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The Sham Mirrors

Arcturus discographie



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ARCTURUS - THE SHAM MIRRORS (CD)

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22 Avril 2002 - Ad Astra Enterprises
Arcturus : The Sham Mirrors, chronique, tracklist, mp3, paroles
Tracklist

1. Kinetic
2. Nightmare Heaven
3. Ad Absurdum
4. Collapse Generation
5. Star-Crossed
6. Radical Cut
7. For to End Yet Again

les paroles
Note
18/20
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Mp3


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Chronique

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WarMetal, le Jeudi 30 Aout 2007
5 longues années après « La Masquerade Infernale », Arcturus retrouve son inspiration. 5 longues années d’une attente passionnée mais hésitante, car « La Masquerade Infernale » est un objet qui brise le flux temporel et nous prend, volontiers, en otages d’un passé qui vient s’agréger au présent ! Volontiers, de peur d’être déçus, car succéder à « La Masquerade Infernale » est une malédiction de lourdes conséquences et dont on a conscience ! Mais Arcturus, est justement ce qu’il est parce qu’il ne se préoccupe jamais des conséquences.

Fini donc la dimension théâtrale, fini les envolées lyriques, seules quelques ambiances cosmiques s’en sortent indemnes. « The Sham Mirrors » est donc l’incarnation d’un Arcturus qui se veut direct et sobre, mais inspiré !

Les Norvégiens, lassés des expérimentations, ou peut-être par manque d’imagination, nous proposent, sans excès de folie, un condensé de mélodies envoûtantes, relatées par des guitares généreuses et un clavier de grande classe !

Kinetic, qui sonne comme un retour à la vie, avec ses claviers atmosphériques aux allures classiques et ses guitares joviales, nous présente le nouveau Garm ; sérieux, sage, à la voix plus mélodique que jamais ! Nightmare Heaven, au titre assez drôle, renoue avec la folie mais de façon assez modérée et nous propose un passage techno étrange, prenant, aux frontières de l’abstrait. Ad Absurdum, introduit par des guitares absurdes, est le morceau où Garm s’émancipe enfin, retrouvant pour notre grand plaisir ses vieilles habitudes ! Il incarne l’insouciance ! Grotesque !

Collapse Generation est un morceau quasi instrumental où les claviers dominent, au grand bonheur de Sverd, qui en profite pour nous montrer toute l’étendue de son inspiration artistique. Idem pour le sublime Star-Crossed, vêtu d’une nostalgie de l’inconnu, dont l’absurdité s’exprime à merveille entre les mains délicates de Sverd, assisté par des cris et voix étranges de Garm. Énigmatique !

Radical Cut, avec le dieu Ihsahn au chant, nous propose une introduction intense et malsaine aux claviers atmosphériques, qui sonne comme un hommage au Black Metal des temps révolus. Rapide dans l’ensemble, Radical Cut est agrémenté d’un clavier magique qui se choisit un son particulier et d’un mariage singulier entre deux voix typiques ; un Ihsahn furieux et un Garm sarcastique !

For to End Yet Again dont la durée dépasse les 10 minutes, est un morceau assez spécial, divisé en deux parties et oscillant entre riffs de guitares grotesques voire extravagants mais étrangement agréables et lignes mélodiques au clavier, tantôt calmes et inspirées, tantôt magistrales. Monumental !
Pour assurer la transition, Sverd nous propose un petit voyage céleste grâce à des sonorités mystérieuses qu’il maîtrise à la perfection. For to End Yet Again est probablement le meilleur morceau de l’album.

Avec suffisamment de recul, on constate donc que ce « The Sham Mirrors » bien que plus direct (si le mot existe déjà dans la terminologie "Arcturusienne") que son prédécesseur, il nous réserve tout de même son lot de surprises !

Entre un « La Masquerade Infernale » poétique et un « Sideshow Symphonies » cosmique, Arcturus a pris son temps, mais entre temps, bien qu’il ait laissé de côté cette curiosité intellectuelle qui hante depuis toujours ses créations artistiques, il n’a pas rompu avec la créativité, nous offrant un « The Sham Mirrors » généreux à souhait !

Entre deux séances de méditation, Arcturus, usé par sa propre philosophie, observe une trêve en se réfugiant dans une insouciance agnostique, nous montrant certes un côté moins inventif, mais plus vivant, pragmatique, car apaisé de la froideur de l’énigme métaphysique…pas pour longtemps !


