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Pour ceux qui ne connaissent pas Ayreon, il est utile de préciser que ce groupe n'en est pas un. En effet, le créateur de ce concept est Arjen Lucassen qui propose régulièrement des opéras rock composés chez lui et dont il joue la plupart des parties. Ensuite, il réuni autour de lui la crème des musiciens et chanteurs pour les faire enregistrer dans son studio personnel et il enfante des albums pour l'instant toujours réussi. Dans 01011001 nous retrouvons pléthore de musiciens (cités plus bas) qu'Arjen Lucassen utilise à merveille et parfois à contre-emploi. Le grand créateur sait doser les efforts de ses sujets et certains passages sont carrément jouissifs. Enfin, signalons qu'Arjen se sort doucement de graves problèmes de santé et a réalisé cet album en a peine un an. Si on n'approuve pas le résultat on est tout de même obligé de saluer le travail de titan que cet opus a dû demander. Depuis ma découverte d'Ayreon je vais de surprise en surprise. Je passe rapidement sur "Into the Electric Castle" qui est un disque incontournable pour tout amateur de rock progressif, tout comme "The Dream Sequencer" d'ailleurs et j'en arrive à "The Human Equation", l'album précédent, qui m'avait fait une forte impression. Mais le thème de cet opéra rock ne me touchait pas énormément. Pour 01011001 c'est une toute autre histoire. Pour résumer le synopsis : - Une race d'extraterrestre (les Forevers), esclaves de leur technologie, décident de retrouver leurs sentiments perdus en étudiant la race humaine. Aujourd'hui, beaucoup de gens se posent des questions sur nos origines et on voit certaines thèses révisionnistes sur l'évolution de notre espèce ou des théories assez barrées circuler sur internet. Arjen a su utiliser ces informations pour créer une histoire de science-fiction qui réuni presque tout les anciens disques d'Ayreon. On retrouve en effet des situations, des personnages, les Forevers dans les autres opus du "groupe". Pour finir avec l'introduction, dans cet univers très riche, il faut savoir que chaque chanteur joue en général un rôle défini dans les scénarios imaginés par Lucassen. Chacun intervient donc à plusieurs reprises durant les albums et ici, ils sont séparés en 2 catégories : Les Humains et les extraterrestres (Forever). On imagine donc assez facilement le casse tête que l'enregistrement à dû être. Réunir tout ces intervenants en même temps est évidement quasiment impossible. Chacun leur tour, ils ont donc défilé chez Arjen pour enregistrer leurs parties respectives. La batterie est au final le seul instrument qui fut enregistré à l'extérieur du studio personnel de Lucassen. Tout ça pour en venir au son incroyable de cet album. Non content d'être un musicien talentueux, un compositeur inspiré (il est à l'origine de plusieurs autres projets dont Stream Of Passion ou Star One), un arrangeur ingénieux, Arjen est un producteur remarquable. Bon, on pourrait disserter pendant des pages sur le pourquoi du comment, sur le choix de tel chanteur plutôt que tel autre ou sur les sons de synthés très industriels. Mais au final ça risquerait de rebuter le néophyte à qui s'adresse en priorité cette chronique. Le but premier étant de ne pas passer bêtement à côté d'un chef-d'oeuvre ou du moins, d'un disque de grande classe, un disque de première catégorie, un disque exceptionnel. Venons-en au fait ! 3 solutions s'offre à toi petit scarabée : Une version normal, une édition limitée et une édition spéciale avec un DVD en bonus. Personnellement j'ai opté pour la troisième solution. Le DVD contient certains titres joués par Arjen Lucassen seul, un clip de Beneath The Wave en image de synthèse mais surtout une sorte de making of de 3/4 d'heure très intéressant. On y retrouve Arjen présentant chaque intervenant puis on voit des scènes d'enregistrement, de déconnade, d'accueil à l'aéroport pour terminer sur les musiciens et chanteurs eux-même qui commentent leur expérience sur ce projet. S'ajoute à ça un petit film de 15 minutes sur le travail de Ed Warby (Batteur) que l'on suit en studio. Passionnant également. Sa directive principale étant de jouer entre John Bonham (Led