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| 2003 - Mercury Records |
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1. Prologue (Apprehension)
2. No Education
3. Faraway
4. Somewhere Around Nothing
5. Drive
6. Cohkka
7. Conclusion
8. Resurrection
9. Heat
10. Cortège
11. Pandemonium
12. Toreador II
13. Epilogue (Relief) |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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La petite nouvauté dans cet album, c'est la présence de la batterie;
j'aurais cru que cette dernière fut plus ou moins pas très agréable mais là, je fut dupé( et non pas dopé comme certains!)! Oui, cette alliance entre le violoncelle, la batterie et des fois le piano ou comme dans Torador II, la trompette, Je trouve que cet album égalise pour moi le très bon Inquisition Symphony. Pour les fans de Metallica, il n'y a aucune reprise dans cet album. Tous les morceaux ont été composés par Eicca Toppinen, et c'est un véritable régal.
Bon, je ne vais pas le nier, je suis un fan de ce cher groupe innovant à souhaits, dans la joie et la bonne humeur, si vous avez envie de vous payer une bonne tranche de metal symphonique( sympho quoi?), n'hésitez surtout pas!
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| Chronique |
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Après "Cult" qui nous a révélé ce que Apocalyptica est capable de proposer loin des reprises auxquelles le groupe nous a habitué à ses débuts, l'attente des fans est devenue grandissante. La réponse de Eicca Toppinen et consorts a donc pour nom "Reflections".
Sur ce nouvel album les finlandais se reposent sur les bases d'un style qu'ils ont déjà jetées lors de leur précédente sortie, corrigent les quelques anomalies qu'on a pu constater au niveau de "Cult" (Arrangement approximatif et passage parfois inutiles) et embauchent un batteur pour donner plus de rythme à l'ensemble. Les ingrédients sont donc là mais le pari est risqué car quand le choix de la continuité est privilégié aux soucis de l'évolution tout se joue sur le niveau d'inspiration du moment. Heureusement, Toppinen est un flot qui coule encore, il déborde d'une générosité musicale qui emporte sur son chemin l'âme de son auditeur, reléguant au second plan les exigences techniques et révélant au grand jour une sensibilité artistique de toute beauté.
"Prologue (Apprehension)" est un morceau prenant avec son refrain nostalgique teinté de regrets, "No Education" plus classique dans le registre du groupe se contente de consolider les acquis, "Faraway" romantique à souhait, nous propose un mariage passionné entre violoncelles et piano, "Somewhere Around Nothing" se distingue pas son riff introductif imposant mais semble moins armé pour résister aux aléas du temps, "Drive" est une réussite, grâce à sa grande variété et à ses tournures multiples, il s’apparente à un conte de fée passionant. Cohkka et le jumeau de Coma (Cult), monotone, lent, ennuyeux et répétitif, au point de s'en passer à chaque écoute. Conclusion, dont le titre n’est pas choisi au hasard se charge de clore la première partie de Reflections, original, calme et inspiré clairement de la musique de chambre.
Resurrection entame à merveille la 2ème partie de l'album et en dessine déjà quelques traits, dont le principal reste cette touche espano-orientale dont Toppinen a le secret et ce n'est pas Heat qui va contredire ce constat, conçu autour d'un riff trash épique, il repose sur une interprétation plus libre du soliste mais dans la même ligné que son prédecesseur, ce morceau demeure toutefois pénalisé pas la présence de Cortège tout juste après, un des meilleurs morceau de l'album, avec notamment cette mélodies très inspirée qui intervient en ouverture puis à la fin dans une atmosphère majestueuse. Pandemonium nous propose une démonstration technique de grande qualité, tandis que Toreader II, le digne successeur de Toreader (Inquisition Symphony), complète le dessin de cette 2ème partie de la plus belle manière.
A la manière de conclusion, Epilogue [Relief] annonce la cloture de cette oeuvre dans une ambiance mélancolique...
Reflections est un album réussit mais un peu répétitif et donc à consommer avec modération.
3 commentaires |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Sûrement le seul groupe de metal composé uniquement de trois violoncelles, Apocalyptica fait fort dans l’originalité. Avec un tel line-up, on croit s’attendre à une ribambelle de ballades mais il n’en n’est rien.
Aucun chanteur présent sur cette galette, juste une batterie sur certains titres pour accompagner les trois violoncellistes. Sur « Reflections », vous pouvez vous attendre à un rythme rapide avec un gros son sur la plupart des morceaux. C’est impressionnant ce qu’ils arrivent à faire uniquement avec un violoncelle ! De plus, un violoncelle joue de manière plus douce avec un son se rapprochant plus de la voix humaine, ce qui donne l’impression de ne pas avoir à faire à treize instrumentales. Les titres s‘enchaînent très bien, on est vite plongé dans l’album.
La plupart des titres sont rapides, avec un gros son comme « Drive », « Prologue » ou encore « Somewhere Around Nothing », mais des ballades (quatre au total) sont aussi présentes. On a affaire à des ballades aux mélodies douces calmes et belles (comme toute ballade qui se respecte).