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2 commentaires


Chronique

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Nattskog, le Mercredi 14 Juillet 2004
note : 15/20
Allez, encore un album d’Arcturus pour la route ! Celui là, on l’a attendu ! Plus de 5 ans entre les deux albums, c’est long… mais on s’en remet à l’écoute de cet opus.
Si j’ai choisi de faire les deux chroniques à la suite, celle de « Disguised Masters » et celle-ci, c’est bien qu’il y a un rapprochement à faire : l’expérience électro du remix a été fort instructrice pour nos Dieux, toujours en quête de nouveauté : Hellammer a adapté son jeu, les claviers ne sont plus baroques comme dans « La Masquerade Infernale », mais très cosmiques, voire grandiloquents.
Bon. Je dois bien avouer que cet album m’a déçu. Attention ! Il est très bon !! Mais il manque quelque chose : la folie de « La Masquerade Infernale » et le romantisme d’ « Aspera Hiems Symfonia » ne sont plus là pour rendre cet album original, et c’est son défaut majeur.
A vouloir faire trop novateur, Arcturus s’est éloigné de son port d’attache plus qu’il n’était nécessaire : j’ai parlé plus haut d’influences électro apportées par « Disguised Masters », mais on sent aussi que les claviers ont subi une influence de la part de groupes comme Emperor au niveau de l’orchestration (ce n’est pas pour rien qu’Ihsahn chante sur « Radical Cut »), cependant les guitares sont redevenues assez black.
Le plus intéressant ici, ce sont plutôt les textes. On peut constater que les thèmes abordés sont très disparates : du premier titre décrivant un vaisseau extra terrestre découvrant la planète terre et l’être Humain (j’hésite à chaque fois à mettre une majuscule…) au dernier titre abordant moult sujets différents de manière apparemment anarchique (je suis sûr qu’il y a un fil conducteur, mais je ne l’ai pas encore trouvé), allant de Ben Laden à l’Euro, le sixième titre (celui chanté par Ihsahn) a pour objet la cigarette…
Ont-ils pété les plombs ? C’est possible. Rappelez vous : « Philosophy of the Crazed » sur « La Masquerade Infernale »… et ça ne date pas d’hier ! Mais je ne pense pas que cet album soit l’œuvre de fous. Non non… il est trop "parfait" pour ça : c’est ce qui est dérangeant. Trop clinique. Le son n’est pas trop bon, ce sont les morceaux qui, à leur base, la composition, sont trop – je ne veux pas dire conventionnels – prévisibles.
Bon, encore une fois, c’est tout de même très bon ! Excellent même. Depuis le début, j’ai l’impression que je passe mon temps à descendre un album que j’aime… ça serait mal interpréter mes dires que de le prendre comme ça : j’ai été déçu par Arcturus, pas par l’album. Après « Aspera Hiems Symfonia » et « La Masquerade Infernale », je m’attendais à quelque chose de révolutionnaire, surtout après tant de temps d’absence… mais il est rare qu’un groupe fasse plus d’un chef d’œuvre. Pour moi, c’était le précédent…
J’espère que ma chronique soulèvera les foules pour défendre le groupe ;-)

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Mini-chronique

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SvartKald, le Jeudi 10 Aout 2006
note : 20/20
J'arrive à la rescousse, pour défendre le groupe donc. J'adore tout simplement ce CD, qui est pour moi le meilleur du groupe. Bon, il faut l'avouer, j'ai découvert Arcturus à travers cet album, et le fixe dans naturellement comme la référence qui sert de comparaison aux autres albums. Du coup, j'aime beaucoup moins la "Masquerade Infernale", et un peu moins les autres ( que j'écoute tout de meme à tire la rigot ). La chanson Radical Cut est tout simplement énorme, le milieu et la fin en particulier. C'est un morceau de black metal très chargé, et qui me touche beaucoup. La première, Kinetic, est terriblement planante et nous transporte dans un long voyage intersidéral. Ad Absurdum est étrange, dérangeante et très "dansante". Je ne m'en lasse pas une seule seconde. Enfin ( en ce qui concerne les meilleurs morceaux ), Star-crossed est composée essentiellement d'un long passage de piano très mélodique et, toujours, très planant. Encore une fois, un moment très fort de l'album. Un album superbe !

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