Zeppelin) et Neil Peart (Rush)... Bon courage à lui. Dernières petites précisions : Le code 01011001 (le titre de l'album) veut dire : Y. Le premier disque de cet opéra rock s'intitule Y (le nom de la planète des extraterrestres (les Forever)) et le deuxième Earth (la terre). Une fois que tu as fait ton choix, tu rentres chez toi et tu te prépare à prendre une grosse claque dans ta face mais tu ne le sais pas encore (sauf si tu as lu ma chronique avant... Ce qui laisse entendre que tu es particulièrement malin). Enfin tu insères le CD dans ton lecteur et tu pars pour un grand voyage. L'album s'ouvre sur "Age Of Shadows" (première claque en perspective). On entend des bruits de machines qui se mettent en marche et un gros riff de guitare vient appuyer le rythme sur une batterie carrée. La puissance se déchaîne sur une suite de breaks avant que les chanteurs n'interviennent. Les extraterrestres racontent qu'ils ont perdu leurs racines, qu'ils ne ressentent plus d'émotions, qu'ils n'ont plus d'espoir. Des choeurs genre opéra s'envolent pour le premier passage du disque époustouflant. Arrive alors Jonas P. Renkse, royal, qui nous entraîne dans une lente mélopée gothique magnifique. Je ne citerais pas tout les noms des intervenants. Pour cela, reportez-vous soit au feuillet du CD soit à ma traduction en français que vous pouvez télécharger en bas de page. Le point d'orgue à mon avis se situe quand les voix s'entremêlent sur le texte yes no yes no no / 0 1 0 11 0 / off on off on on... Une super idée pour faire référence au numérique et aux codes binaires. "Comatose" ou Jorn Lande est utilisé à contre-emploi (puisqu'il a une partie très douce) et fait des merveilles. Ce titre très calme accompagné juste par du synthétiseur minimaliste est sublime. C'est une sorte d'ode à la somnolence. La mélodie envoûtante trotte en tête pendant plusieurs jours. Il est très courageux de la part d'Arjen, de mettre en deuxième position un titre si décalé alors qu'on l'attend dans un univers plus metal. Ca surprend et c'est ce qu'on attend d'un grand disque. "Liquid Eternity" est un de mes titres préférés (tout en sachant que pour moi, il n'y a pas vraiment de faiblesse sur cet album), gros riff, mélodie superbe et chanteurs à couper le souffle (spécialement Magalie Luyten qui illumine l'album de sa voix incroyable et Tom Englund qui torpille le refrain de son puissant organe). Mais lorsqu'on croit avoir tout entendu la tension retombe et un thème mélancolique repris au violon soutenu par un son d'orgue (style Hammond) commence une lente monté progressive splendide. Je préfère ne pas tout dévoiler et me taire sur la fin. Les extraterrestres racontent ici leur désespoir. "Connect the Dot." se passe sur terre. On verra ainsi durant l'album que l'on voyage d'une planète à l'autre suivant le morceau. Ici Ty Tabor nous raconte son quotidien d'accroc à internet dans une chanson simple au refrain accrocheur. Ce récit terre à terre, annonce "Beneath The Waves", la claque suivante. Nous retournons sur Y (la planète des E.T. pour ceux qui ne suivent pas) ou nous avons droit à une description de l'environnement aquatique des Forevers. Un texte limpide et contemplatif qui traite de la mémoire et des souvenirs des extraterrestres, quand leur planète était agréable et belle. La musique est planante, aérienne... Un monté progressive nous entraîne vers une prise de conscience des E.T. qui décident d'agir pour survivre. "Newborn Race" un titre très folk, inspiré sans doute par Led Zeppelin nous explique comment les Forever choisissent de partir explorer l'espace en quête d'une solution à leurs problèmes. Ils imaginent envoyer leur ADN sur une comète puis la détourner de sa trajectoire pour qu'elle s'écrase sur terre et donne naissance à une nouvelle espèce (nous, les humains !). C'est sur "Ride The Comete" que les extraterrestres mettent leur projet à exécution. Enorme titre ou Magalie Luyten déchire tout. Le refrain est simplement divin. Les choeurs insidieux et spatiaux donnent vie aux extrémophiles dont on parle dans la chanson. Un titre court mais ultra efficace et bien rock'n roll (même metal). "Web Of Lies", l'intermède acoustique à consonance