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| CD paru le 01 Octobre 1993 - Music For Nations |

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1. Green
2. Water
3. Samba Briza
4. Air
5. Displacement
6. Animal
7. Mineral
8. Fire
9. Fractal Point
10. Earth
11. See You Again
12. Elements |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Depuis la sortie du culte Unquestionable Presence, Atheist connait de nombreuses turbulences au sein de son line up, affrontant le départ du frappeur Steve Flynn et du guitariste Randy Burkey, tous deux membres originels de la formation. Devant toutefois honorer la fin de son contrat avec Music For Nations, la maison mère d’Active Records, prévoyant en tout trois albums, le groupe se réunit une ultime fois durant tout le mois de mars 1993 aux Pro Media Studios floridiens, sous la houlette de l’ingénieur du son Mark Pinske.
Le leader Kelly Schaeffer recrute pour l’occasion Frank Emmi à la guitare lead, ainsi que le batteur Josh Greenbaum durant les sessions d’enregistrements, tandis qu’in extremis, Randy Burkey rejoint la groupe, qui compte alors trois guitaristes lors des sessions. Composé dans l’urgence, le troisième album d’Atheist parait ainsi en septembre 1993 sous couverture de son label britannique, dans les même temps qu’Heartwork, Wolverine Blues ou Spheres de ses homonymes européens Carcass, Entombed et Pestilence.
Baptisé Elements, en référence à l’eau, la terre, l’air et le feu, le nouvel effort d’Atheist bénéficie de morceaux composés par l’intégralité de la bande, à l’exception de ses quatre interludes écrits en solitaire. Moins rapide et moins extrême que ses prédécesseurs, s’écartant un peu plus des sphères deathmetal, l’album en reste en revanche tout aussi technique, transpirant parallèlement ces influences jazz propres à la formation, d’ailleurs ouvertement assumées sur les breaks délectables de Water, Fire ou du titre éponyme.
Très complexe et particulièrement soigné dans sa mise en place, bluffant une fois encore par la richesse de ses influences et le jeu de basse hors pair de Tony Choy, à l'image des très bons morceaux Air et Animal, Elements reste toutefois plus académique que ses deux aînés, notamment en regard de l’intemporel Unquestionable Presence, où Atheist était parvenu à toucher la magie du bout des doigts.
Entre les vocaux de Kelly perdant la hargne des débuts, et la production de Mark Pinske privant les guitares de mordant et le tout d’un mixage équilibré, Elements contient ainsi plusieurs faiblesses l’empêchant de se hisser au sommet de la –courte- discographie d’Atheist. Les interludes apaisants de Randy Burkey et Frank Emmi confèrent toutefois un côté feutré judicieux, tandis que l'instrumental débridé de Tony Choy, aux airs de samba et aux parties de basse délicieuses, décalé de prime abord, apporte finalement une grande originalité et s’intègre royalement à l’ensemble.
Certes moins accrocheur que ses deux prédécesseurs et assemblé dans des conditions difficiles, Elements bluffe en revanche par sa tecnhique désarmante, préservant parallèlement l’essence même du death technique inimitable d’Atheist. Semblant de nouveau y croire, le quinquet floridien s’embarque alors pour une tournée européenne en compagnie de Carcass et Suffocation (que j’ai loupé à mon plus grand regret), mais se sépare hélas définitivement quelques temps après, laissant toutefois derrière lui trois disques d'une influence toujours aussi forte après tant d’années.
Fabien.
4 commentaires |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Il y a des groupes qui explosent aisément le carcan dans lesquels sont les places et c’est le cas d’Atheist. Ce groupe mythique du début des années 90 n’aura fait que 3 albums mais quels albums !!!!! A l’instar de groupes comme Cynic, Death et autre Necrophagist, Atheist se joue des conventions pour créer une musique tout simplement unique. Longtemps perdu, la trilogie renaît de ses cendres avec en prime un remaster d’une très grande qualité et des bonus géniaux. Nous ici pour parler d’Elements, apogée d’un groupe unique et qui mérite le rang de maître du thrash, de son thrash !!!!!!!!!
Alors oui ce disque ne peut pas plaire a tous le monde mais il me semble que lorsque l’on aime la musique avec un grand M, on aime Atheist. Rarement un groupe aura su mélanger autant d’influences dans un même album. Le jazz, la musique latinos, le thrash, des beats funcky tout y passe pour le plus grand bonheur de nos oreilles ébahis. Si vous vous demandez comment peut cohabiter autant de chose un seul conseil, jetez vous sur cette trilogie et vous comprendrez que peu de groupes arrivent à la cheville d’Atheist. En plus de groupe cités en intro, nous pourrions comparer le groupe à Coroner ou encore Mekong Delta. Seul ces groupes peuvent soutenir la comparaison. Ce thrash là n’existe malheureusement plus et la plupart de ces groupes sont morts, mais leur œuvre restera a jamais gravé dans la pierre. Comme quoi le métissage est bien difficile à accepter. Pourtant rien de plus rafraîchissant que deux riffs très techniques bien trash entrecoupé de passages limites flamencos. Et pourtant, il aura fallu presque 15 ans avoir de voire resurgir de nulle part ces disques.
Donc vous l’aurez vite compris ce disque (comme les 2 autres) est une référence du genre et mérite toute votre attention. Très technique sans jamais frôler la branlette, ce disque s’inscrit en lettre majeur dans le livre du bon goût. Personne n’essaye de tirer la couverture sur lui ce qui donne un résultat parfait. Pour vous donner une idée du chant, c’est assez simple il est très 80’s et fait penser a celui de Coroner ou encore celui de Death.
Parlons un peu de ce remaster magnifique. C’est simple, il faudrait que tous les groupes des années 80’s qui ne disposait pas d’un son monstrueux puissent en profiter. Sans dénaturer le son du groupe, il insuffle une nouvelle dynamique surpuissante aux excellentes compos. Un veritable bonheur de confort sonore. Cerisier sur le gâteau, nous avons le droit à six titres enregistrés lors d’un broadcast radio en 1992. Ils permettent ainsi de mesurer toute la technicité du groupe en live. Il n’y a pas de publique mais le son plus incisif du live donne encore une dimension supplémentaire au groupe. Je sais nous devons déjà être à la dixième mais ce n’est que la vérité.
Véritable casse tête génial, la fin de trilogie est une véritable apogée. Il ne reste plus qu’a s’incliné devant tant d’aisance et tant de génie. Un album déjà mythique comme les deux autres !!!!!!!!!!!
3 commentaires |
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