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Après une Rise of the Tyrant survolté, nos suédois préférés nous livrent cette fois un DVD, tout droit venu du Japon, et ça promet.
Qui dit Japon dit forcément qualité de son excellente, ce qui est le cas, un son ultra clean, on entend tout le monde et bien, contrairement au Live Apocalypse ou celle-ci laissait à désirer.On retrouve donc une Angela Gossow en pleine forme, toujours avec cette voix particulièrement époustouflante aussi bien en live, qu'en studio.Je me réfère une fois encore au Live Apocalypse où cette même Angela, avait soudain l'air fatigué, ses grunts n'étant plus aussi impressionnants qu'à l'habitude.
À l'avant, les deux frères Amott enfin réunis sur scène et munis de leurs nouvelles grattes tout droit sorties de chez "Dean", Sharlee d'Angelo discret mais présent et bien sur Daniel Erlandsson, son kit de batterie n'ayant d'égal que sa technique.
Pour bien commencer, après une intro de chœurs sombres agrémentée de cris d'un public lui aussi en super forme (à noter, le Japon étant le pays où Arch Enemy a rencontré un grand succès dès 1996, on leur doit la sortie mondiale de l'album live Burning Japan), une première chanson tirée du dernier album,
Blood On Your Hands, chanson qui à la base était faite pour rester sur un album mais qui se défend très bien sur scène, suivie par des classiques aux refrains accrocheurs et entrainants, Ravenous, Taking Back My Soul, Dead Eyes See No Future, Burning Angel (qui marque la fin du premier CD),Dead Bury Their Dead, l'instrumental Snowbound et Enemy Within. Ces puissants classiques seront accompagnés des chansons phares qui se doivent d'apparaitre dans les lives d'Arch Enemy (sinon, soyez en sûr, c'est que le concert n'est pas terminé), Nemesis (LA chansons live), We Will Rise et l'outro Fields of Desolation.
Pour ne pas tomber dans un simple mix d'Anthems of Rebellion et de Doomsday Machine, de nouvelles chansons du dernier album parsèmerons ces classiques, telles que The Day You Died ou encore les très mélodieuses Night Falls Fast et Vulture (qui elles aussi s'avèrent particulièrement délicieuses en live) sans oublier des morceaux du temps de M.Liiva, Silverwing et Dark Insanity (deux tueries remises au goût du jour)
Entre ces dix-sept morceaux, viendront se glisser des solos, et c'est Christopher qui s'y colle en premier, le jeune frère étant bien décidé à nous en mettre plein la vue pour son retour sur scène, ce qu'il réussit très bien, de belles descentes de gammes, une légère mélodie tout ça réalisé grâce à une grande dextérité, tout ça rythmé par un batteur qui sait se faire discret, vient ensuite Daniel qui lui aussi nous montre ce qu'il a dans le ventre, le résultat ? Un solo tout simplement impressionnant avec des descentes de tons hallucinantes, une double grosse caisse qui n'en finit plus, le tout sera porté par le doux et léger thème d'Halo. Pour finir en douceur c'est Michael et ses douces mélodies qui nous envahiront les oreilles, une réussite car l'ainé des frères Amott nous montre une fois de plus son talent à pondre de très jolies mélodies (son solo se fondra donc très bien avec l'Intermezzo Liberté).
J'ajouterais une mention spéciale pour le public, déchainé pendant les morceaux mais faisant preuve d'un silence quasi-religieux entre ceux-ci, et qui chante pendant les refrains des morceaux les plus entrainants, Ravenous et Silverwing pour ne citer qu'eux.
En bref, on est tout de même assez loin du live Londonien, voici un excellent petit monstre grâce à qui, Arch Enemy s'impose encore une fois et nous prouve que même en live ils assurent comme des bêtes.
A posséder absolument !! 18/20
A.A
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