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Liste des groupes Black Avantgardiste Arcturus Sideshow Symphonies
19 Septembre 2005 - Season Of Mist
Arcturus : Sideshow Symphonies, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Hibernation Sickness Complete
2. Shipwrecked Frontier Pioneer
3. Demon Painter
4. Nocturnal Vision Revisited
5. Evacuation Code Deciphered
6. Moonshine Delirium
7. White Noise Monster
8. Reflections
9. Hufsa

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NEUF
Chronique
19 / 20
    WarMetal, le Vendredi 22 Septembre 2006 parlez-en à vos amis  
Après un "The Sham Mirrors" certes excellent, mais moins rêveur, moins expérimental et finalement plus direct que jamais, les légendaires Arcturus sont de retour pour nous entraîner à nouveau dans les voies de leur propre philosophie, de cette folie charmante qui nous fait encore rêver à chaque écoute de leur chef d'oeuvre absolu "La Masquerade Infernale". "Sideshow Symphonies" renoue donc grâce à l’expérimentation et pour notre grand plaisir avec cette dimension intellectuelle voir philosophique indissociable de la musique d’Arcturus.

Si "Sideshow Symphonies" est rêveur, il n'est nullement une reproduction de "La Masquerade Infernale", il est plutôt un mélange réussi entre les ingrédients des trois précédents opus d'une part et d'éléments propres à la nouvelle époque d'autre part.

L'arrivé de Simen Hestnaes (Vortex) au chant s'est avérée bénéfique pour le groupe, ce dernier se joue de sa voix exceptionnelle comme il l'entend et n'hésite pas à se balader dans des gammes que plusieurs chanteurs n'oserait même pas effleurer -et Nocturnal Vision Revisited en est un exemple illustrateur- un aspect qui fait entre autres la force de sa prestation et qui constitue un élément de distinction de "Sideshow Symphonies" par rapport à ses prédécesseurs (une prestation vocale plus audacieuse et plus variée que jamais).
Aux claviers l'homme de l'ombre Steinar Johnsen "Sverd" (visiblement principal compositeur du groupe) nous gratifie d'une prestation des plus brillantes, son jeu à la fois maîtrisé et inspiré contribue largement à l'aboutissement de cette merveille (Evacuation Code Deciphered, Demonpainter, Shipwrecked Frontier Pioneer...) sans oublier les atmosphères magnifiques et les mélodies en arrière plan qui transportent l’auditeur dans un monde de rêves que seules ces norvégiens savent dessiner.
Les guitares jouent un rôle primordial voire de premier plan dans certains morceaux (Demon Painter, White Noise Monster, Reflections). Les riffs sont tantôt obscures ressemblant par moments à ce qui se faisait sur "Aspera Hiems Symfonia" ou le tout récent "The Sham Mirrors", tantôt étranges voire drôles mais bizarrement agréables (c’est le cas aussi sur "La Masquerade Infernale"). Les solos se font aussi rares que sur les précédents albums mais sont d’une qualité très respectable avec une note spéciale pour celui de Moonshine Pain qui sort visiblement du lot.
Jan Axel Blomberg "Hellhammer" à la batterie est toujours égal à lui même, au fil du temps et d’album en album il a su adopter un style de jeu particulièrement adaptée à la musique d’Arcturus. Un jeu de cymbales si particulier pour une musique si particulière.

Loin des spécifications techniques, on ne peut rester indifférent vis-à-vis de ce côté cosmique de la musique d’Acturus qui, grâce aux éléments électro bien choisis, s’attribue une dimension exploratoire, car bien plus que l’artwork, la musique qui nous est présentée ici dégage une volonté intellectuelle d’explorer les sercrets de l’univers.

Un défi relevé donc avec cet album qui devrait plaire aux fans d’Arcturus en général et à ceux qui apprécient le côté rêveur et expérimental de "La Masquerade Infernale" en particulier, il demeure toutefois important de signaler que ce "Sideshow Symphonies" nécessite plusieurs écoute avant d’en faire le bilan et croyez moi plus on écoute plus on apprécie !

Là où l’humanité peine depuis des siècles à résoudre les questions relatives à sa propre existence, « Sideshow Symphonies » nous emmène dans une nouvelle quête de l’esprit de l’univers…à suivre !

