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Liste des groupes Death Mélodique Arch Enemy Doomsday Machine
CD, date de parution : 26 Juillet 2005 - Century Media
Produit par : Bengtsson Rickard
Style: Death Mélodique
1 2

NOTE SOM : 16/20
Toutes les notes : 17/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Enter the Machine 02:02
2. Taking Back My Soul 04:36
3. Nemesis 04:12
4. My Apocalypse 05:26
5. Carry the Cross 04:12
6. I Am Legend / Out for Blood 04:59
7. Skeleton Dance 04:34
8. Hybrids of Steel 03:49
9. Mechanic God Creation 06:00
10. Machtkampf 04:16
11. Slaves of Yesterday 05:02
Bonustracks (Japanese Edition)
12. Heart of Darkness (Live in Paris 2004)
13. Bridge of Destiny (Live in Paris 2004)
Total playing time 49:04

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308 avis 4 17/20
Chronique
18 / 20
    Eternalis, Jeudi 29 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Le propre de l’artiste ne serait-il pas l’évolution ? Quelle qu’elle soit ? Je préfère personnellement être déçu par une prise de risque que par la fainéantise artistique.
Pourtant, "Doomsday Machine" résonne souvent comme le faux pas dans la féconde discographie d’Arch Enemy alors qu’il représente son joyau selon moi. Il est pour moi la représentation la plus proche de l’apocalypse réalisée par les suédois, l’approche la plus cruelle et digne d’une torture auditive atteignant une dimension malsaine que les frères Amott et Angela Gossow n’avaient jamais ne serait-ce qu’effleurée.

L’introduction "Enter The Machine", froide et mélancolique débute parfaitement le disque, en instaurant dès le départ ce climat de peur et étouffant qui parcourra chaque souffle et chaque ligne de ce "Doomsday Machine", tout en alignant un splendide (très beau) soli au tapping à la fin proche des débuts de Maiden ("Transylvania" pour ne citer qu’elle !).
L’assommant "Taking Back My Soul", au riff écrasant et aux vocaux schizophréniques d’Angela arrache les tripes avec une détermination et une émotion incroyable. Un monstre sonore et technique, les solos s’enchainent dans une démence totalement maitrisée et d’une précision d’horlogerie pour toujours faire froid dans le dos au pire moment, ou impressionner à l’instant le plus opportun. Si "Anthem of Rebellion" souffrait selon moi d’une trop grande rigidité (aucune émotion, trop plat !), "Doomsday Machine" est une plongée dans l’enfer mécanique d’un monde en perdition face à des technologies de plus en plus présentes. Un soupçon d’humanité dans une existence machinale, ceci expliquant la plus grande place accordée aux mid tempo dérangeants et à l’entrée remarquée (et critiquée !) des effets dans la voix d’Angela, lui conférant pour moi encore plus de noirceur (moins catchy mais ce n’est pas ce que je recherche dans le metal extrême) et d’élitisme, surplombant le reste de la scène.

Comment ne pas frissonner face au premier riff de "Carry The Cross", lent mais sinueux, transperçant votre corps pour vous trancher les veines. Un refrain dominateur et martial, certes différent de l’impact d’un "Dead Eyes See No Future" mais tellement supérieur émotionnellement. Une lenteur permettant de poser une atmosphère lancinante et infernale, se dégageant par exemple particulièrement d’un "My Apocalypse" très atmosphérique au long break acoustique et magnifique (quel solo).

Résolument malsain, "Doomsday Machine" n’oublie quelques incartades plus typiquement brutal comme sur "I Am Legend / Out For Blood" qui, s’il propose le titre le moins intéressant de l’album dans sa première partie (ni accrocheuse ni violente), fini au blast d’une furie relativement rare pour Daniel Erlandsson, que Dimmu Borgir aurait probablement pu composer.
La production, fine, tranchante, glaciale et d’une précision incommensurable remplie parfaitement son rôle. Elle ne possède ni la propreté d’"Anthem of Rebellion" ni la sauvagerie de "Rise of the Tyrant", elle se rapproche notamment beaucoup de celle de "The Godless Endeavore de Nevermore (produit à la même époque), démontrant tout l’apport d’Andy Sneap à l’album qui possède le meilleur son possible pour ce genre de musique, en fin de compte loin de heavy death mélodique de base. Il suffit d’écouter le démentiel instrumental "Hybrids Of Steel" pour le juger, aussi fouillé qu’intéressant qui, bien que tranchant avec le reste (très Vai dans les mélodies !) fourmille de tant de détails que le musicien ne peut qu’être abasourdi par cette avalanche de musicalité et de notes (ne serait-ce pas l’opus le plus technique du combo ?).

Le chapitre concluant cette œuvre se voudra parfaitement représentative d’un final : apocalyptique, infernal et sentant la fin (je ne saurais l’expliquer plus précisément). Dès les premières notes de "Slaves Of Yesterday", dès cette descente de toms, on sait pertinemment que la fin se joue ici et maintenant, dans cet univers chaotique de violence. Les nombreuses pistes de guitares regorgent de chorus tous plus pervers les uns que les autres (certains n’apparaissant que quelques secondes mais créant un saisissement total). Le chant d’Angela se fait abyssal, inhumain, et cruel, pour nous ancrer toujours plus loin dans ces ténèbres métalliques (j’utilise ce terme car il est inhérent autant dans la musique que dans le concept de l’album).

