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| Mai 1994 - Century Media |

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01-Prelude Of The Unhonoured Funeral
02-Depths Of Eternity
03-Emperors Of Salvation
04-Till Death Do Us Part
05-Initiation Into The Ossuary
06-Incarcerated Chimaeras
07-Abomination Echoes
08-Back Into Eternity
09-Valleys In Oblivion |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Pour ce troisième album, les hollandais de Asphyx étaient confrontés à deux problèmes de taille. Le premier consistait à donner un digne successeur au terrible Last One on Earth, considéré comme un joyau du Death Metal, le second était de remplacer le légendaire chanteur Martin van Drunen (ex Pestilence) ayant quitté le navire après le deuxième album.
Le guitariste Eric Daniels et ses acolytes investissent donc le Stage One Studio chez un ingénieur du son faisant encore ses classes dans ce métier : Andy Classen du groupe Holy Moses qui s’occupera plus tard d’albums de Legion of the Damned, Krisiun ou Tankard…
Le résultat d’ensemble est peut-être un chouia moins baveux que sur Last One on Earth mais l’aspect naturel des instruments et la guitare âcre et incisive préservent fort heureusement l’esprit noir de la musique et l’ambiance « catacombe » de cet album éponyme (1994).
La lente et longue intro du disque plonge d’ailleurs immédiatement dans l’univers froid et abyssal de Asphyx, un titre bien plus Doom que Death d’ailleurs. Dephts of Eternity entre ensuite dans le vif du sujet avec un Death Metal lourd ne s’aventurant que très rarement au delà des mid-tempo et favorisant les parties lentes et plombées. Comme sur les disques précédents, Asphyx privilégie la simplicité des riffs, la lourdeur et les atmosphères à l’empilement d’un maximum de notes.
Ron van Pol, ayant la lourde tache de succéder à Martin van Drunen s’en tire très honnêtement, même si sa voix n’est pas aussi particulière et profonde que son prédécesseur, son growl à moitié hurlé est de bon aloi et se calque parfaitement sur la musique torturée du combo, à ce titre les soli lents et entêtants de Eric Daniels sur Emperors of Salvation sont un modèle du genre, de même que les accélérations ponctuelles brisant par moment les rythmes monolithiques de sénateur… Mention spéciale à ce titre à Incarcerated Chimaeras.
Les titres sont assez longs dans l’ensemble, surtout Initiation into the Ossuary, titre à tiroir de près de 10 minutes utilisant des touches de clavier apportant un effet encore plus inquiétant à la musique des hollandais, ce morceau est au final un lent crescendo nous rapprochant de plus en plus près de l’abîme : la pierre angulaire du disque. En revanche même si les morceaux suivants sont loin d’être mauvais (notamment l’inspiré Back into Eternity), le disque traîne en longueur et on trouve les 60 minutes de Asphyx un peu longue.
Sans parvenir à toucher du doigt le très haut niveau de Last One on Earth, Asphyx propose un troisième album plutôt bon mais qui aura le désavantage de sortir à une période ou le Death commence à être en déclin. Les adeptes d’un Death / Doom sombre et authentique peuvent sans problème se procurer ce disque, qui sans les égaler, s’avère être un complément intéressant à The Rack et Last One on Earth.
BG
4 commentaires |
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