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| CD paru en1998 - Necropolis Records / Full Moon Productions |

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Re-Issue in 2008 by Full Moon Productions.
DISC 1
1. Kamps Tekn / Frana / Tronan Yvir Pusand Landskaps Mark / Pa Gruvstiigher Vandrum
2. Minir Natz Fughlir / Trulfylket, Raþz Ok Os / Pe Hæmpndlystnir Fran Dimban
DISC 2
1. Nær Ok Fiær / Skipu Vidit Dunkel
2. Pær Vindanir Dvælies / Sangin Kaos |
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| Chronique |
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Dernier véritable album pour Arckanum avant deux splits et un EP, puis en 2004 la compile du 11ème anniversaire.
Le style ne change pas du tout sur cet album : Arckanum fait toujours une ode à la nature et à la forêt, mais cette fois elle est beaucoup plus longue que les autres : plus d’une heure et treize minutes au total, réparti sur deux disques contenant chacun deux titres.
Apparemment cette séparation est une fantaisie du label, Necropolis, qui a cru nécessaire de faire cet arrangement bizarre, puisque Shamaatae le voulait sur un seul disque et avec une séparation par titre… comme quoi on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.
Comme à son habitude, la voix fait écho à elle même, les rythmiques sont Darkthroniennes, les guitares superbement placées au dessus de tout ça, surplombent un magma de claviers, de chant et d’incantations plus ou moins païennes. La musique dans l’ensemble peut paraître simple, mais elle ne l’est pas tant que ça : on ne sait jamais à quoi s’attendre à la fin d’un riff. Le disque, comme une forêt, peut être parcouru cent fois sans que nous entendions deux fois exactement la même chose. Tout est fait pour que l’attention ne se focalise que sur un point particulier des compos, laissant le reste en suspens dans notre tête, et il suffit de prêter attention à une autre composante du magma pour entendre quelque chose d’autre.
La durée du disque a permi a Shamaatae de nous faire découvrir son monde plus à son aise, comme en témoignent les cinq minutes d’introduction au premier titre. On n’est pas pressé par le temps, on peut s’asseoir, prendre le thé si l’envie nous en dit (quoi que la boisson d’un Troll sera sûrement un peu plus rustre…). C’est peut être le plaisir principal que l’on peut avoir en écoutant les albums d’Arckanum : on se sent vraiment ailleurs pendant toute la durée du disque.
Ca change du Black habituel en tous les cas : ici, pas d’invocation à Satan ou à Wotan, on est loin de toutes ces considérations humaines.
La pochette est très sympathique elle aussi : dans la même veine que celles des deux albums précédents, on voit poser au premier plan une sorte de grand escogriffe en bure au milieu d’une forêt de conifères, tenant à la main une hache (propre). Le ton verdâtre et surtout le cercle par lequel on aperçoit cet être étrange le font étrangement ressortir en donnant une sorte de perspective à l’image.
Le livret est comme d’habitude, illisible mais très beau, étrange et envoûtant.
Cet album semble être à ce jour le dernier d’Arckanum qui soit dans ce style si particulier. Après quelques années, on notera lors de la sortie en 2004 de son split avec Svartsyn que l’écho dans le chant Black a disparu, que l’ambiance n’est plus aussi forestière qu’elle ne l’a été auparavant… on peut le regretter, mais qui dit "changement" ne dit pas nécessairement "changement en mal" !
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