irlandaise (avec flûte et violon s'il vous plaît), est un duo amoureux sur internet (donc à nouveau sur terre), entre Simone Simons et Phideaux Xavier. Très joli (le titre pas Phideaux Xavier... Je lui préfère nettement Simone Simons... Mais bon, passons...). "The Fifth Extinction" décris l'arrivée de la comète sur terre est la disparition des dinosaures, vue par les Forevers qui retrouve enfin un espoir. Titre très représentatif d'Ayreon, de l'excellent Metal Progressif, à la fois puissant, mélodieux et aérien. Le thème folk/metal/irlandais est particulièrement bien trouvé. Dans le même esprit que "Loser" sur "The Human Equation" mais en beaucoup plus court. On retiendra surtout le travail incroyable sur les voix qui s'entrecroisent durant une bonne partie du morceau. "Walking Dream" semble tout droit sorti d'un disque d'Alan Parson Project. Très calme, on retrouve pourtant rapidement la touche d'Arjen quand Anneke van Giersbergen intervient. L'ADN se propage et la conscience humaine s'éveille peu à peu. Cette chanson a quelquechose de magique. Le solo de clavier de Thomas Bodin est superbe. Et on enchaîne rapidement avec "The Truth Is In Here" ou Arjen est interné dans un hopital psychiatrique et délire, alors que Liselotte Hegt, son infirmière, le pousse a prendre ses médicaments. Il faut signaler que ce titre est particulièrement drôle quand on sait qu'Arjen sort d'une dépression. Cette pratique d'auto-dérision apporte encore une touche de second degrés vraiment géniale. Surtout que la musique est un peu joyeuse, folk et le texte est carrément barré. "Unnatural Selection" est peut-être le maillon faible de l'album. Pourtant le texte est primordial. En effet, les Forevers se rendent compte que les humains prennent la même direction évolutive qu'eux. Il comprennent que leur création est inutile, que nous ne sommes efficace que dans la guerre, la pollution et la destruction. La musique est très théâtrale et heureusement qu'il y a un gros riff salvateur qui vient un peu rythmer le tout. "River Of Time" est une bonne occasion pour reprendre une petite claque. Un petit morceau prog. rock super bien foutu, avec une mélodie sympa, un thème irlandais entraînant et 2 chorus (violon et flûte) incisifs. On ne s'ennuie pas une seconde (qui a dit qu'il s'ennuyait à l'écoute de se disque ?). Les Forevers décident d'intervenir sur notre évolution. "E=MC2" Les E.T. nous envoient des images par télépathie... On comprend pourquoi Arjen avait l'impression d'être surveillé et de voir des choses dans "The Truth Is In Here". J'adore particulièrement le passage chanté par Marjan Welman qui donne une certaine respiration dans ce titre morceau tragique. Le chorus de Michael Romeo est superbe ! Pour ne rien vous cacher, la dernière claque est magistrale. "The Sixth Extinction" qui clôt l'album est peut-être le meilleur de cet opéra rock. Les Forevers décident de nous sauver de notre malheur, de notre propre auto-destruction en nous supprimant. Rien à dire de plus sauf que la fin est sublime. Un des meilleurs titres de Metal progressif que je connaisse. Pour conclure je dirais que 01011001 d'Ayreon mérite une place dans toutes les discothèques d'amateur de Rock Progressif et de Metal. Ce sera sans doute mon coup de coeur de l'année car je ne vois pas quel disque pourrait venir le détrôner. Mais si c'est le cas tant mieux, j'adore prendre des bonne claques comme ça. Allez, je vous laisse vous ruer sur les derniers exemplaires avant que cet album devienne culte. A 41 ans j'ai écouté pas mal de disques et très peu m'ont fait un tel effet. Quand on entend ça on est content de vivre ! Merci Arjen. TRADUCTION DES TEXTES : J'ai réalisé une traduction intégrale en .pdf de l'album en français téléchargeable à cette adresse : http://www.lafrenchradio.com/Ayreon-01011001-French.pdf LES FOREVER : • Hansi Kürsch (Blind Guardian, Demons & Wizards) (Celtic cross) • Daniel Gildenlöw (Pain of Salvation) • Tom S. Englund (Evergrey) (Lightning bolt) • Jonas Renkse (Katatonia) (Pentacle) • Jørn Lande (ex-Masterplan, ARK) (Crow) • Anneke van Giersbergen (Agua de Annique, ex-The Gathering) • Steve Lee (Gotthard) • Bob Catley (Magnum) (Pinwheel) • Floor