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Liste des groupes Power Progressif Angra Aurora Consurgens
CD paru le 23 Octobre 2006 - SPV / Paradoxx Music
Angra : Aurora Consurgens, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. The Course of Nature 4.30
2. The Voice Commanding You 5.29
3. Ego Painted Grey 5.49
4. Breaking Ties 3.30
5. Salvation : Suicide 4.22
6. Window to Nowhere 6.01
7. So Near so Far 6.11
8. Passing By 6.31
9. Scream your Heart Out 4.24
10. Abandoned Fate 3.09

Bonustrack (Japanese Release)
11. Out of this World

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NEUF
Chronique
17 / 20
    Julien, le Mardi 12 Septembre 2006 parlez-en à vos amis  
Le voilà enfin ce nouvel Angra, successeur de l’excellent Temple of Shadows. Le groupe l’a annoncé ça ne sera pas un concept album. Certes mais un concept album par rapport à quelles références: Angel Cry ou Temple of Shadows ??? J’ai la réponse et je vais vous en faire part.

C’est dit c’est fait cet album est le point culminant d’Angra nouvelle génération et je dois dire que je reste encore bluffé par la qualité ce disque. Fini le « despotisme » de Kiko Loureiro, chaque membre a son mot à dire et on le ressent clairement dans les compos du groupe. C’est d’ailleurs la grande force de ce Aurora Consurgens, sa diversité, son originalité. Je vais répondre à la question énoncée en intro, nous sommes clairement plus proche de Temple of Shadows que de Angel Cry. Alors j’en vois qui font grise mine et ça peut se comprendre. Fini le heavy metal débordant de folie et d’influences brésiliennes, nous sommes dans une ère nouvelle où gros heavy bien puissant cohabite avec un progressif très léché. En ce point Angra jour carte sur table, c’est le nouveau style point à la ligne.
L’interlude « guitar héros » de Kiko a fait un bien fou à Angra car il nous en revenu plus déterminer et plus inspiré que jamais. Le problème (enfin si l’on peut appeler ça un problème) c’est que la musique s’en retrouve complexifié. Fini les gros refrains à la « Nothing To Say », place aujourd’hui à une musique plus dense qui se contemple assis dans un canapé. Pas mole mais a décortiqué avec attention. C’est sur que si l’album précédent vous avez un laissé sur votre faim, Aurora Consurgens ne pourra que vous décevoir. Pour ceux qui l’avaient adoré, vous serez comblé comme je l’ai été.
Pour ne rien gâché Edu a trouvé sa platitude dans son chant et son récital est en tout point parfait. L’ombre pesante du bon André ne pèse plus sur les frêles épaules d’Edu. Plus grave, le chant se laisse révèle même être plutôt appuyé sur certains passages. Sa place (mais pour ma part j’en étais déjà conscient) est plus que mérité et le type de musique prodiguée sur cet album n’aurait en aucun cas pu convenir à l’ex frontman du groupe.
D’un point de vu musical, nous avons donc un disque varié qui peut se montrer aussi bien agressif que mélodieux. La véritable démonstration des deux guitaristes vaut à elle seule l’achat de ce disque. Rythmiques et solos s’enchaînent à vive allure et se dévore avec passion. Même si la touche Angra s’est un peu estompée, on retrouve quelques brimes du passé avec des titre comme « breaking Ties » ou encore « Passing by » mais rien de comparable à 100%. Angra affiche clairement son « nouveau » style et il est excellent.

Même si cet album n’est clairement pas taillé pour la scène, il n’en reste pas moins un album admirable qui mérite une attention toute particulière. Pour les fans du groupe et les amateurs qui n’ont pas peur de se laisser tenter par une expérience enrichissante musicalement.

L’un des gros albums de l’année 2006 !!!!!!!!!

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3 commentaires
Chronique
19 / 20
    Eternalis, le Dimanche 04 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Avec l’arrivé de "Aurora Consurgens" dans la discographie d’Angra se pose la sempiternel question : Comment un groupe peut-il espérer proposer un album tenant la route après le plus grand chef d’œuvre de son histoire ? De plus quand il ne date que de deux ans donc encore relativement frais dans les esprits.

En effet, "Temple of Shadows" restera sans doute parmi les références du speed mélodique (au sens très large du terme au vue de la complexité et des influences dépassant largement le cadre du métal) autant pour les brésiliens que pour le genre en général. Un album unique et inspiré, repoussant toutes les limites que le metal s’imposait lui-même.

Alors, comment voir l’arrivée d’un petit nouveau ?

Les compères à Kiko Loureiro (leader malgré lui aujourd’hui !) auront contourné le problème avec intelligence en sortant un disque résolument différent, et proprement déroutant de prime. Plus épuré, plus court, largement plus direct et brute et encore plus technique (et oui, c’est possible !). Sur ce point, la performance est absolument bluffante, autant du point de vue de ces formidables guitaristes que de Aquiles et Felipe, complètement intégré et se déchainant sur chaque morceau.
Ce ne sera également pas un concept cette fois, mais une nouvelle réflexion sur la folie et la démence dans laquelle l’humanité semble s’enfermer de plus en plus, d’après l’œuvre du philosophe St Thomas d’Aquin, ayant notamment déclaré et justifié la supériorité de l’homme sur sa capacité à posséder une raison et une pensée propre dénuée de tout instinct.