Un album immense, au potentiel technique hallucinant (les riffs de "Nemesis" seront parmi les rythmiques les plus difficiles à jouer qu'il me soit donné d'entendre!) dont l’éclat noir reflète encore dans les tréfonds de la nuit, une nuit s’annonçant aussi insoutenable que sans fin…




5 Commentaires
Chronique
16 / 20
    MercuryShadow, Lundi 14 Novembre 2005 parlez-en à vos amis  
Le voici donc enfin, ce disque annoncé comme LE chef-d’œuvre d’Arch Enemy, censé imposer définitivement le groupe comme un poids lourd de la scène européenne. Qu’en est-il vraiment? Et bien, force est de reconnaître que la première écoute est loin d’être facile, et que cet album déçoit tout d’abord un peu. La faute en incombe à la surenchère d’effets qui noient la voix d’Angela Gossow, pour un résultat désincarné et assez répétitif, et à la profusion de titres mid-tempos présents ici. Ne vous attendez donc pas à crouler sous les blasts, ni même à headbanguer en cadence, vous n’y trouveriez pas votre compte! Doomsday Machine s’apparente davantage à un rouleau compresseur, lourd et puissant, taillant sa route à grands coups de riffs et de rythmiques pesantes.

Mais cet album n’est pas à jeter aux orties pour autant, loin, très loin de là. Il nous permet de (re)découvrir l’amour que porte Michael Amott à la guitare, et, sincèrement, cela suffit à notre bonheur. Comment ne pas succomber à ces cinquante minutes d’un vibrant hommage à la six-cordes, où se croisent des lignes mélodiques échevelées ("Taking Back My Soul", "Slaves Of Yesterday"), des parties rythmiques surpuissantes (ah, le single "Nemesis", "I Am Legend/Out For Blood") et des riffs comme tous les apprentis guitaristes rêvent d'en composer un jour ("My Apocalypse", "Mechanic God Creation")? On sent que les frangins Amott ont porté ici une attention méticuleuse à chaque accord, à chaque note, afin que tout semble couler de source. Cet incroyable travail atteint son paroxysme sur l'instrumental "Hybrids of Steel", où les lignes complexes se croisent en tous sens, au point que l'auditeur se demande s'il est bien en train d'écouter un disque de death suédois, ou celui d'un artiste invité par Satriani au G3.

Doomsday Machine est donc un disque surprenant, qui décevra peut-être les fanatiques de maDemoiselle Gossow, tant sa voix est aseptisée par les effets et son chant répétitif; mais les amoureux de la guitare débridée trouveront ici de quoi se régaler, et se passeront l'album au casque, éperdus d'admiration. Un disque qui ne fera sans doute pas l'unanimité, mais qui nous rappelle pourquoi le rock est, à la base, la rencontre d'une guitare et d'un ampli.




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Commentaire
17 / 20
    Julien, Lundi 18 Juillet 2005 parlez-en à vos amis  
Ah mes amis que voilà un CD qui donne envie de se pourlécher les babines et je sais que bon nombre d’entre vous vont me maudire d’avoir déjà pu écouter et réécouter le nouvel opus des suédois de Arch Enemy et vous avez raison à plus d’un titre.

Tout d’abord car pour ne pas aller par quatre chemins il est franchement excellent mais attention attention attention attention, il est vraiment différent de ce que le groupe a fait auparavant. Pour être honnête moi le fan bête et discipliné il m’a fallu une bonne dizaine d’écoutes avant de crier au génie.
Pourquoi ? C’est simple : oubliez tout ce que vous savez sur Arch Enemy car Doomsday Machine marque un tournant pour le groupe. N’ayez pas peur quand même, vous y trouverez votre compte mais il ne faut pas s’arrêter à la première écoute au risque de dire : eh les gars elle est où l’avoine là ? Où sont les titres entraînants et heavy comme « Ravenous » ou « We will rise » ?

Pour ceux qui se sont jetés sur « Nemesis », je vous préviens que c’est le titre qui envoie le plus donc prenez garde a ne pas tomber sur le cul comme moi. Passé les 4 premiers morceaux (dont « Nemesis ») on se retrouve avec du Arch Enemy assez mid-tempo même parfois frustrant dans le sens où ça commence par du gros riff pour retomber sur du « calme ». Mais et la c’est le grand MAIS calme ne veut pas dire inintéressant (et le calme est assez relatif, c’est juste à un tempo inférieur à l'habituel). On sent bien que chaque riff, chaque note a été choisi avec précaution ce qui donne au final un album riche qui est une excellente mine d’or pour trouver des plans.
Question son c’est pas la peine d’y aller par quatre chemin c’est le son Arch Enemy. Puissant il se reconnaît entre mille ici pas de surprise.

La surprise vient comme annoncé sur le site des nombreuses modifications de voix. Et pour être totalement honnête c’est là ou j’ai été déçu. Autant les screaming genre black métal en intro de « Nemesis » m’a franchement convaincu autant la surenchère d’effets sur la voix d’Angela m’a vite fatigué. Ils retirent le coté féminin de sa voix qui me plaisait tant. Là c’est purement une affaire de goût mais je trouve ça vraiment dommage de noyer le poisson de cette façon et de retirer la signature vocale de la chanteuse enfin.
Dernière chose qui m’a franchement surpris c’est cette instrumentale « Hybrids Of Steel » qui ne ressemble en aucune façon au groupe de telle sorte que l’on se croirait dans un disque de guitare héros (Steve Vai sort de ce corps).

Pour conclure, je dirais que c’est bien de faire évoluer sa musique mais attention à ne pas aller trop vite. On peut quand même taper des mains ce CD déchire même si ce n’est pas ce à quoi je m’attendais.

Il ne reste plus qu’à attendre le 22 août !!!!!!!!!




13 Commentaires
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