Jansen (After Forever, Star One) • Magali Luyten (Beautiful Sin, Virus IV) (Crescent) LES HUMAINS : • Simone Simons (Epica) • Phideaux Xavier • Wudstik. • Marjan Welman (Elister) • Arjen Anthony Lucassen • Liselotte Hegt (Dial) • Ty Tabor (King's X) LES MUSICIENS : • Arjen Anthony Lucassen - Guitare, Claviers, Synthétiseurs, Basse, Programmation • Ed Warby (Gorefest) - Batterie et Percussions • Lori Linstruth (ex-Stream of Passion) - Guitare solo sur "Newborn Race" • Michael Romeo (Symphony X) - Guitare solo sur "E=MC²" • Derek Sherinian (Planet X, Yngwie Malmsteen, ex-Dream Theater) - Solo de Clavier sur "The Fifth Extinction" • Tomas Bodin (The Flower Kings) - Solo de Clavier sur "Waking Dreams" • Joost van den Broek (After Forever) - Piano et solo de Clavier sur "The Sixth Extinction" • Jeroen Goossens (Flairck) - Flutes • Ben Mathot (Dis) - Violons • David Faber - Violoncelle
Mais en même temps, il n’aurait pas eu ce son à cette époque Mais cette petite différence, vaut elle à elle seule, tout le tintamarre qui accompagna la sortie du septième album d’Ayreon. Pourtant, Dieu m’est témoin, que j’ai aimé ça le Prog, et j’aime toujours, Alan Parson, le Floyd, Rush, Styx, Genesis, Meat Loaf, ELO etc… Mais le Prog, n’a plus de Progressif que le nom, ça fait 30ans qu’il ne progresse plus. Un peu comme quand le Heavy Metal est devenu Power Metal, Le Metal Prog, ses enfermé lui-même dans ses propre carcans, ses canons esthétiques immuables. Bon, je ne parle que pour cet album, étant le seul d’Ayreon que je procède, je ne peu donc le placer sur une échelle au regard de la discographie de ce groupe. Cette chronique, n’est que l’avis d’un auditeur lambda qui écoute un album au regard de ce qu’il connaît du genre au quel se réfère le groupe écouté. Et ne prenant la kyrielle de Guest Stars présentes sur ce disque, que pour ce qu’elles sont, des accessoires de luxe. N’apportant rien de plus aux compositions que leurs présences. A bien y regarder. Alors, avant toute chose, oui, cet album est un bon album, Dans l’absolu. Oui, il est agréable à écouter. Mais c’est ce que l’on attend d’un album Prog. Les compositions sont riche en arrangement divers et variés, mais pourquoi toujours les même grosses ficelles depuis toujours. Le Prog s’inspirait des musiques qui l’environnaient dans sa démarche de « recherche », le Jazz Rock, la Disco ou la Funk, l’ambiant, les balbutiements de la musique électronique, mais toutes c’est musiques ont évolué, et d’autres sont apparues. Et on peu dire aussi que les sonorités ont quelque peu évoluées Mais ici, non, nous somme dans une autre époque, celle de mon adolescence, et je mis retrouve bien, chaque seconde de l’album me faisant souvenir d’une seconde déjà entendu 30ans plus tôt, de la musique pour nostalgiques indécrottables (lol). Et à ce niveau, pas de souci, l’objectif est atteint à 100%. Mais vraiment, 2 CD, c’est trop. D’emblé, dés le 1er titre (moyen), "Age of Shadows", les références en tout genres vous assaillent de Styx, Rush à ELO en passant par les Buggles, et ce n’est que le début du survol du catalogue Progressif et autre, de ce que pouvait offrir la jointure des années 70/80. "Comatose" avec ses relents façons Ultravox, porte bien son titre, une soupe Gothic avec une voix masculine sur joué. Aucun intérêt. Comme pour le titre suivant "Liquid Eternity" où le chant sonne faut, sur joué, entendu. A trop vouloir faire du « sentiment » on rate son coup et le soufflet ne monte pas, sans compté sur ce titre les arrangements et les son particulièrement crispant des divers claviers, un titre qui aurait quand même mérité de décoller à un moment, mais qui ne le fera jamais vraiment. Bon, c’est vrai, les guitares sont jolies, mais ça ne suffit pas. Allez, avec "Connect the Dots", nous avons droit au 1er titre vraiment sympa de cet opus, un mixte Peter Gabriel, Paul Simon, Bruce Hornsby saupoudré de Saxon et de Clash aux Chœurs. Avec sa construction divisée en 5 partie distincte, s’étoffant et gagnant en intensité à chaque « évolution » "Beneath the Waves" aurait être un titre intéressant, il ne se révélera au bout de ses 8mn26 que rasoir. tapent franchement dans le Pink Floyd sans