Apocalyptica représente un genre musical à lui tout seul. Il nous montre bien que l’on peut faire de la musique de qualité sans chanteur. A vous de vous faire votre propre avis. Certains aiment mais à faible dose, d’autres n’aiment pas du tout et d’autres en raffolent. Pour moi, cet album est une réussite du point de vue technique et mélodique mais on peut s’en lasser après plusieurs écoutes prolongées.
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Apocalyptica est un groupe qui a commencé en 1996 avec des reprises originales de Metallica, et l’album qui d’après les fans lui a permis de se faire remarquer est le suivant, Cult. Mais qu’est-ce qui rend ce groupe si particulier ? Autre question qu’on peut se poser, plus classique : ah tiens c’est un groupe de métal symphonique, mais… ils n’ont pas de chanteur(euse) ?
Observons son line-up : trois violoncellistes, dont un jouant du violoncelle électrique et un batteur, rien de plus. Les habitués du métal font souvent la grimace quand ils lisent ça. Pourtant, ses reprises suivent pratiquement le morceau d’origine : ceux qui connaissent bien ‘Enter Sandman’ ou ‘Fade to Black’ reconnaîtront bien les chansons de Metallica, les paroles en moins, remplacées par le violoncelle.
Mais je m’égare (^^), revenons à Reflections. Bon, la première chose que j’ai à dire sur l’album c’est que sa construction a un sens : à voir les titres, on dirait des noms de chapitres pour un livre, et ça se tient… presque. J’y reviendrai. Deuxième chose : Reflections s’encastre en deux parties distinctes, que l’on peut séparer grâce à « Conclusion », le morceau ‘charnière’.
Reflections est un album qui s’écoute comme on regarde un film sans les dialogues : la musique et les titres nous suggèrent une histoire, mais nous devons imaginer nous-mêmes le reste, à savoir l’intrigue, ect.
Et franchement, Reflections pourrait facilement faire une soundtrack.
Tout commence par une introduction au titre sobre : ‘Prologue [Apprehension]’. Dans les livres, le prologue est un passage court, un peu en dehors de l’œuvre, qui nous donne des infos parallèles à l’histoire pour nous donner un aspect différent de l’intrigue et y mettre du relief. Et l’appréhension d’un problème, c’est son observation avec pour but de l’identifier.
La conclusion est habituellement la fin d’une rédaction, où l’on récapitule les arguments avec un plus, l’élargissement. Mais ici ce n’est pas la fin, puisque l’album se poursuit dans une deuxième partie (plus entraînante) jusqu’à l’épilogue. L’épilogue est, toujours dans les livres comme dans les films, une ultime séquence rattachée à l’histoire qui se passe plus tard, pour nous donner une espèce de suite pour définitivement clore l’œuvre, en bien comme en mal. Et ‘Relief’ en anglais signifie ‘solution’.
Pour rentrer dans les détails, je dirai qu’Apocalyptica est fait d’artistes à part entière. Rares sont les groupes qui font de la musique un art plus qu’une machine à sous. Ils sont parvenus à rendre possible le mélange improbable de la musique classique et du métal, et c'est impécable. On arrive à un résultat presque ‘grand public’ : les mordus de musique classique adoreront les balades magnifiques de l’album, parce qu’elles respectent les règles de la musique classique. A savoir que ce genre musical vise avant tout à dépeindre une scène, une situation, une impression… et tout cela avec des instruments et un maximum de précision. Les vrais métalleux apprécieront également, parce que le groupe sait aussi gérer le lourd, le puissant comme le speed. Les riffs au violoncelle électrique sont parfois violents (voir ‘Heat’ ou Toreador II’ par exemple), les solos sont incroyables, le batteur est franchement balèze niveau enchaînement. Mes respects pour chaque performance.
Apocalyptica sait comment exprimer beaucoup avec peu : un titre et une mélodie de quelques minutes, souvent soutenue par un arrière fond métal. Rien de plus (dans Reflections en tout cas). Les plus sensibles à la musique arriveront facilement à reconnaître ce que le groupe a voulu exprimer. Regrets, trahison, majesté, tristesse… tout est joué avec tant de talent que même ces sentiments sont accompagnés d’un tableau. Si je prends Conclusion par exemple, les poètes en écoutant le morceau verront la brise d’automne transportant lascivement les feuilles mortes.
J’aurai quelques questions à éclaircir : pourquoi choisir le violoncelle ? Indice, cet instrument remplace le chant. Oui, parce que d’après des études – et vos propres oreilles, on a constaté que le violoncelle est l’instrument qui se rapproche le plus de la voix humaine. Certains mystiques disent qu’il permet de laisser s’exprimer son âme.
Cet album est sublime, et mérite largement le 19/20. Je n’ai pas mis 20/20 (j’aurai voulu mettre 19,5 mais je n’ai pas pu ^^’) parce que je trouve les tracks ‘Pandemonium’ et ‘Toreador II’ mal placées, elles cassent le rythme de l’album à cause de ça malgré leur excellence. Sinon, chaque morceau est un régal. Un bémol cependant, parce qu’il est vrai que Reflections n’est pas un album que l’on peut écouter en boucle : on s’en lasse. C’est pour ça qu’il faut le conserver au frais pour des moments de dégustation : il est des choses qu’il vaut mieux se garder de consommer trop souvent, pour que subsiste toute leur saveur.
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