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| CD paru en2004 - Osmose Productions |
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1. Genesis of Loss
2. M33 Constellation
3. Abortion of the Kathavattu
4. Six Seals Salvation
5. Saturn Motion Theology
6. Oratio Descendere
7. Profanis Codex LXVI
8. Whirlwind Journey
9. Absurd Omega Revelation
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Une œuvre résolumment sombre et malsaine.Cela se confirme à l' écoute de l'intro " Genesis of Loss " avec riff ultra lourd et guitare qui hurle, le tout accompagné de cris de souffrance sans fin. On attaque ensuite brutalement sur " M33 Constellation ", morceau principalement mid-tempo avec un chant d'outre-tombe. Mais ne vous y tromper pas, la batterie par moment matraque à la double sans être trop envahissante. On a droit à des passages oppressants de toute splendeur sur ce titre. " Abortion of the Kathavatthu " est beaucoup plus rentre dedans et nettement plus Death avec des riffs plus aérés et techniques. La basse quand à elle, appuie bien tout cela est donne une profondeur supplémentaire à ce morceau qui sonne comme une déclaration de guerre. On continue dans le carnage et là, c'est vraiment la guerre. Ce morceau est encore plus agréssif. " Six Seals Salvation " attaque sur une batterie des plus déchainée et toujours ce chant guttural appuyé par un chant Black ni trop aigu, ni trop crade. Le milieu du morceau est plus posé laissant place à l'insanité pour rattaquer de plus belle avec des parties à deux guitares plutôt mélodiques mais excellentes. " Saturn Motion Theology " est un morceau d'ambiance, lourd dans le rythme et avec un coté malsain apporté par les grattes très lancinantes et hypnotiques. Ca vous rentre dans le crane et n'en sort plus, de quoi se rendre malade !
On attaque la deuxième partie de ce CD avec " Oratio Descendere " qui remet les pendules à l'heure : le morceau précédent n'était qu'une trève. On ressent là aussi les ambiances lourdes et perverses d'Arkhon par des riffs lourds avec des guitares déchirées et hurlantes par moment. Le battteur reste implacable et martèle sans répit sur les fûts. " Profanis Codex LXVI " reste lui aussi bien sombre avec une ambiance musicale Death. Vient ensuite " Whirlwind Journey " qui commence de façon majestueuse avec les deux chants entremélés et un rythme lancinant, pesant. On attaque ensuite le passage lourd avec toujours cette alternance de chant et un plus mid-tempo avec cette souffrance dans les guitares omniprésente. " Absurd Omega revelation " vient cloturer cet opus bien sombre : comment vous pourrir le moral en 2 minutes 19 sans pouvoir en décrocher … C'est infernal et atteint un bon niveau de noirceur.
Je conseille " Perdition Insanabilis " à tous les dépréssifs, suicidaires et dérangés : On passe du chaud au froid en trois quart de temps pour être au final totalement déboussolé. Du pur Death au black le plus sombre ; voilà la recette Arkhon Infaustus pour vous entrainer dans la perdition.
2 commentaires |
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| Chronique |
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Arkhon Infaustus est un combo francais officiant dans un Black/Death hargneux, plus que malsain et virulent.
Avec "Hell Injection" le groupe nous proposait un Black/Death ultra violent. Deux ans plus tard, la bète accouche de "Filth Catalyst", galette toujours démentielle et rentre-dedans, mais elle posait les bases de ce qui allait bientot venir, à savoir ces ambiances presque religieuses et malsaines à outrances, à la manière d'un monstre imposant que l'on ne voit pas mais que l'on sent tout près de nous, frolant notre chair fragile.
Seulement une année après, Arkhon Infaustus met au monde surement ce qui est son meilleur album à ce jour, et il se nomme "Perdition Insanabilis".
Et en effet la perdition est une impression que l'on ressent malgrès nous lors de ces 9 titres de Black/Death interstellaires et sauvages.
La musique d'Arkhon Infaustus repose particulièrement sur ces riffs incroyablement poignants et prenants, lourds et hypnotiques, et c'est d'ailleurs leur marque de fabrique désormais. Le chant de DK Deviant melé à celui de The 666 Torturer fait naitre un sentiment de terreur frénétique, de véritable schizophrénie, une violence contenue mais inouïe, une pulsion de mort et de destruction face à la faiblesse de l'ètre humain.
Le mal semble ètre le maitre-mot de ce combo ultra-sataniste, qui bien au-delà d'une simple image à se donner en font une véritable philosophie de vie, et un fil conducteur de création musicale impressionante.
Cet album débute avec l'Alpha et se termine sur l'Omega, symbole d'un cercle vicieux, et d'une fin à venir pour toute chose.
L'intro est uniquement axée sur des cris inhumains accompagnés de guitares distordues et plaintives, et ils annoncent déjà la couleur, l'atmosphère se masque d'un voile sombre, tout n'est que néant et bestialité.
"M33 Constellation" instaure d'office les bases, des riffs disharmoniques et haineux, pachidermiques et poignants au possible.
Altar ZK6 tout au long de l'album impressione de rapidité et de précision, véritable tambour accompagnant une guerre apocalyptique annihilant tout reste de vie.
Les titres s'enchainent, avec ce rythme tantot effréné, tantot destructuré, et toujours cette rage salvatrice et hallucinante.
"Cyrus Messiah" impose dès le début une intro parlée menée de main de maitre par des guitares maladives, lancinantes, comme une substance hallucinogène guidant notre parcours dans l'espace-temps infinie.
"Saturn Motion Theology" innove en transformant ce qui semble ètre un hymne à l'agonie blasphématoire en instrumental glacial, et démesurement malsain.
Leur musique est catharctique pourrait-on dire, car elle émane de tels sentiments de violence, de mort, de haine, de dégout, de désespoir que l'on se purge de ses propres pulsions destructrices voir auto-destructrice par le biais d'une musique intense née de l'esprit plus que torturé des 4 musiciens.
A la manière d'un mourrant blessé à mort, "Perdition Insanabilis" exténue et se montre plutot difficile à encaisser lors de la première écoute, et cette oeuvre est si complexe qu'il faudra bien des écoutes pour en découvrir toutes les subtilitées.
La machine à été enclenchée, et rien ne peut l'arreter, son poid écrase ce qui se pose au travers de son chemin et la peur éprend tout ceux qui la croise. Bien ficelé, cet hymne à la violence et au mal dans toute sa splendeur prend aux trippes, posssède une véritable aura malsaine, il n'est pas qu'une simple musique, il est le message diabolique vehiculé via des instruments.
Arkhon Infaustus fait bien plus que créer, il innove et écrase la concurrence à tout point de vue.
Tant d'effets sonores grouillant tel un magma en fusion peuvent faire perdre la tète, et une telle boucherie masquée de démence affirme que Satan est et restera plus qu'un symbole, un guide spirituel dans le cheminement ténébreux d'Arkhon Infaustus.
Il est difficile de décrire le diable lorsqu'on le voit, il est encore plus complexe de le faire lorsqu'on le sent penétrer nos ames. Arkhon Infaustus, prit dans un carcan de folie, se montre bien plus que crédible et intègre, il se montre à part dans la sphère black metal, un ovni.
On a là affaire à un chef-d'oeuvre du genre...
Kvar...
4 commentaires |
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