Persistence of Time

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Nom du groupe Anthrax
Nom de l'album Persistence of Time
Type Album
Date de parution 21 Août 1990
Enregistré à Conway Recording Studios
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album529

Tracklist

1. Time 06:55
2. Blood 07:13
3. Keep It in the Family 07:09
4. In My World 06:25
5. Gridlock 05:17
6. Intro to Reality 03:24
7. Belly of the Beast 04:48
8. Got the Time (Joe Jackson Cover) 02:44
9. H8 Red 05:04
10. One Man Stands 05:38
11. Discharge 04:12
Bonustrack (Japanese Release)
12. Protest and Survive (Discharge Cover) 02:22
Total playing time 58:45

Chronique @ eulmatt

17 Novembre 2007
Dernier disque de la période thrash metal d’Anthrax, Persistence of Time renoue partiellement avec le standing du groupe, toujours considéré comme un des leaders du mouvement à l’aube des années 90. Le relâchement et le flottement transpirant du joyeux trublion State of Euphoria, bien que sans conséquence fâcheuse sur la cote de popularité des New-Yorkais, fait place à un retour aux choses sérieuses. La pochette du disque, moins déjantée et psychédélique, annonce la couleur du contenu, épuré de certains défauts inhérents au dit trublion. Un sérieux de mise qui malheureusement fait autant de mal que de bien.

Les bons points ? Tout d’abord la capacité d’Anthrax à conserver sa forte personnalité, avec le risque de se répéter de temps à autre. Persistence of Time sonne Anthrax, avec ses riffs basiques mais accrocheurs, sa rythmique énergique et vivante. D’autre part, la suppression de ces scories qui faisaient perdre son sérieux au groupe: les vocaux déjantés et baroques de Joey Belladonna (qui retrouve une certaine sobriété et une forme d’effacement derrière le lead des guitares), le tout sur un ton moins festif et plus grave.
La conjonction de ces facteurs donne une teinte nouvelle au thrash d’Anthrax, sans que celui-ci ne s’éloigne fondamentalement des deux albums précédents. Les joyeux lurons semblent s’être rachetés une conduite...

Cependant, la crédibilité est une chose, mais Anthrax ne marque pas de son empreinte le monde du thrash metal, il se contente de satisfaire son noyau de durs de fans.

Ses titres les plus rapides souffrent ainsi d’un manque de souffle et d’une trop grande linéarité: le long Time et son riff ennuyeux à mourir est plutôt mou du genou, Gridlock, incisif deux minutes, retombe comme un soufflé à cause d’un refrain squelettique, Got the Time, pas désagréable, n’est qu’un interlude punk-metal sautillant, on parvient un poil à headbanguer sur One Man Stands et sur Discharge...qui aurait pu être présent sur State of Euphoria ! Pas très enthousiasmant tout cela.

Heureusement, Anthrax nous ressort quelques bons coups de pattes et riffs dynamitants: mais une fois n’est pas coutume, ce sont les titres mid-tempo qui profitent de cette énergie, marque de fabrique des New-Yorkais. C’est d’abord le furieux et entraînant Blood qui met à contribution la puissance intacte du groupe, excellement produit par ailleurs, comme d’habitude. C’est ensuite Keep It In The Family, au riff d’intro en acier trempé, qui produit un effet des meilleurs avec ses accélérations progressives et son hymne de refrain. Du très bon Anthrax pour le coup. Qui deviendrait presque méchant sur Belly Of The Beast, titre heavy-thrash d’inspiration plutôt classique, mais bien ficelé et très efficace. C’est à peu près tout au niveau des satisfactions, les autres titres n’étant pas spécialement marquants.

A l’heure du bilan, le positif provient du fait qu’Anthrax pond sur cet album quelques uns de ces grands classiques, des hymnes comme Blood ou Keep It In The Family qui figurent en bonne place dans son best-of. Le sérieux général de l’album est aussi à noter, avec des riffs de qualité et une homogénéité globale de la section rythmique et du chant en progrès.
Au rang des déceptions, outre quelques titres franchement quelconques, on remarque un essoufflement net lorsqu’il s’agit de passer la vitesse supérieure au niveau de son thrash pur et énergique qui faisait la qualité d’Among the Living et dans une certaine mesure de State of Euphoria. Et malheureusement, ce n’est pas la moindre des choses.

14 Commentaires

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Trashking - 16 Mars 2011: Album que je trouve plutôt plat et insipide. Par contre, j'aime beaucoup la reprise de Joe Jackson qui est plus dynamique que l'originale.
vincysteria - 15 Juin 2011: Album sans grand interet dans la disco' d'anthrax. Mise à part ces 3/4 chansons notament "keep in the family" le reste est plutot fade pour du anthrax
DaveFilth - 21 Avril 2014: Il et bon mais c'est vrais que sa sent la fin de l'ére Belladonna et s'est dommage.
LeMoustre - 06 Mars 2016: Album autant bourre-pif que le mille feuille de grand mère après un repas dominical. Long, très long, trop long, malgré quelques titres qui sortent du lot ("Keep It", "Discharge" le reprise réussie), et un peu l'antithèse du moyen State Of Euphoria qui était assez homogène. Là, le poussif côtoie le bon, et il est dommage que les titres n'aient pas été raccourcis de 3 minutes chacun, pour les plus longuets. Le syndrome ...And Justice For All sans doute encore. Belladonna y est pourtant très convaincant, et Antharx a eu le courage (à juste titre, sans doute pas ?) de changer de registre en abandonnant ses références précédentes en puisant dans quelque chose de moins fun. Album que je compare maladroitement un peu à Fear Of The Dark de Maiden (fin d'une époque, trop de titres, trop long, ambiance plus noire, peu de réussite). Mitigé, même si je le préfère finalement d'un poil à son prédécesseur. 13/20
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