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Chronique
13 / 20
    Corwin, le Mardi 26 Decembre 2006 parlez-en à vos amis  
Pour avoir laissé murir l'objet suffisamment de temps, j'ai enfin pu me décider quand à la question que posait Svartolycka et qui me posait le même problème: ce disque est-il raté ou ne l'est-t-il pas? Pour moi, c'est décidé et c'est définitif, il s'agit bien d'un plantage.

On va commençer par le positif: les musiciens sont très bons, et montrent leur talent dans la musique, pas de problèmes, c'est joli, c'est léché, mis à part la prod manquant légèrement de puissance, mais c'est une habitude avec Arcturus, et le but du groupe n'est aucunement d'avoir un son surpuissant. Le son colle donc plutôt bien à l'ambiance, et le résultat est une oeuvre tout à fait valable, tant sur le plan technique que d'un point de vue de composition. Pour reprendre ce que disait Nattskog sur The Sham Mirrors (avis que je ne partage pas pour ledit album, soit dit en passant, pour une fois que je ne suis pas d'accord avec une de ses chroniques, il faut quand même que je marque le coup), j'ai l'impression que je vais descendre en flammes un album que j'aime. Mais c'est pas l'album que je vais critiquer (d'où la note pas trop catastrophique) mais bien Arcturus.

Succédant aux délires musicaux de Disguised Masters et au plus rentre-dedans The Sham Mirrors, la formation veut se refaire une jeunesse avec un retour aux sources. La nostalgie rêveuse d'Apsera Hiems Symphonia refait surface, accompagnée des éléments principaux de La Masquerade Infernale, voix théatrale et grandiloquence. Seulement, ça ne marche plus. Là ou la Masquerade jouait avec une grande finesse de cette grandiloquence décadente et presque caricaturale, Sideshow Symphonies s'enfonce. Pourquoi donc?

La faute aux solos, déjà. Ils ne transpirent plus l'émotion, n'arrivent plus à être ces coupures courtes et prenant aux tripes de la Masquerade, ni ces envolées rêveuses d'Aspera Hiems Symfonia. On a l'impression que le musicien n'y croit plus, et se contente de jouer une série de notes, et plus de retranscrire une émotion comme il le faisait auparavant. C'est techniquement irréprochable, mais l'oreille ne s'y accroche pas.

Deuxième fautif, le sieur Simens. Bon, il est vrai que je porte Garm très haut dans mon estime, et que je partais à l'écoute avec un gros à priori. cependant, je suis du genre à pouvoir écouter Dimmu sans hurler à la merde commerciale comme beaucoup de puristes, et de fait, j'avais pu appréçier ses passages de chant clair sur Puritanical Euphoric Misantropia et son successeur. Seulement voilà. Premièrement, on a l'impression d'un mix entre l'ancien chant de Garm sur la Masquerade, mais aussi ledit chant issu de Dimmu, et le mélange est un peu dérangeant. Parce que Vortex n'a pas totalement pris la mesure de l'âme Arcturus. Il fait des belles vocalises (je ne contesterai pas le fait qu'il soit doué des cordes vocales), mais qui n'ont plus le coeur que mettait Garm dans son chant. On y perd un gros bout de la folie décadente, du grain d'insanité jouissif qu'on trouvait chez l'ami Krystoffer Rygg. Résultat, ce n'est plus du Dimmu, mais ce n'est pas de l'Arcturus non plus. Etrangement, je trouve sa voix meilleure sur les quelques éléments de Live que j'ai pu voir, ou Vortex vivait son chant au lieu de se la jouer "performer", et cela rendait nettement mieux. ici, c'est sans fibre, comme s'il n'avait pas réellement pénétré Arcturus, et certaines expérimentations vocales deviennent insipides (mouuuuunshaïïïne dééliriom, berk, cette vocalise là me fait sursauter à chaque fois tellement je la trouve mauvaise). Bref, le chant n'assure pas réellement.

