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Liste des groupes Power Symphonique Angra Aqua
CD, date de parution : 04 Octobre 2010 - Steamhammer / SPV
Style: Power Symphonique

NOTE SOM : 12/20
Toutes les notes : 15/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Viderunt Te Aquæ 01:00
2. Arising Thunder 04:52
3. Awake from Darkness 05:54
4. Lease of Life 04:34
5. The Rage of the Waters 05:34
6. Spirit of the Air 05:23
7. Hollow 05:30
8. A Monster in Her Eyes 05:15
9. Weakness of a Man 06:12
10. Ashes 05:05
Total playing time 49:13

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50 avis 2 15/20
Chronique
15 / 20
    Eternalis, Mercredi 15 Septembre 2010 parlez-en à vos amis  
C’est non sans une certaine déception que nous parlerons d’un opus que nous avons attendu quatre ans…l’évènement ne fut pas à la hauteur de l’évènement…

Rétrospective…

Voici six ans, un coup de maitre avait été réalisé. Une œuvre à part entière, un chef d’œuvre créatif, une boule d’inspiration, une merveille de créativité…répondant au doux nom de "Temple of Shadows". Ses créateurs, réunis sous le patronyme prémonitoire d’Angra, étaient parvenus à décrocher les cieux de la poésie musicale là où l’opinion publique les plaçait déjà injustement six pieds sous terre. A la sortie d’un split douloureux, où le formidable vocaliste Andre Matos avait quitté le navire en emportant deux compagnons d’armes, le noyau dur du groupe s’était alors reformé autour de jeunes musiciens et d’un chanteur expérimenté bien que méconnu du grand public. "Rebirth" marqua les premiers pas d’une formation redevenue aussi timide que volontaire… Enfin vint le fameux "Temple of Shadows" à même d’avaler le monde. S’il marque l’une des œuvres les plus abouties de la décennie passée en matière de power métal à tendance progressive, son successeur, "Aurora Consurgens", survolait allègrement la concurrence en plaçant le groupe dans des contrées célestes d’où nuls autres artistes ne semblaient pouvoir les déloger.

Enfin le silence, la confidentialité… Un quinzième anniversaire fêté sur la route mais sans sortie parallèle, des musiciens partant en projet solo (Almah avec Edu, Kiko avec Neural Code ou en solo, Bittencourt Project pour Rafael…), un batteur expulsé (Aquiles Priester étant remplacé, pour des raisons très obscures, par un Ricardo Confessori de retour à la maison) et surtout l’annonce d’un septième opus longue durée commençant à sérieusement se faire attendre. Après des mois de suivis en studio, "Aqua" est désormais dans nos mains, abreuvé d’une pochette aussi sublime que symbolique.

Un opus qui débute sur une intro solennelle, splendide, faite de chœurs et de cloches lointaines, l’orage grondant à l’horizon… Angra est de retour… "Arising Thunder" explose. Ce qui choque de prime abord, c’est une production à des années lumières de la grâce qu’avait réussi à canaliser le magicien Dennis Ward. Si le choix de tout enregistrer au Brésil fut un choix probablement personnel, le résultat s’en ressent avec un son certes très puissant et clair mais parfois poussif et étouffé, et manquant du formidable allant de ses deux prédécesseurs. Néanmoins, musicalement, le groupe rassure avec un speed endiablé comme seul lui à le secret, à la mélodie d’une beauté sublime (ce pré-refrain est vocalement merveilleux) et surtout à l’impact technique une nouvelle fois ahurissant, voir complètement blasant. Si les guitaristes sont une fois de plus insultant de technicité (mais jusqu’où iront-ils… ?), il faut écouter la partie de basse gigantesque de Felipe Andreoli, clairement l’un des meilleurs bassiste du monde aujourd’hui... Un premier morceau très direct, à l’impact évoquant énormément "Carry On" et plus particulièrement "Nova Era" (le riff d’intro notamment), aux claviers discrets mais apportant la touche épique nécessaire, aux mélodies vocales enchanteresses tout en confirmant la direction de plus en plus agressive d’Edu derrière le micro (le hurlement final suivit d’un « Push » quasi thrash).