"The Course Of Nature" débute sur des percussions et des castagnettes et en cela, nous entraine en quelques secondes dans les profondeurs de l’Amérique latine comme ils savent si bien le faire. Mais moins d’une minute plus tard, arrive le riff et le choc avec. Un riff étrange, déstructuré puis des guitares sonnant en sirènes avant de poser un rythme lourd et étrange, loin de l’atmosphère grandiloquente de "Spread Your Fire" (premier titre de "Temple of Shadows").
Le chant d’Edu prend rapidement place et, seconde surprise, quelle agressivité ! Alors bien sur, il faut savoir être relatif mais le fait est que jamais un vocaliste n’avait été aussi direct sur un album d’Angra, se payant même le luxe de faire un « hu ! » (vous savez, cette légère éructation qu’avait en adoration Paul Di’anno aux débuts d’Iron Maiden !) avant le solo, conférant une couleur presque thrash à l’ambiance.
Et la partie solo, une page ne suffirait pas à en faire le tour ! Phénoménale de technique et d’inspiration, elle m’aura mise totalement sur le cul et m’impressionne toujours autant après plus de deux ans que je possède l’album. Un break où Kiko, Raphael et Aquiles sont absolument déchainés, enchainant des solos anti-mélodiques en polyrythmie pour un résultat unique, incroyable et inhumain à jouer (le second solo, celui de Kiko, il faut déjà le comprendre tant il est exceptionnel). A mon sens (ce n’est qu’un avis personnel, ne rentrons pas dans des débats stériles) un des meilleurs guitaristes actuels.

Une entrée en matière rude et abrupte, totalement inattendu. Que sera la suite ?
Le reste se verra toujours mélodique (elle revient, ne vous en faîtes pas !), plus technique, plus sombre et surtout…expérimental. Oui, cet album se veut le plus aventureux et le plus risqué sur le plan artistique, et d’autant plus après "Temple of Shadows", un suicide ? Non, la preuve d’un génie créatif.

A l’écoute de "Ego Painted Grey", que dire sinon que ce sont des maîtres ?
Une intro à la basse malsaine et planante, sur laquelle Edu chante de façon doucereuse, non sans y placer une pointe de tension, avant de gagner au moins deux octaves dans une montée en puissance incroyable, dévoilant un spectre sonore inimaginable, très moderne (de nombreux effets électroniques bizarroïdes jalonnent l’album de ci de là) et extrêmement dense, aux multiples pistes propulsées par la production énorme et parfaite d’un Denis Ward au sommet de son art, Angra n’ayant jamais profité d’un son aussi bon.
Sur ce titre, la batterie est également très tranchante, chaque coup de caisse claire claque comme un couperet, tandis que la basse (toute l’intro jouée au tapping je précise !) résonne de manière jouissive pour nos oreilles. Et puis le solo (encore et toujours…) voyant un Kiko expérimenté au maximum et sortir des sons ultra aigu que je n’avais jamais entendu autre part (et que je n’ai d’ailleurs jamais entendu autre part que sur ce disque !) avant de finir sur une descente énorme de toms et un "beat" de caisse claire laissant place à un hurlement humain !

Expérimental, oui c’est le mot, et du même coup difficile d'accès.
Si "The Voices Commanding You" nous laisse dans les terres plus ou moins connues du speed sympho (avec le magnifique pont voyant l’apparition d’une chorale gospel !) ou "Breaking Ties" dans les méandres de la power ballad (pas très réussie au passage), "Passing By" aura de quoi surprendre (premier titre composé par ce surdoué de Felipe Andreoli).
Un morceau relativement calme, très vocale et agréable avant de sombrer dans une démence d’expérimentations sensationnelles. Ecouter le début du solo de ce titre (3m50 !) et si quelqu’un arrive à m’expliquer ce que fais Kiko, je veux bien l’écouter. Des notes très aigues, extrêmement rapprochées dans le temps…unique.

Et comment passer sous silence le magnifique "So Near So Far" de sept minutes, aux saveurs orientales et enivrantes. Edu s’y montre très touchant dans sa voix et juste dans ses émotions, tandis que la partie solo vous fera planer de par sa beauté, arrivant presque à faire tirer une infime larme, même si la pression ne quittera jamais vraiment cet album.

Quelques boucles électro viendront s’incruster sur l’impitoyable "Sream Your Heart Out" avant de laisser place au délicat "Abandonned Fate", uniquement à la guitare acoustique et au chant pour une osmose émotionnelle de près de trois minutes pour vous faire définitivement quitter un monde que l’on sait réel.
"Aurora Consurgens" se voudra donc un rêve éveillé de cinquante minutes, destiné à quitter une société pervertie et corrompu afin d’attendre le monde du Chakra et de l’art dans toute sa plénitude où nous pourrons nous baisser bas, très bas devant Angra.


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