Et troisième fautif, les morceaux eux-même. Là encore, je ne retrouve pas la vie d'une Masquerade, ou même d'Aspera Hiems Symfonia. Le son me semble plus lisse, plus plat aussi, et si on ressent encore un bon coup de fouet sur le début de l'album, l'effet se perd peu à peu au fur et à mesure que les titres défilent, et on finit par ne plus faire attention à ce que l'on écoute sur les derniers titres. Faute n'est pas de n'avoir rien tenté, mais cela ne marche plus: le White Noise Monster se montrait inventif pourtant, et reste plaisant sorti de l'ensemble, mais l'attention glisse sur ce titre écouté dans la continuité. Quant à Husfa, c'est un titre qui dans l'écoute entière devient complètement chiant et sans relief.

Donc voilà, Garm parti, Arcturus à perdu son âme centrale et s'est planté. Et vu le niveau des musiciens, c'est à la fois étonnant et franchement décevant. Pour revenir sur ce que disait WarMetal, je suis un fervent adorateur de La Masquerade Infernale, et c'est sans aucun doute cela qui me fait juger aussi mal ce dernier, et non le contraire: parce que Sideshow Symphonies est largement en deçà de ce dernier. Si je comprend qu'un néophyte se plaise avec cette oeuvre, j'avoue avoir du mal à comprendre que ceux qui ont une bonne connaissance de leur discographie entière puissent le trouver à la hauteur. Ca n'est pas mon cas, et pour moi, c'est un plantage. En espérant qu'ils se rattrapent sur leur prochaine offrande.

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Chronique
    Svartolycka, le Dimanche 02 Octobre 2005 parlez-en à vos amis  
Un nouvel album d’Arcturus, c’est un objet qui se fait autant attendre que le printemps. Dès fois, ça apparaît sans prévenir, sous notre nez, une pousse, une fleur, et hop, une bonne odeur de bouse de vache. C’est traître le printemps, il pleut sans arrêt au point de regretter l’Hiver. C’est vrai, au moins avec la saison froide, on sait à quoi s’attendre, le printemps, jamais. Mais au lieu de parler météorologie rayon conte de fée et quatre saisons, il vaut mieux s’étendre sur « Sideshow Symphonies », le nouvel album d’Arcturus.

Peut-être qu’au début d’écriture de cette chronique, cela n’était pas prévu, mais ce rapprochement avec le printemps, n’est finalement pas si gratuit et intéressé que ça. L’aura du groupe commence à grandir, prend de l’ampleur dans ces envolées lyriques et ces touches décadentes, puis s’amenuise à mesure que l’écoute du disque se déroule, jusqu'à disparaître. L’impression, que, pour la première fois le groupe norvégien se fait plus démonstratif (syndrome Age of Silence) et l’émotion ne transpire pas dans chaque note, se fait clairement ressentir. Pourtant, le disque est varié, de touches néo-classiques à des passages electros de bon aloi, des voix variés, murmures, vocaux blacks renvoyant à « Asperia Hiems Symphonia » et même un chant féminin donnant un cachet légèrement gothique (mais on n’est loin d’Epica, rassurez-vous). Par fragments, ce disque est de bonne tenue, pris dans son ensemble, la construction se fait plus hasardeuse, pour ne pas dire ennuyeuse. Est-ce dû à la voix de Simens ? Une voix moins hystérique, poétique et dont le timbre a du mal à s’imposer ? À ces solos paraissant désincarnés, n’ayant plus cette fibre de « La Masquerade Infernale » ? Je ne sais pas vraiment…

Pourtant, « Sideshow Symphonies » se positionne comme une relecture des albums antérieurs d’Arcturus, « Asperia Hiems Symphonia » en première ligne. Un aspect autrement visible sur le titre « Reflection » reprenant les grandes lignes de « Ad Astra » de « La Masquerade Infernale », soit l’un des plus beaux titres jamais écrits (et je ne suis pas objectif). Peut-on prendre ce disque comme un passage dans une autre aire, une nouvelle dimension ou est-ce les masques qui ne permettent pas la pleine lisibilité de l’ensemble ?
Comme le printemps, nul ne sait ce qui peut se produire, « Sideshow Symphonies » est de la même trempe, un décalage difficile entre deux périodes, fait de beauté, de passion, mais aussi d’invraisemblances, de trop plein et pour être franc, conçu sans véritable projet.

À l’heure actuelle, je ne sais pas si « Sideshow Symphonies » est, oui ou non, un disque manqué…


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