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| CD paru le 19 Juin 2007 - Solid State Records |

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1. Truth of a Liar 2. Up Against the Ropes 3. Back Burner 4. The Blinding Light 5. Composure 6. Vital Signs 7. The Eleventh Hour 8. The Balance 9. Black Sheep 10. An American Dream 11. Redemption
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Lorsque vous achèterez Messengers de August Burns Red, si ce n'est pas déjà fait, préparez-vous à quelque chose de complètement débile. Comme un océan de puissance musicale qui vous tombe dessus. Tout d'abord recadrons le groupe dans leur style et leur histoire.
Oui, c'est du metalcore. Oui, ils viennent des États-Unis. Il se peut alors que déjà, plusieurs metalleux aient cesser de lire ma chronique simplement en apercevant le mot metalcore. Un mot qui fait faire la moue aux plus puristes d'entre nous. Gore, not Core diront-ils en se retappant les musiques les plus extrèmes du monde et leurs albums de Black Metal, que je ne déteste pas par ailleurs. Mais bon, revenons en à la vraie nature de cette chronique, lalbum Messengers. Donc, August Burns Red fait partie de la vague américaine de Metalcore qui prend naissance dans les années 2000. Des groupes comme As I Lay Dying et Unearth sont considérés comme les véritables piliers du genre, car innovateurs en cette matière, ce sont eux qui signent avec de gros labels les premiers albums populaires de Metalcore. Puis, sen suit une impressionnante vague déferlante sur toute l'Amérique du Nord. Puis, de plus en plus, on se tanne du Metalcore. On trouve que tout se ressemble. Alors on boude ce style trop peu original aux oreilles attentives de certains. C'est l'histoire du Metalcore. Mais ceux qui se bornent à bouder ce style manquent en fait un amalgame de groupes, apparemment sans intérêts, excellents et qui plus est, innovateurs.
C'est là qu'August Burns Red fait son apparition avec de premiers albums moyens, mais une véritable sortie en Thrill Seeker, puis cet excellent Messengers que je vous chronique à l'instant.
La bombe. Messengers est probablement l'album de ce groupe qui marquera le plus l'histoire de celui-ci. Pourquoi? Par la puissance et la brutalité qui se dégage de chacun de ses morceaux, par la simple technicité si bien exécutée mais également si bien amalgamée dans chacune des pièces. Les chants de Jake sont sublimes de brutalité, et jamais il ne s'égare dans des chants trop faciles et mélodieux que l'on retrouve dans plusieurs refrains metalcore et qui me désolent parfois de ce style. Non, August ne fait pas comme les autres, il reste dans une même ligne agressive musicalement sans faire de ses paroles une ode au sang, au meurtre et à la violence physique. C'est de la brutalité musicale qui fait thrasher la foule déchaînée dans une salle de spectacle complètement réchauffée par des premières parties alléchantes. L'ensemble est grandiose.
Quand on se laisse complètement submerger par les breakdowns retentissants et toujours appropriés, les riffs tueuses à la guitare, les passes mélodiques entremêlant ces mêmes breakdowns et les longs cris du chanteur, on peut comprendre à quel point le son de cet album est puissant. Les guitares sont bien aiguisées et les guitaristes bien entraînés. On est prêt pour le combat qui aura lieu dans les 45 minutes que durera l'album. Et que dire du drummeur. Un véritable métronome humain sur la grosse caisse qui maintient le rythme constant tout au long de l'album. Il n'en vaut pas la peine de décortiquer chaque morceau...Ce serait une répétition en qualificatifs gratifiant un peu inutile. Je ne veux pas paraître répétitif ni maniaque, mais ce disque ma complètement fait pencher vers le metalcore durant la dernière année. De voir à quel point un groupe peut, avec autant de facilité, mélanger la brutalité naturelle du Death Metal ainsi que le son hardcore et faire de cela un assemblage à coup sûr réussi étonne et amène l'acheteur a poussé plus loin dans ce style et à écouter de façon plus régulière des groupes dits metalcore. Les morceaux à retenir: Composure, Truth Of A Liar, Back Burner, Vital Signs et Black Sheep.
Pour en finir, je mets 19/20 à cet album, car je ne crois pas qu'il soit parfait. Il n'y a aucun album de parfait quand à moi bien entendu, la perfection était l'idéal et une utopie créée par le sens moral humain. Il y a de ces albums qui par contre vous donnent parfois un vertigineux fantasme de la perfection musicale. Je crois que Messengers se classe dans cette catégorie.
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