Malheureusement, s’il y a une particularité dont a presque toujours jouit Angra, c’est bien d’une fluidité durant et entre les morceaux. C’est ce qui fait défaut à cet "Aqua" qui n’arrive presque pas à créer de liants entre ses compositions, de fil rouge, perdant ainsi la notion du concept textuel très ambitieux servant de toile de fond au disque. Semblant déchiré musicalement entre un passé historique et une nouvelle ère controversée mais emplie de splendeur, Angra se perd parfois dans sa propre créativité, ne faisant pas toujours les bons choix et perdant ainsi l’impact que possédaient ses chefs d’œuvres passés.
Cependant, il serait terriblement cruel de passer à côté de certaines perles musicales que nous livrent les brésiliens en cette nouvelle cuvée.

"Lease of Life", intermède onirique renvoi clairement à l’ère "Holy Land", le rôle de Ricardo Confessori en termes de percussions, redevenant crucial. Tout le long d’une mélodie de piano sensible et clairvoyante se dresse une ligne de chant belle à l’instar d’un appel au rêve. Les guitares s’effacent au profit de la chaleur des peaux, pour surgir uniquement sur un solo rappelant quand à lui la beauté de "Passing By", l’aspect expérimental en moins.
Expérimental… Si le terme s’accordait à merveille sur "Aurora Consurgens", terre sainte d’expérimentations sonores et modernes en tout genres, il ne semble pas s’accorder aujourd’hui à une vision semblant paradoxalement se chercher, hormis sur quelques compositions dressant ouvertement la suite directe du passé proche du groupe. Ainsi, l’énorme "Awake from Darkness", aux riffs des plus alambiqués, monstrueux de technique et d’arrangements tribaux (l’apport de Confessori est omniprésent, moins purement technique mais d’une richesse rare) ravi. Musicalement exceptionnel, il évoque la face la plus dure et carnassière du groupe. C’est alors que, d’un déferlement de riffs lourds, sombres et massifs (ce break est à pleurer de bonheur) émane un enchantement juxtaposant la pureté du piano à la tension dramatique du violon. Angra marche de nouveau sur l’eau… au dessus de tout… avant de livrer le meilleur solo de l’album, dans le pur style de Kiko et Rafa ; technique, très mélodique, gracieux, fluide, injouable…

Si l’on veut parler de génie, c’est avec "Spirit of the Air" que l’on retrouve avec passion le Angra divin. Une mélodie purement ethnique, une foule d’instrumentation, une richesse salutaire, un Edu à la sensibilité exacerbée. Se décantant rapidement autour d’un riff entre des arpèges mélancoliques et des arrangements modernes, le morceau se pose sur une rythmique de plomb, particulièrement de Felipe qui alourdit considérablement l’atmosphère avec sa six-cordes. Un refrain stratosphérique, simplement beau, partagé entre Edu et Rafael aux chœurs laisse la place à une chorale magnifique de pureté. Le dieu Angra nous parle… L’ange est ici, les tripes se tordent, nous écoutons la musique des cieux, celle si épique qu’une poignée d’élus savent la composer…
Mais dès lors, pourquoi après une telle merveille devons-nous plonger dans des "A Monster in her Eyes" et surtout "Weakness of a Man" plus fades, qui ne paraissent rien transmettre au précieux auditeur. Probablement marqué par l’accumulation de tempos lents, un certain ennui s’empare de lui sans qu’il ne puisse rien faire, abattu par tant de mollesse et un manque évident d’émotion, voir de créativité (c’est flagrant sur le second morceau cité). Si "The Rage of the Waters" retrouve une dimension bien plus heavy avec son riff ultra rapide, c’est surtout pour sa partie de basse époustouflante sur le break qu’il marque les esprits. Quand à "Hollow", si sa modernité apporte une fraicheur non négligeable, il souffre de son intro trop audacieuse pour une suite trop conservatrice et traditionnelle, notamment sur un refrain que l’on aurait aimé plus percutant.

"Ashes" termine le disque sur une note bien plus intimiste, Edu partageant le chant dans une ambiance grave, profonde, noire et surtout complètement réussie. Le piano, les arrangements orchestraux accompagnant une ligne vocale presque dépressive, créant une atmosphère poignante et à la force qui manque au reste de cette seconde partie d’album.
Que dire de plus ? Si ce n’est qu’Edu y apparait parfois décevant car poussif ? Qu’Angra, après deux disques purement géniaux semble marquer le pas et être rentré dans le rang ? Certes, il est encore au dessus du lot, et de très loin mais sa personnalité s’effrite avec cet album…à notre grand désarroi… L’évènement n’est clairement pas à la hauteur de l’attente…




14 Commentaires
Chronique
11 / 20
    dark_omens, Lundi 29 Juillet 2013 parlez-en à vos amis  
Une première partie relativement séduisante suivie d’une seconde nettement en deçà...