plus, plutôt en moins. On jurerait l’excellent "Newborn Race" tout droit sorti d’un Opéra Rock Pop avec ses loops de clavier à la Who, ses chœurs Styx et son chant à la Yes, Meat Loaf et même façon Phil Lynott et Slade, mon titre préféré de l’album, le plus complet et intense, en tout cas. Qui enchaine avec un autre très bon titre "Ride the Comet"rempli d’une batterie tribal et d’une voix féminine envoutante et d’enfin une vraie voix masculine bien énergique. "Web of Lies" est une Evanescencerie ou plutôt une Kate Busherie moyenâgeuse assez fraiche et jolie finissant en queue de poisson, et ça casse tout. Le deuxième CD commence par un "The Fifth Extinction" qui se veut Heavy, mais qui se revele surtout manquant cruellement de pêche, il y à de belles parties Folk, et une partie « Styx » qui est particulièrement savoureuse, un titre décousu, qui souffre d’un manque d’homogénéité. "Waking Dreams", c’est Alan Parson Project qu’on dévalise, mais, il est vrai, de belle manière, Alan Parson, ça me transporte, le « solo » de synthé me fait carrément penser à Jean Luc Ponty et son « Cosmic Messenger ». Avec "The Truth Is In Here" on est dans le Folk à la Asterix ou plutôt, pour cadrer 80 à la Angelo Branduardi, j’ai l’air de me moquer, mais le titre tourne bien et est même entrainant, et vraiment bien fait, le chant est très bon(si vous aimé, je conseil Eyes Of Eden – Faith) Ah enfin !!! il aura mis du temps à venir, mieux vaut tard que jamais, le titre bien bourrin de l’album "Unnatural Selection" un titre digne du Rocky Horror Picture Show ou d’un Styx survitaminé over dosé à la double grosse caisse, un pur régal, avec guitar Death scie sauteuse. Sur le Break, ceux qui on la mémoire des chiffre se rappellerons d’un nombre…19, ninetee… nin, nin, nin, nineteen (paul hardcastle). Et on retrouve Angelo Branduardi pour un "River of Time» bien plus folk et pêchu, limite Viking et une flûte traversière à tomber. "E=MC2" est un titre 100% pur Prog, aérien et léger (bien que « Heavy ») pas original pour 1 sou, mais terriblement efficace, très bien construit, peut être le titre le plus groove de l’album. « The Sixth Extinction » titre bof ! Sans grand interet, mais avec un passage Guttural « Death » égyptien façon Nile faisant plus penser a Septic Flesh et son Persepolis, en moins drôle et moins bon. Conclut 01011001, d’Ayreon. Je n’ai pas parlé des musiciens, car il va de soit que sur un album de Prog bourré de Guests, ils sont bon et que bien sur les solos sont bons, mais sans grand intérêts et souvent sans passion. La production est bien sur excellente, mais en matière de Prog, c’est un poncif. Alors, oui, un bon album, qui met du temps à décoller. Et qui sur sa fin démontre enfin une attache à l’époque actuel, mais de façon encore bien timide et presque caricaturale Il serait temps que le Prog touche un peu à tout, comme il se le doit à lui-même d’une façon presque éthique, et s’intéresse au Death, au Rap, à l’éléctro. Un Bon Album, pas vraiment indispensable, et pas très intéressant. fabkiss
Au lancement du premier CD je découvre un univers qui m'est familié, étant fan de Heavy Metal, j'adhère totalement à la musique d'Arjen Lucassen. J'écoutais déjà le projet Avantasia de Tobias Sammet, mais c'est la première fois que je trouve pareille intensité dans un album de ce style. Tout commence avec le titre "Age Of Shadows" et son introduction puissante qui nous fait entrer instantanément dans le vif du sujet. Les riffs de guitares sont accrocheurs, les mélodies de synthé entrainantes et les parties de batterie lourdes et pourtant purement Heavy. Concernant le chant on découvre alors les différents styles qui font la force de cet album, à la fois Heavy avec Steve Lee, lyrique avec Floor Jansen, en passant par le gothique/mélancolique avec Anneke Van Giersbergen. Ce premier titre de 10:47 minutes est pour moi l'un des plus intenses de 01011001, bien que la quasi-totalité des morceaux le soient en réalité ^^. La structure et l'histoire de ce concept-album se mettent rapidement en place avec "Comatose", second titre, plus calme, chanté exclusivement et merveilleusement par Anneke Van Giersbergen et Jorn Lande. J'ai beaucoup apprécié