumaine !
Rien de commun d'ailleurs avec les albums suivants où le cri du serpent s'est transformé en vocalises claires (changement de cap vers le viking metal oblige).
Quoi qu'il en soit, plusieurs titres dans cet album sont de véritables tueries, comme par exemple :"For all those who died" ou encore "Holocaust".
Les parties acoustiques sont très belles, surtout au début. Celles ci, d'ailleurs, cachent bien l'apocalypse qui vient derrière.

Pour ma part,(mais c'est là une opinion toute personnelle), je n'ai jamais , en 25 ans de metal , trouvé plus puissant que cet album (et ce, du glam jusqu'au plus violent des grindcores) !
Le "Blood Fire Death" de Bathory restera dans l'histoire du metal une référence solide , un peu comme "le vaisseau fantôme" d'un certain monsieur Wagner.

20/20

Argo

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Mini-Chronique
19 / 20
    cunteater, le Vendredi 28 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Quatrième album de Bathory qui sort en 1988, Blood Fire Death est un album charnière dans la carrière de Quorthon, avec l'arrivée de deux autres membres -illustres inconnus- Vvornth (drums) et Kothaar (bass)et
avec surtout une transition importante dans le concept du groupe, Quorthon délaissant les textes sataniques et puisant désormais son inspiration dans la mythologie nordique, rendant ainsi hommage à ses ancêtres scandinaves.
Le chant est toujours vociféré (contrairement aux albums qui vont suivre)et les titres toujours aussi rapides et violents. L'album démarre par une intro très wagnérienne, où s'entremêlent les gémissements du vent,les hénissements de destriers, guitares acoustiques et chant clair puis déboule le premier titre de l'album A fine Day to Die hymne guerrier en puissance. S'enchainent ensuite des titres rapides, rentre-dedans The Golden Walls of Heaven, Holocaust Dies Irae et le mid-tempo For all those who Died rappelant musicalement les premiers albums. L'album se termine par un morceau d'anthologie Blood Fire Death : intro et break acoustique, chœurs païens envoûtants, riffs et solos épiques, un chant plus posé qu'à l'accoutumée... Un titre puissant et majestueux.
A noter une pochette magnifique évoquant la chasse sauvage d'Odin, rappelant l'évocation wagnérienne de la puissance barbare.

ALBUM INDISPENSABLE!!!

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Mini-Chronique
18 / 20
    Toorop, le Mardi 13 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Blood Fire Death est le quatrième album de Bathory. Il est sorti en 1988 et marque une transition dans la discographie du groupe.


Tout en restant très black metal, il annonce la période viking à venir (les titres A fine day to die et surtout Blood Fire Death en sont l'exemple parfait, le dernier titre étant très épique). Kothaar à la basse et Vvornth à la batterie ont rejoint Quorthon.
L'album démarre par une intro absolument incroyable qui met tout de suite dans l'ambiance... Chevaux au galop, hennissements des destriers, cette ambiance fait tout de suite penser à la pochette de l'album (signée Peter Nicolai Arbo sur le thème de la chasse sauvage d'Odin). On enchaîne ensuite directement avec A fine day to die qui est introduite par des guitares acoustiques et un chant clair magnifique.
Entre les deux "hits" de l'album (A fine day to die et Blood Fire Death), on trouve des titres non moins excellents, souvent exécutés à toute allure avec un chant criard...ces titres me font pas mal penser à du Venom.

L'album se termine par le plus long titre (plus de 10 minutes) et le plus lent aussi de l'album : Blood Fire Death. Comme je l'ai dit au début de cette petit chro, c'est ce titre épique qui annonce le mieux la future période viking de Bathory.

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