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Liste des groupes Power Progressif Angra Angels Cry
1993 - Century Media / Limb Music Products / CNR Music
Angra : Angels Cry, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
Re-Issue in 1999 by Century Media with 3 Bonustracks.

1. Unfinished Allegro 1.14
2. Carry On 5.04
3. Time 5.56
4. Angels Cry 6.49
5. Stand Away 4.56
6. Never Understand 7.49
7. Wutherings Heights 4.41
8. Streets of Tomorrow 5.03
9. Evil Warning 6.42
10. Lasting Child 7.39

Bonustracks (Re-Issue 1999)
11. Evil Warming (Different Vocals) 6.40
12. Angels Cry (Remix) 6.48
13. Carry On (Remix) 5.09

Total playing time : 74.30

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Chronique
18 / 20
    Disarmonia, le Samedi 04 Septembre 2004 parlez-en à vos amis  

C’est jamais facile de faire une chronique sur des groupes cultes du genre Angra, groupe qui restera à jamais inscrit dans les tablettes en métal de l’Histoire du Heavy .
Bon qui ne connaît pas Angra ? A part ma grand mére je vois pas trop !
Angra est un groupe brésilien de heavy mélodique qui se plait à venir mélanger percussions sud-américaines, métal avec quelques clins d’œil à la musique classique. Le groupe se lance sur la scène metal avec ce premier véritable album qu’est « Angel cry ».
Tout au long de l’écoute de ce splendide Cd un seul mot vous vient à l’esprit : « CHEF D’ŒUVRE » ! ! ! Et en effet y a bien de quoi faire un chef d’œuvre dans cette galette ! Premièrement la voix d’André Matos ensorcelle et frise la perfection, ce gars est génial, il peut venir côtoyer les aigus tout en gardant une maîtrise exceptionnelle.
Ensuite aux niveau des rythmiques c’est speed, c’est entraînant et les guitaristes s’évertuent à nous donner le meilleur.
On retrouve des morceaux d’Angra aujourd’hui devenu culte comme « Carry on » ( réputation d’ailleurs loin d’être usurpée ! ) ou « Angels Cry ».
Mais loin d’être un simple album de qualité, ce « Angels Cry » fait en plus passer une émotion intense en particulier sur ses ballades dut en grande partie au magnifique chant d’André Matos.
A noter aussi la reprise Kate Bush « Wuthering Heights » plutôt sympathique.
Bon vous l’aurez compris si vous êtes un fan de Heavy et que vous ne possédez pas cet album d’Angra vous méritez presque le qualificatif d’HERETIQUES ! ( Attention le bûcher n’est pas loin ! )



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Chronique
19 / 20
    Eternalis, le Mercredi 07 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Il était une fois un jeune groupe d’adolescents brésiliens rêvant de vivre libre et de parcourir le monde grâce à leur musique. C’était de jeunes gens ambitieux, affublés d’une âme d’artiste et d’une volonté déterminante pour parvenir à leur fin. Cette joyeuse troupe avait pour patronyme Angra.

Dans la contrée reculée, mais néanmoins surpeuplée, de la ville de Sao Paulo, un beau jour fut où le ciel permis la rencontre de deux êtres complémentaires, deux êtres qui donnerait naissance à Angra : André Matos, alors en pleines études pour devenir chef d’orchestre et Raphaël Bittencourt, apprenti guitariste et accessoirement compositeur. Très vite, il devient évident que ces deux là pourront être grands tous les deux, ils deviennent amis.
Luis Mariutti (basse) et Kiko Loureiro rejoindra le line-up, suivit de Marco Antunes à la batterie.
S’ensuivra la démo "Reaching Horizons", puis la composition du premier véritable album : "Angels Cry".

