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Liste des groupes Death Gothique Atrocity (GER) Hallucinations
01 Octobre 1990 - Nuclear Blast
Atrocity (GER) : Hallucinations, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Deep In Your Subconscious
2. Life Is A Long And Silent River
3. Fatal Step
4. Hallucinations
5. Defeated Intellect
6. Abyss Of Addiction
7. Hold Out (To The End)
8. Last Temptation

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NEUF
Chronique
14 / 20
    Fabien, le Lundi 26 Mars 2007 parlez-en à vos amis  
Formé en 1985 autour des jeunes Alex Krull et Matthias Röderer, Atrocity figure parmi les pionniers de la scène death germanique, aux côtés de Morgoth et Protector. Suite à son EP Blue Blood, sorti en octobre 1989 sous la bannière Nuclear Blast, Atrocity poursuit sa lancée avec l’écurie de Markus Staiger, fermement déterminée à se lancer dans l’aventure du death. Le boss du label envoie dès lors son poulain aux Morrisound Studios de Tampa en juin 1990 pour les sessions d’Hallucinations, commercialisé en octobre de cette même année, avec une illustration du célèbre H.R. Giger, et le fameux Blue Blood sur la version CD.

Hallucinations, un peu à la manière d’un Piece Of Time, aborde des textes loin des clichés gores ou sataniques, et balance un death particulièrement alambiqué, lui valant immédiatement l’appellation de death metal technique. Sur le jeu complexe de Michael Schwarz, Atrocity multiplie en effet les lignes de basses et riffs de guitares entremêlés, agrémentant ses morceaux de nombreux breaks renversants, à l’image des remarquables Defeated Intellect et Hold Out. Par ailleurs, le groupe injecte plusieurs rythmes pogotants, comme sur l’entraînant Fatal Step, donnant un côté énergique à l’ensemble, renforcé par la voix rocailleuse d’Alex Krull.

Malheureusement, malgré le voyage en Floride aux côtés des expérimentés Scott Burns et Tom Morris, Atrocity n’obtient pas un enregistrement d'une qualité formidable. La batterie dotée d’un son de caisse claire assez creux, manque ainsi d’épaisseur, et les guitares bien qu’agressives, manquent également de puissance.

Malgré un son et un mixage en demi-teinte, Hallucinations propose néanmoins des titres de bonne facture, et reçoit dès lors un accueil favorable dans le monde du métal, permettant au quinquet allemand de se faire rapidement un nom. Atrocity, sans se hisser à la hauteur des ténors de l’époque, possède en effet une technique et une originalité étonnantes.

Fabien.

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0 commentaire
Chronique
    vastAire, le Samedi 05 Janvier 2008 parlez-en à vos amis  
Atrocity reste pour moi une éternelle référence.

Le combo allemand investit la scène Death Metal dès ses débuts avec la release d'Hallucinations sur Roadrunner en 1990 (Nuclear Blast rééditera l'album en 1993 en y ajoutant le EP Blue Blood). Le label hollandais semble miser d'entrée de jeu sur ses nouvelles recrues. Certainement encouragé par les 'fructueuses' releases de Slowly We Rot ou encore Beneath the Remains, les Bataves mettent les petits plats dans les grands : on enregistre aux fameux Morrissound avec le (trop ?) incontournable Scott Burns et en plus on se paie une petite illustration de Giger en cover. Pour un premier lp, les Teutons sont gâtés.

Bon et l'album me direz-vous ?

Concept album, l'ensemble des tracks tournent autour de la vie d'une fille à qui il arrive bien des malheurs. Ça n'est pas le Magicien d'Oz ou encore les Malheurs de Sophie, on est plutôt dans la veine de Carrie. Autant dire que la musique en est également considérablement imprégnée. Les changements de tempo sont aussi nombreux que les sautes d'humeur d'un junkie et pour un premier album l'ensemble est relativement mature techniquement. On se prend à trouver des similitudes avec Cynic (sans la grosse basse de ouf) ou bien Atheist.
De nombreuses critiques ont écorché cet album à sa sortie. Difficile en effet d'écouter un album aussi 'compliqué' que ce dernier avec les rouleaux compresseurs de l'époque qu'étaient les Morbid Angel ou Obituary. Alors que la vague Death Metal déferlait, les 'ovnis' techniques n'avaient pas la part belle. La production a été également pointée du doigt mais (peut-être que cuver près des enceintes m'a privé de toute oreille musicale à jamais) je trouve l'argument injuste ; chaque instrument est là, bien présent, et à mon goût savamment dosé.
L'album s'écoute d'une traite tellement ça passe bien (pardon, la release originale seulement parce que les tracks du EP Blue Blood en fin de tracklist sur la réédition sont complètement superflus et plutôt indigestes). Roadrunner n'a pas du atteindre le but escompté (: arriver au statut de Altars of Madness ou bien de Left Hand Path ?) car finalement le groupe est resté confidentiel vis a vis des autres ténors. Dommage, cet album a toute sa place dans une bonne discographie Death Metal. Mais comme on dit, il n'est jamais trop tard.

A bon entendeur...



PS: Allez je vais aussi vous avouer que je ne suis pas super objectif... J'ai eu l'occasion de voir Atrocity jouer en concert au Gibus et je ne sais pas si c'était CE soir là où la magie a complètement opéré ou si Atrocity et son leader Krull sont des monstrueuses bêtes de scène en permanence mais Atrocity est tout simplement le meilleur groupe que j'ai vu sur scène. C'était tout simplement monstrueux, ceux qui connaissent la (minuscule) scène du Gibus peuvent s'imaginer 7 ou 8 mecs en permanence en train de slammer pendant un set de 40 minutes... ;)

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3 commentaires
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