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Liste des groupes Heavy Metal Anvil Speed of Sound
CD, date de parution : 01 Fevrier 1998 - Massacre Records
Style: Heavy Metal

NOTE SOM : 15/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Speed of Sound 03:43
2. Blood in the Playground 03:39
3. Deadbeat Dad 03:55
4. Man Over Broad 02:35
5. No Evil 05:29
6. Bullshit 03:25
7. Matress Mambo 05:23
8. Secret Agent 03:54
9. Life to Lead 04:05
10. Park That Truck 03:32
Total playing time 39:40

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11 avis 1 16/20
Chronique
13 / 20
    AlonewithL, Vendredi 20 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
En 1999 comme en 1997 et en 1996, l’avion furtif « Anvil » est indétectable aux radars.

Aussi chatoyant qu’un fer à repasser, aussi romantique qu’un Antonov AN-225, nos Tanguy et Laverdure canadiens (comprenez le tandem Lips/Robb Reiner) poursuivent leurs aventures avec obstination et courage à bord de leur magnifique oiseau qu’est « Anvil ». L’escadrille a beau accomplir ses missions de bombardement, celles-ci ne produisent que peu de dommage sur un public désormais plus résistant au heavy metal en cette fin de décennie 90. Après un « Absolutely No Alternative » ayant manqué de combattivité et trahissant quelques menus problèmes mécaniques, « Anvil » sort du hangar un chasseur de combat. « Speed of Sound », aéronef toujours placé sous l’immatriculation Massacre Records, prendra son envol en 1999, portant avec lui tous les espoirs de ses pilotes. L’effet produit aura tout au plus égalé celui de la précédente sortie. Nos canadiens jouent de malchance à chacun de leur meeting désormais.

Dès la mise à feu, « Anvil » devient supersonique. L’éponyme « Speed of Sound » nous décoiffe par sa vitesse assourdissante. Vibrant moteur à réaction, qui nous propulse haut et dangereusement dans les nuages. Devant tant de prestance, de puissance, on était en droit d’attendre à ce que la suite réagisse de la même manière, comme une fusée. Nous nous étonnerons sans doute d’écouter une musique saccadée et groovy en second lieu sur le titre « Blood in the Playground ». Nous voila en terrain hostile, parcourant des lieux déroutants sous un chant à la limite de l’insanité. « Deabeat Dad » pourrait d’ailleurs convenir comme sa prolongation. Le ton et l’ambiance ne diffèrent guère. Les guitares y figureraient plus décomplexées en revanche. Rien de proprement aguerri, ni de très varié. Les ténèbres tout juste sillonnées sur ces deux derniers titres, viendraient directement à nous sur « Evil ». Son entame ne serait qu’une illusion heavy doom à la « Candlemass », avant que les instruments soient littéralement pris de furie. Des pointes de vitesse sont alors atteintes, feignant de nous faire passer dans un autre monde. Inversement, le break nous fera visiter les cimetières dans un heavy doom identique à celui de l’entame. Malgré une prestation musicale assez renversante, Lips offre à travers son chant, taillé à l’épluche patate, une vision horrifique et répétitive.

Cette furie destructrice se retrouverait plus explosive encore sur « Park that Truck ». On atteint là ce qu‘« Anvil » a de plus violent et virulent à proposer. Son heavy speed coutumier prend alors des airs thrashy enragés et abrasifs. Question ravalement de façade à la dynamite, il faudra également compter sur un « Life to Lead » moins soutenu, mais tout aussi dynamique, s’inspirant de « Motörhead » dans ses riffs gras et nerveux. Le très rock n’ roll « Man Over Broad » fait aussi des yeux doux au père Lemmy. Ce morceau simple et délirant attirera davantage notre sympathie, malgré son manque flagrant d’originalité. Il se révèlera déjà beaucoup plus inspiré que « Bullshit », énorme en débilité, poussif comme ça ne devrait pas être permis. Son rythme semble se démouler comme pris de constipation passagère. Vraiment inutile. Même le soli n’a pas l’air très inspiré, ce qui est un comble pour de la part de cette formation agile dans cet exercice.

On s’éloigne en tout cas de la performance d’un « Secret Agent » tout aussi bizarre, ressortant l’habilité et le côté décalé de la formation, ainsi que quelques airs tirés des films de James Bond. Néanmoins, il ne parviendra pas aussi aisément à nous combler. La musique montre parfois quelques hésitations et longueurs. Notre intérêt se portera avec certitude sur « Maltress Mombo » et ses sonorités glissées. On en arrive à un heavy metal particulièrement tranché, incorporant des touches psychédéliques dans un déroulement massif en apparence. L’aspect rigide qui en ressort au premier abord est assez déconcertant. En fait, il faudra s’efforcer à persévérer avec lui pour qu’il nous dévoile toutes ses richesses.

Après manœuvre, notre engin si effilé en apparence, n’est pas fait pour les combats en haute altitude, plus en réalité pour les frappes au sol. En effet, « Speed of Sound » ne prend pas de la hauteur comme on aurait voulu le souhaiter. Très inconstant et inégal. Capable de passer à Mach 2 sur plusieurs morceaux, hoquetant dangereusement sur d’autres. Ce n’est pas avec ce type de prestation qu’« Anvil » attirera les foules. Une fois encore le groupe rate une occasion pour sortir de l’isolement. On ne peut se contenter de voler en radada quand en plus on doit faire face à une conjoncture mauvaise. En 1999 comme en 1997 et en 1996, l’avion furtif « Anvil » est indétectable aux radars.

13/20




8 Commentaires
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