Angra est à ce point de leur carrière encore parfaitement inconnu sur le vieux continent (bien qu’ils aient fait exploser le nombre d’entrée lors de leur premier concert à Sao Paulo !) mais il débarque en Allemagne dans le studio de Kai Hansen (ex-Helloween, Gamma Ray) pour être produit par Charlie Bauerfeind (Bling Guardian, Gamma Ray, Helloween…). Autant dire que le hasard est totalement hors de propos pour ce premier album.
La musique est composé au trois quart par Raphaël (et oui, André n’a pas tous fait sur ce disque, loin de là !) mais ce dernier avouera par la suite avoir très peu joué sur l’opus, en raison du niveau largement supérieur de Kiko, Raphaël travaillant son jeu pendant ce temps.
Mais un autre problème leur barrera la route, l’impossibilité de Marco a jouer ses parties (trop peu performant sur la double, et un jeu trop hard rock comme l’expliquera par la suite Matos) et l’arrivé en urgence de Alex Holzwarth (Rhapsody) avant de trouver un remplacent à long terme en la personne de Ricardo Confessori.

Venons-en au monde merveilleux d’"Angels Cry"! Une musique classieuse, magnifique, technique, orchestrale et incroyablement inspirée.
A cette époque, l’ajout de musique classique au métal était relativement rare, et Angra peut donc être considéré à juste titre comme un précurseur dans ce domaine.
"Unfinished Allegro", splendide pièce symphonique empruntée de Beethoven ouvre le bal avec grandeur, avant l’explosion des guitares d’ouverture du cultissime "Carry On". La magie opère en quelques secondes. Les riffs, très techniques mais si mélodiques, couplés à une rythmique de feu et au chant angélique d’André auront tôt fait de transformer cet album en chef d’œuvre intemporel.
Et puis, la production à très bien supportée le poids des années, la puissance est encore largement au rendez-vous (ce qui n’est pas le cas de "Holy Land"), le son de batterie est très chaud, et la basse parfaitement audible, ce qui reste trop rare dans le heavy. Ici, Luis se régale et rien que d’entendre sa formidable partie sur la conclusion du non moins superbe "Time" est un vrai régal pour les oreilles, ainsi que sur le plus dur "Streets of Tomorrow".

Le travail d’orchestrations est très soigné, comme le prouve le titre track, modèle du genre. Une intro avec chœurs à profusions, un riff direct et très heavy, un refrain que jamais personne n’oubliera, et un break unique, où la musique classique se marie à une atmosphère arabisante et planante. Et que dire du solo ? Magnifique et hors du temps, il est l’exemple typique du talent inestimable de Kiko (qui sera épaulé par Raphaël par la suite, ce dernier ayant beaucoup appris grâce à son comparse), ultra technique mais d’une fluidité impeccable, le genre néo classique à son apogée.
"Stand Away" est également l’incarnation de la beauté métallique, le chant aérien rehaussé par les arrangements classiques, tout comme le phénoménal "Evil Warning", peuplé de changements de rythmes, de chœurs, de riffs et de cette double pédale jouissive. Et une nouvelle fois un solo de basse / guitare qui deviendra la particularité du groupe ensuite, mariant la chaleur du leur pays à la précision stylistique d’un heavy metal de très haute volée.
La reprise de Kate Bush, "Wutherings Heights" fera exploser à la face du monde le talent inestimable d’André et sa voix si unique (qui peut se vanter de chanter aussi aigu sans user d’une technique d’une froideur chirurgicale ?) qui déclanchera des passions comme Mickaël Kiske quelques années auparavant (l’influence d’Helloween, même si elle n’est, d’après André, pas du tout volontaire, est néanmoins présente).