Angra aura jusqu’alors formidablement gérer la crise identitaire qui menaçait de le faire choir de son piédestal. De ce passage normal de l’évolution musical nécessaire, qu’il lui aura fallu vivre dans la précipitation d’une scission orageuse et complexe, il aura fait naitre, dans la douleur de quelques albums moyennement captivants, une nouvelle personnalité propre. Dés lors son Heavy/Ethnique aux relents Progressifs s’est, aidé par la maturité acquise par ses expériences et par la volonté de ses aspirations, mué en un Heavy/Prog épuré, quelques peu, de ses habitudes les plus tribales et de ses mœurs orchestraux au bénéfice de compositions à la grandiloquence moins ambitieuses mais aux constructions plus complexes. La décision semblait irrévocable et Aurora Consurgens en témoignait avec une conviction sans faille. Le chapitre était donc clôt et le groupe semblait décider à ne pas se laisser aller à la nostalgie d’un passé bien révolu.

Or dès l’entame de ce Aqua, Angra nous transporte dans les méandres de ces lieux à jamais enluminés par les stigmates les plus caractéristiques de ce qu’il fut autrefois et qu’il semblait ne plus vouloir être. Ainsi dès les prémisses d’un Arising Thunder aux propos vif et aux rythmes enlevés, dont la vigueur est souligné adroitement par des constructions joliment mélodique précédant les refrains, le ressentis qui transperce l’auditeur est celui d’un étonnement. D’une simplicité de composition peu habituelle, le morceau s’inscrit dans le digne héritage des premiers méfaits des brésiliens. Cette impression est d’autant plus prégnante que le préambule de Awake the Darkness laisse entrevoir subrepticement quelques notes de percussions et un magnifique interlude Piano, violon.

Ces deux titres, colorés et entrainants, simples et mélodiques mais aussi délicieux et efficaces laisse alors présager d’un album, certes, un peu confondant de par sa vision au regard tourné indiscutablement vers le passé mais assurément séduisant.

Le périple en ces lieux antiques se poursuit au creux d’un Lease of Life plus intimiste ou les lignes de piano ont, encore une fois, d’étranges familiarités avec celle composés autrefois et avec un The Rage of the Waters plutôt rapide et incisif à l’interlude aux syncopes légèrement ethniques dont Ricardo Confessori, de retour parmi les siens, a le secret. Au bout de cette dernière escale, le paysage qui nous fut offert n’est pas, à proprement parlé, inoubliable mais à le mérite d’être très attachants.

Malheureusement le reste du voyage est bien moins plaisant.

Si Spirit of The Air propose une perspective assez désolante, mû par ses atmosphères guillerettes ennuyeuses accentuées par un refrain consternant de niaiserie niaise, il n’est, malencontreusement, que le premier signe de cette décadence. Le premier, certes, mais pas nécessairement le pire. En effet, si Hollow aurait possédé, malgré un refrain un peu anémique, la tenue suffisante pour figurer dans la première, et attachante, moitié de cette œuvre, il n’est pas aisé d’en dire autant de A Monster in her Eyes. Ce dernier, d’une lourdeur maladroite, engourdis irrémédiablement l’esprit de l’auditeur. D’autant plus que ces suivantes, A Weakness of A Man et Ashes, sont incapables de redonner ce souffle salvateur à un album qui s’éteins sans éclat aucun. Moins énergique et âpre que la première partie de cette œuvre, la seconde sombre donc dans une certaine fadeur, selon moi, insipide entrainant le navire dans les eaux acerbes d’un ennui amer.

De manière plus générale, il faut encore parler du choix de ces musiciens de la terre de braise concernant certaines mélodies qui dénaturent de manière un peu atterrante les titres de cet album. Laissant dangereusement glisser l’ensemble parfois, vers une naïveté doucereuse propre à d’autre style bien moins intéressant et bien plus fédérateur, à l’instar de So Near So Far seul véritable faute de gout de l’album Aurora Consurgens, les brésiliens empruntent, en effet, parfois des chemins assez discutables.

Une première partie relativement séduisante suivie d’une seconde nettement en deçà. Certaines mélodies trahissant un positionnement artistique contestable. De nombreuses infimes références souvenirs d’un passé enterré. Voilà quels sont les traits de caractère principaux de ce terne Aqua.




1 Commentaire

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