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| CD paru le 14 Juillet 1998 - Steamhammer / Lucretia Records / CNR Music |

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1. Wings of Reality 5.55
2. Petrified Eyes 6.05
3. Lisbon 5.13
4. Metal Icarus 6.24
5. Paradise 7.38
6. Mystery Machine 4.12
7. Fireworks 6.21
8. Extreme Dream 4.17
9. Gentle Change 5.36
10. Speed 5.57
Bonustrack (Japanese Release)
11. Rainy Nights 5.02
Total playing time : 62.40 |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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« Le heavy metal vient de se trouver un nouveau dieu ».
Telle furent les paroles de Bass invasion à la sortie de ce troisième opus de Angra, celui qui fut le plus à même de créer des polémiques et qui représente également le départ d’André Matos pour laisser la place aux talentueux musiciens que nous connaissons aujourd’hui (qui ont, au passage, simplement réaliser deux tueries avec « Temple of Shadows » et « Aurora Consurgens »).
Revenons à cet album en forme de deuil pour certains fans et penchons nous sur le contenu intrinsèque plutôt que sur sa valeur symbolique.
Le fait qu’il n’y est pas d’intro symphonique ou ethnique sera le premier point susceptible de surprendre, on rentre de plein pied dans le vif du sujet avec un « Wings of reality » heavy et gracieux. La seconde remarque que l’on se fera est que le son est simplement le meilleur qu’il n’avait jamais eu jusque là, avec des guitares largement plus en avant et un côté tranchant plus évident. Mais il ne faut pas croire qu’Angra est devenu traditionnel, loin de là, nos chers brésiliens ont au contraire repoussé la complexité encore un peu plus loin (on peut affirmer que c’est sur cet opus que le nouveau Angra est né, aboutissant à « Temple… » six ans plus tard).
Le splendide « Petrified eyes » le prouve. Après une magnifique intro très chaude et brésilienne, le chant se fait séducteur mais très sombre, plus que par le passé. Les solos sont d’une technicité affolante mais garde cette beauté mystérieuse qui a toujours fait le génie de la paire Loureiro-Bittencourt (une des plus géniales que le metal est enfanté !). Lorsque l’on écoute les parties en questions-réponses de « Metal Icarus », on ne peut que penser que l’on touche du doigt le divin tellement une aura inexplicable entoure ses compositions véritablement touchées par la grâce.
Mais le titre le plus symptomatique du changement de direction emprunté avec cet album est « Paradise ». En effet, jamais un titre d’Angra n’avait été aussi malsain que celui-ci, à commencer par ce riff d’ouverture lourd et dépressif, ainsi que cette atmosphère planante et étouffante qui fait de ce morceau une raison déjà suffisante pour écouter cet opus.
Dans l’ensemble, cela reste plus agressif que ce à quoi le groupe nous avait habitué mais il reste des titres de pur speed qui avait fait la popularité des brésiliens à la sortie de « Angels Cry » comme « Mystery machine », « Extreme dream » ou le final à coupée le souffle qu’est « Speed ». Sur cet ultime titre avec Andre au chant, le quintet fait une vrai démonstration de son talent : les riffs sont hallucinants de précision, les solis donnent le tournis, la batterie déferle et détruit tout sur son passage, la basse est un rouleau compresseur et ce chant, cette note finale que tous ont dû écouter avec nostalgie et émotion lors de l’annonce du départ de l’immense frontman.
Angra enfilait un troisième classique à sa discographie, un de plus : beau, recherché et éternel.
6 commentaires |
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