Un premier album en forme (déjà) de sacrement pour un Angra qui, pour beaucoup, produisait sa meilleure œuvre, tout au moins la plus grande sous la houlette d’André au chant. Un opus possédant le petit truc en plus faisant toute la différence, et étant également inexplicable. Il est de ces albums qui se vivent et s’écoutent plus qu’ils se racontent.
Il nous prouve également, que toutes les belles histoires commencent par « Il était une fois… »


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Chronique
15 / 20
    MyLordAngus, le Dimanche 13 Juillet 2008 parlez-en à vos amis  
Bon voilà, il suffit de chèques cadeau Virgin qu'on ne sait pas où trop dépenser... Naturellement, mon choix se porte rayon cd. La je trouve pour une dizaine d'euros ce "Angels Cry" couplé au "Holy Land". Ne connaissant rien à ces brésiliens, à part les éloges que j'ai entendu, je me décide, je l'achète.^^ Tout ça grâce à un chèque cadeau en trop...

Et ben je peux remercier Papa Noël d'avoir inventé ces chèques, car je viens de découvrir un très bon premier album. Angra invente, avec Rhapsody, le metal symphonique. Tout est question de subtil mélange. Une bonne touche de speed Helloween, des passages neo classiques, et l'ajout d'orchestrations. Ici, elles sonnent parfois un peu cheap, mais jamais trop kitsch. Loin d'un style pompeux rhapsodien, on a un metal sympho doux. Une intro qui annonce l'influence des brésiliens, et c'est parti pour "Carry On", un hymne du groupe. On est tout de suite accroché par le rythme intelligent des guitares et de la batterie. Le refrain, typique speed rentre tout de suite dans nos têtes.

Et tout de suite, un point fort, c'est l'impression soignée que donne ce disque. Les mélodies, le chant, les ambiances, tout est finement travaillé et réfléchi. Jusque dans les riffs les plus metal, on trouve une sophistication de la musique des brésiliens. Un speed mélodique de grand cru quoi, mais qui n'oublie pas ses tempos élevés et ses refrains accrocheurs.

Et puis l'autre gros avantage, c'est sûrement le chanteur. Andre Matos, à la capacité vocale impressionnante, pose sa voix avec brio, n'en faisant jamais, ou presque, trop. Il participe certainement à l'apparente classe du disque. Il gère à merveille les chœurs et chante, selon ses besoins, avec un timbre plutôt "normal", mais n'hésite pas à passer ensuite à des hauteurs bien plus étourdissantes. Sa voix est empreinte d'émotions, comme sur "Stand Away", mais est tout aussi adapté à des morceaux typiquement metal comme "Streets Of Tomorrow". Cependant, un bémol sur la reprise de Kate Bush, qui ne colle pas trop avec le reste à mon avis. Pour le coup, je trouve vraiment que Andre Matos en fait trop ici. De plus, les gratteux se contentent d'accords quelconques. Une chanson qui aurait été plus à sa place sur un album solo du chanteur.

Derrière le chant, les instruments peuvent quand même s'exprimer. Les guitaristes sont bien là, leur riffs travaillés font mouche et les soli sont pas mal. Certains marquent quand même plus que d'autres, comme celui par exemple sur le titre éponyme. La basse est très présente et se permet même quelques soli, initiative plutôt intéressante, comme ce passage magnifique sur "Evil Warning". La batterie adopte souvent (un peu trop à mon goût même) un rythme plutôt typée speed metal, double pédale à l'appui, mais elle sait se faire varier à d'autres moments. Les rythmes savent tout de même ralentir, ce qui permet de varier l'atmosphère général. Avec en prime, quelques touches brésiliennes-folklorique, mais plutôt rare. Malheureusement (mais normal pour un premier disque), on note aussi quelques moments un peu plus faibles dans ce disque qui dure tout de même une heure. Ainsi je retiens moins les 3 dernières compos, moins tubesques que les premières. On finit d'ailleurs par "Lasting Child", morceau plus difficile d'accès, une vraie pièce symphonique, tantôt calme, tantôt grandiloquente. Intéressant mais parfois un peu longuet...

"Angels Cry", c'est donc du speed avec touches de neo classiques. Avec en option le caractère "précurseur du symphonic metal". 15/20, un premier essai très bon, mais parfois un peu fatiguant sur la fin.

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