de morceau, les deux voix étant en parfaite osmose. Viens alors "Liquid Eternity", dans la lignée de "Age Of Shadows", encore un pilier de 01011001, les différents styles de chants se mêlent et génèrent alors un titre qui prend aux tripes de par son immensité et son refrain qui semble être un hymne. L'aventure se poursuit avec "Connect The Dot.", chanté par Ty Tabor, bon morceau que je qualifierai de Heavy Rock. "Beneath The Waves" prend le relai et nous présente alors un titre atmosphérique saturé d'émotions jusqu'à la moitié, où une montée en puissance se fait pendant laquelle les chanteurs/chanteuses reprennent ensemble un couplet, le chant d'Hansi Kürsch accentuant le tout. Après ce morceau arrive "Newborn Race", une entrée teintée de mélodie folklorique suivit d'un passage plus Funk/Rock pour enfin terminer sur un bon passage Heavy. C'est alors au tour de "Ride The Comet" de nous prendre aux tripes, et le morceau y parvient sans mal, la voix de Magali Luyten est absolument impressionnante, j'ai adoré le final avec cette montée en puissance des voix, ainsi que l'accélération des guitares et de la batterie. Ce premier CD se conclut par "Web Of Lies", chanté en alternance par Simone Simons et Xavier Phideaux, cette ballade vogue sur des mélodies de type folk. Je lance par la suite le second CD, je découvre alors "The Fifth Extinction" qui deviendra mon morceau favoris de cet album magique. Ce titre de 10:29 minutes, composée de plusieurs sous-parties, rejoint les piliers de l'album. La diversité des styles de chant crée une ambiance unique dont seul Arjen Lucassen détient le secret. Les passages mélodiques de synthé et de guitare s'associent parfaitement aux puissantes parties de batterie d'Ed Warby. On enchaine avec "Waking Dreams", dans le style de "Comatose", ce titre m'a également beaucoup plu. La batterie arrive au moment propice et accentue l'intensité du morceau pour nous introduire aux solos de synthé de Tomas Bodin. Viens ensuite "The Truth Is In Here", malgré son côté répétitif, le thème mélodique de type Irlandais ainsi que le refrain font de ce titre un bon morceau. L'aventure continue avec "Unnatural Selection", dans l'ensemble le titre est moyen, je ne retrouve pas la magie et l'intensité du reste de l'album, excepté dans les refrains et sur la fin. Nous poursuivons avec "River Of Time", excellent thème folklorique dans l'esprit de "The Truth Is In Here", chanté par Hansi Kürsch, j'ai l'impression d'écouter un titre de Blind Guardian, ce qui est loin de me déplaire ^^. "E=MC²" viens juste après, j'ai retenu de ce morceau le très bon solo de guitare de Michael Romeo, en dehors de cela le titre est assez répétitif et plutôt moyen. Enfin, viens "The Sixth Extinction", ultime morceau de ce CD et donc de l'album. Comme je l'imaginais il s'agit d'un autre titre phare de 01011001. Coupé en plusieurs parties, il ne dérive jamais de son thème voir du thème général de l'album. J'ai beaucoup apprécié le passage piano-chant type Queen à la moitié de la musique. Le morceau se poursuit par de nombreuses mélodies avec un excellent solo de synthé de Joost Van Den Broek entre-temps. Enfin arrive le final, lancé par un thème joué au départ uniquement par des violons et rapidement rejoint par la batterie, il monte en puissance et les chanteurs/chanteuses nous dévoilent alors tout leur talent. Il s'agit d'un des plus beaux final de Metal Progressif que j'ai écouté, si ce n'est le meilleur, il est à la hauteur de l'album, fantastique. Nous noterons les intenses alternances de chant qui prennent aux tripes, Steve Lee étant particulièrement impressionnant. Malgré l'excellente chronique de Defnael, j'espère que celle-ci vous aura été utile, j'ai eu pour objectif de présenter l'album d'un point de vue néophyte concernant la musique d'Ayreon. Cette album fut plus qu'une agréable surprise, il m'a permis de découvrir l'univers d'Ayreon dans toute sa splendeur. Vous l'aurez compris, le maître mot pour résumer est "intensité", donc si vous aimez le Heavy, le Prog, ou tout autre style mélodique avec de grand(e)s chanteurs/chanteuses, ne doutez plus et courrez l'acheter.
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